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Retour en images sur le Big jump à Corbeil

Parmi la centaine d’évènements organisés dans 8 pays d’Europe différents ces 9 et 10 juillet pour le Big Jump river, celui de Corbeil présentait l’originalité pour la France d’être une initiative citoyenne au milieu d’actions par ailleurs municipales.

Avec de ce fait , une double liberté, celle d’inviter à se baigner sur un site encore interdit à la baignade, et celle de lier cette action avec la dénonciation politique des pollutions et prédations financières qui asservissent aujourd’hui la Seine, dans le prolongement de notre action du 20 mars face à l’usine d’eau potable de Morsang sur Seine

Un big Jump pour libérer la Seine avec 4 objectifs
120 ans de pillage d’eau de Seine pour rançonner collectivités et usagers, ça suffit!
DanUne action dans la continuité de notre rassemblement le 2o mars au barrage du Coudray face à l’usine de Suez à Morsang sur Seine

Pourtant , que la rivière est belle, comment peut-on imaginer?

45 ans d’interdiction de la Baignade, du fait de la maltraitance infligée à la Seine, ça suffit

Une expo de la Maison de Banlieue et de l’Architecture d’Athis-Mons nous permet d’inscrire notre évènement dans la longue et riche histoire des relations entre les habitants des villes riveraines de la Seine et leur fleuve : https://www.maisondebanlieue.fr/…/02/Affiche-Seine-BD.pdf

histoire et devenir des usages et paysages du fleuvesequana, fille de Bacchus, prit la forme d’une rivière dont l’eau se teinta de vert, la couleur de ses yeux.

Cette expo peut-être visionnée en ligne ici

Autre Exposition présentée, celle du Département de l’Essonne, commentée par Yann Bardet, son responsable du Service de l’eau, La Seine de nouveau baignable? Une expo qui fait le bien sur le projet de rendre la Seine propice à la baignade, sur 5 sites en Essonne, pour se reconnecter à notre fleuve . Une expo qui explique comment sa présence est une chance pour atténuer les effets du réchauffement cli-
matique, et protéger la biodiversité.

Une expo visionnable en ligne ici

Mais d’où sortent ces entérocoques?!?

Mesurée régulièrement depuis 3 ans, sur le site de Corbeil, la qualité répond aux normes sanitaires d’autorisation de la baignade, au vu de la grande majorité des prélèvements depuis un an. Restent cependant des épisodes de dégradation de l’eau à un niveau en deçà du seuil requis pour la baignade. Des épisodes dont il reste à analyser la cause pour la bannir définitivement .C’est le cas pour le dernier test, le 6 juillet, non conforme après plusieurs résultats corrects, qui n’a pas découragé pour autant les participants.

Pour rappeler et partager le sens de notre action contre la marchandisation de l’eau, rien de tel qu’une reprise en chœur de notre hymne « Rien que pour l’eau » rédigé grâce à la précieuse contribution de Véronique Sanson . (paroles et choré ici Extraits :

…..Elle, Elle n’en peut plus d’être souillée, Gaspillée ou traficotée, Et toujours plus cher facturée ……Rien pour l’eau pour l’eau de pluie, Pour l’eau des cours d’eau Pour l’eau des nappes souterraines, Pour l’eau de l’Essonne ou la Seine, Se lève la vague citoyenne, si haut!

Les sirènes de la Seine nous attirent vers l’onde
Débats entre participants et passants attirés par cette effervescence inédite un dimanche après-midi
Les enfants n’ont pas attendu le signal du big jump pour tester le fleuve

Pas question de se contenter d’un petit plouf et puis s’en va

Se mobiliser pour libérer et protéger la Seine de ses prédateurs, c’est une action de longue haleine! Un petit plouf et quelques photos souvenirs ne seront pas suffisants pour bouter hors de Seine ceux qui l’utilise depuis des décennies comme dépotoir ou comme une occasion de profits sur notre dos. il est proposé à tous les nageurs le serment de rester en contact après la baignade pour d’autres actions collectives jusqu’au succès. Pour les motifs de ce serment, cliquer ici

Serment fondateur du collectif des nageurs du NAJES, Nous n’Abandonnerons Jamais l’Emancipation de la Seine

Assez parlé, l’heure du passage en Seine a sonné

jusqu’à la victoire pour la libération de la Seine
le plus dur, c’est d’en sortir
Sébastien Morelli, journaliste du Parisien couvre l’évènement pour un article le lendemain

Les élus de Corbeil-Essonnes se joignent à nous!

Retenus par le barbecue citoyen du Printemps de corbeil, organisé le même jour, Bruno Piriou, Maire de Corbeil-Essonnes et Vice-Président de l’Agglomération Grand Paris-Sud, et Alexandre Maquestiau, Conseiller Départemental du canton, nous font la surprise et l »honneur de se joindre à notre big jump,

Des élus qui se mouillent sans hésiter (à gauche A. Maquestiau, à droite B. Piriou)
La baignade en Seine au plus vite confirmée comme objectif municipal
Promis, la prochaine fois, on vous rejoint

Merci à Jean-Pascal Bonsignore, Rodolfo Yepez-Lacouture et à Nathalie Gouëffon pour leurs photos permettant d’immortaliser ce big jump

Big jump à Corbeil le 10 juillet 2022 pour libérer la Seine!

Invitation à une baignade collective en Seine adressée à tous les citoyens des bassins versants des rivières Orge-Yvette, Yerres, Essonne et Bièvre

En connexion avec tous les participants au Big Jump en Europe ce jour-là,

Dans le prolongement de la première vague citoyenne lâchée le 20 mars 2022 dernier au barrage du Coudray-Montceaux pour exiger de SUEZ la restitution des usines d’eau de la Seine qui nous approvisionnent en eau potable,

DIMANCHE 10 JUILLET 2022 A 15 HEURES

à Corbeil-Essonnes,

sur le quai Bourgoin (à l’angle de la rue Botha, face au ponton du bateau-école)

Mouillons-nous tous POUR EXPRIMER:

-notre détermination à obtenir la réouverture ou création des 5 sites de baignade en Seine annoncés dans le département de l’Essonne pour 2024,

– la reconnaissance de la personnalité juridique du fleuve Seine : la Seine est potentiellement une de nos principales alliées pour lutter contre le réchauffement climatique, à condition de voir ses droits reconnus et son intégrité protégée

– la restitution sans contrepartie, aux habitants et aux intercommunalités du sud francilien, des 3 usines de captage séquestrées par la multinationale SUEZ, qui revend à un prix exorbitant l’eau de la Seine aux services d’eau potable des 1 500 000 habitants du sud Francilien ,

– et pour fêter labandon du site pilote d’Arvigny pour l’ OIBP (osmose inverse basse pression). Un procédé polluant, coûteux socialement et écologiquement de traitement de l’eau programmé à Savigny-le-Temple par le SEDIF , avec rejet dans la Seine à 7 km en amont de Corbeil de centaines de mètres cubes de concentrats polluants. Et pour exiger l’abandon définitif de ce projet en Ile de France.

Au programme:

  • Avant le big jump, Création et prestation de serment collective des Nageurs du Sud Francilien, membres fondateurs associés du NAGES (Nous Allons Gagner l’Emancipation de la Seine): le serment de construire ensemble et faire vivre un réseau d’action jusqu’à obtenir l’émancipation définitive de notre fleuve des pollutions chimiques et des prélèvements mercantiles qui l’étouffent.
  • Concours du meilleur slogan tagué sur les peaux blanches ou les pancartes de ceux qui vont s’élancer dans l’eau ou de leurs soutiens,
  • Remise à tous les participants d’un « kit de survie de la Seine » , sacoche comprenant différents documents et accessoires pour élargir la popularisation de notre combat.
  • Exposition du Département de l’Essonne sur le projet de recréation de 5 sites de baignades en Seine entre le Coudray-Montceaux et Ris-Orangis

Vague citoyenne pour la réappropriation publique de la production d’eau potable dans le sud francilien – saison 2

Lancement mercredi 15 juin à Grigny

Bonjour,

Tous les acteurs , habitants, élus, salariés de la bataille pour la maitrise publique de la production d’eau potable sont conviés à se retrouver:

le mercredi 15 juin de 19h à 21h30 à Grigny,

Salle Sidney Bechet, place Henri Barbusse (à 200m de la gare de Grigny-Centre, RER D)

Ces retrouvailles, 3 mois après le rassemblement au barrage du Coudray Montceaux seront l’occasion de partager entre nous les informations sur la situation au sujet des 3 usines et canalisations du RISF ,dont Suez refuse toujours la restitution sans contrepartie aux usagers à à leurs élus.

Nous bénéficierons d’un éclairage d’ensemble de l’historique, des enjeux, du contexte, du rapport de force dans le sud francilien grâce à la restitution par RODOLFO PEREZ-LACOUTURE de son mémoire universitaire sur « les enjeux de la réappropriation publique de l’eau dans le Sud Francilien »

Notre programme des 6 prochains mois

Nous aurons ensuite à échanger et à nous accorder sur nos prochaines initiatives pour renforcer et élargir les actions en cours, de façon coordonnée entre collectivités et associations. Quelques suggestions (liste ouverte à toute proposition complémentaire):

* initiative publique en Seine à l’occasion du « Big jump river » européen le 10 juillet prochain,

* confirmation et engagement de la préparation des 2èmes rencontres départementales pour l’eau publique en Essonne (élargies au sud Francilien et aux acteurs universitaires ?) pour leur réalisation avant la fin de l’année 2022

* initiative d’interpellation des dirigeants et de solidarités avec les salariés de Suez, soit au siège de Suez, soit sur les différentes usines

* engagement des discussions entre fondateurs du nouveau syndicat mixte et associations pour permettre l’implication des usagers dans ses projets et ses choix (voir l’article publié sur notre blog pour engager un travail collaboratif sur cette question)

etc…

Dans l’attente de vous y retrouver

A bientôt

Pour un syndicat mixte de production d’eau potable résolument ouvert à la co-construction avec les citoyens dans le sud francilien

Rompre avec un lourd passé d’abus de pouvoir

Cette année 2022 a vu la création du Syndicat mixte de production et transport d’eau potable du sud francilien , dénommé « Eau du sud francilien ».

Les membres fondateurs en sont les EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) qui sont totalement ou partiellement alimentés en eau potable par les usines de production et les canalisations du réseau interconnecté Sud Francilien (RISF): Coeur d’Essonne agglomération, Grand Paris Sud, Val d’Yerres-Val de Seine, Grand Orly Seine Bièvre. 2 autres sont susceptibles de les rejoindre: Paris-Saclay, et Grand Paris Sud Est Avenir.

Cette création offre aux habitants et à leurs collectivités locales , l’outil juridique requis pour reprendre la maîtrise complète du service d’eau potable dans la plus grande part du sud de l’Ile de France.

Ce syndicat voit le jour alors même que l’entreprise Suez, qui a imposé son emprise sur ce RISF depuis plus d’un siècle, refuse de céder la place; ou bien, à défaut prétend le faire en exigeant des contreparties financières exorbitantes, alors même que ses usines et réseau de production d’eau potable ont déjà été largement payé par les usagers à travers leurs facture.

La gestion publique démocratique, c’est pas automatique

Dans ce contexte, la finalité immédiate d’Eau du sud francilien est de gérer un service le plus efficacement possible au bénéfice des usagers et dans le respect de la ressource en eau; Mais elle est aussi de faciliter et de consolider l’implication citoyenne dans la bataille en cours pour une réappropriation collective du service d’eau potable, totalement affranchie des visées lucratives des actionnaires des multinationales.

Et cette implication citoyenne ne pourra s’opérer que si, d’emblée, le syndicat Eau du sud francilien adopte des modalités démocratiques de fonctionnement en rupture complète avec l’opacité, les décisions imposées d’en haut, le mépris ou la manipulation des usagers qui ont caractérisé la gestion Suez depuis des décennies.

Cadre juridique & volonté politique

Le cadre juridique du syndicat est une condition nécessaire pour y parvenir, mais il ne sera pas suffisant s’il ne s’accompagne pas d’outils encourageant la participation régulière des usagers aux projets et aux choix d’Eau du sud francilien.

C’est l’objet de l’instance collaborative dont nous souhaitons la mise en place dans les meilleurs délais. En pleine conscience de l’ambition de cette mise en place, dans le contexte réglementaire du code général des collectivités territoriales (CGCT), qui ne concède aujourd’hui aux usagers qu’un rôle consultatif réduit, dissuasif et décourageant pour ceux qui tentent de l’exercer au mieux.

En effet, il faut avoir à l’esprit que seules les régies publiques d’eau potable et d’assainissement ayant la personnalité morale offrent une possibilité aux usagers de participer aux décisions, en siégeant et délibérant au sein du conseil d’administration de ces régies. Cette option n’existe pas aujourd’hui pour les établissements publics de coopération intercommunal (EPCI) ou les syndicats auxquels ils adhérent.

Un projet à améliorer

Le projet de règlement que nous proposons pour le syndicat tente de dépasser ces contraintes, sous la forme d’une « ICSPL »; à savoir, une instance collaborative des services publics locaux, qui puisse remplir le rôle réglementaire concédé très occasionnellement, dans les communes et intercommunalités, aux CCSPL (commissions consultative des services publics locaux), mais qui puisse avoir une finalité d’association permanente des usagers aux orientations et initiatives du Syndicat.

A ce stade, le document présenté est un document de travail ouvert aux corrections, précisions , clarifications nécessaires pour répondre à cette forte ambition démocratique. Même le nom de cette instance est sujet à discussion. Nous espérons que tous ceux qui ont l’ambition

En attendant, transparence à toutes les étapes

En attendant la création de cette instance, nous demandons que:

* les conseils d’administration des régies à personnalité morale qui existent déjà pour la distribution de l’eau potable,

* les CCSPL des établissements fondateurs du syndicat (GPS, CDEA, GOSB, CAVYVS) et celles des EPCI ayant vocation à le rejoindre (CPS, EPT11) ,

soient régulièrement informées et associées à la mise en place du syndicat et aux négociations avec Suez.

pour accèder à la version de travail en commun du projet de règlement de l’ICSPL du syndicat Eau du sud francilien cliquez sur le lien ci-dessous:

lien d’accès à la version de travail du projet de règlement

pour accèder à la version pdf de la mouture initiale du projet de règlement de cet ICSPL:

https://webcloud.zaclys.com/index.php/s/I29l440SbZcIoWo

N’hésitez surtout pas à ce stade à faire part de vos questions et réactions à ce sujet. Etant entendu qu’une fois retravaillé, il aura vocation à être proposé à l’instance collaborative du nouveau syndicat qui sera souveraine pour l’adapter puis l’adopter définitivement.

Petite avancée en vue dans la maîtrise publique de l’assainissement pour les communes de la vallée de l’orge amont

La commission consultative des services publics locaux (CCSPL) devait donner ce mardi 10 mai un avis sur le projet du Syndicat de l’Orge d’avenant à la DSP actuelle avec Suez, pour reprendre en régie l’exploitation des réseaux et de quelques stations d’épuration à compter de ce 1er juin 2022.
Cette consultation a donc eu lieu en dernière minute, sans document préparatoire nous ayant permis d’étudier la question.
Compte tenu des indications fournies sur le coût élevé qu’induirait une dénonciation complète de la DSP, nous avons donné un avis favorable à la réduction modeste de son périmètre qui est prévue (portant sur environ 12 % seulement du montant de la DSP).
A la lecture plus attentive à l’issue de la CCSPL des documents présentés en séance, on peut s’interroger sur le choix de ne pas toucher au montant de la redevance demandée aux usagers, et d’ utiliser intégralement l’économie réalisée pour des travaux de maintenance renforcés.

En effet, la redevance d’épuration payée par les usagers tributaires de cette DSP, soit 1.042€ au mètre cube, est 43% plus élevée que celle des usagers des autres secteurs, notamment ceux dont les eaux usés sont acheminées vers la station du SIAAP à Valenton. (0.725€ en 2022)

La reprise en régie concernerait les 5 plus petites stations d’épuration STEP, gérées par Suez (en orange) sur la carte, la grosse station d’Ollainville restant en DSP jusqu’à fin 2025)

pour la présentation de ce projet , accompagné de quelques commentaires et précisions de notre part (en italique), cliquez ici:

https://webcloud.zaclys.com/index.php/f/46320144

Les usines de production d’eau potable qui doivent être restituées aux Essonniens

140 ans de privatisation et de spoliation.
Les réseaux d’eau potable des villes, fondés sur les fontaines, alimentés par des aqueducs, se sont construits à partir du Moyen-âge sous l’égide des municipalités; ce n’est en général qu’à partir du 19ème siècle que les grandes entreprises privées se les sont accaparés.

C’est le cas à Paris, suite à l’élection de Jacques Chirac, qui délègue à compter de 1984 la gestion de l’eau potable en partage à Suez (rive Gauche) et Veolia (rive droite).

En banlieue parisienne, par contre, les communes se sont trouvées placées sous l’emprise des entreprises privées dès la création de leurs réseaux d’approvisionnement en eau potable, avec une intervention déterminante des préfets pour privilégier ce mode de gestion.
C’est ce qui a conduit au partage séculaire de l’Ile de france, permettant : – à Veolia de faire main basse sur l’essentiel de la « petite couronne », par l’entremise du SEDIF (Syndicat des eaux d’Ile de France), sous la forme 100 ans de délégation renouvelée systématiquement,

  • et à Suez de s’enrichir aux dépends de la majeure partie urbanisée de la Grande Couronne (ancienne Seine et Oise, dont l’Essonne).

Avec, dans ce dernier cas également, une reconduction systématique des délégations des services publics d’eau potable, dépossédant les communes de toute maîtrise et même de toute connaissance sérieuse des infrastructures support de la production et la distribution de l’eau.

C’est dans ce contexte que le Réseau interconnecté Sud Francilien, (RISF) a été organisé par étapes, d’abord sous l’égide de la Société lyonnaise des eaux et de l’éclairage (SLEE), créée en 1880, devenue Lyonnaise des Eaux en 1931, puis Suez, sous-couvert de filiales à 100 % parmi lesquelles Eau du Sud Parisien (ESP), la société des eaux de l’Essonne

Ce réseau s’est consolidé lors de la création des villes nouvelles, avec un fort développement dans les années 1970,marqué par la réalisation de l’usine de Morsang et des principales canalisations de transport d’est en ouest de gros diamètre 1200 et 1000 mm
Certaines parties de ces réseaux dits de transports sont publiques.

Ils sont desservis par 4 usines: 3 dont Suez revendique la propriété, et la 4ème (propriété de la Ville de Corbeil-Essonnes et désormais de Grand Paris Sud)
L’ensemble de ces sites peut produire et distribuer jusqu’à 440.000 m 3 d’eau potable par jour grâce à un réseau interconnecté long de 4.500 km

Un réseau qui alimente plus d’un
million d’habitants répartis sur quatre départements

Depuis 40 ans, le RISF perdure sous la forme d’un réseau d’une longueur totale de 4500 km, pouvant distribuer jusqu’à 440 000 m3 d’eau potable par jour produite dans 4 usines, dont l’eau potable est très majoritairement issue de procédés très lourds de repotabilisation d’eau de la Seine.

C’est ces 4 usines de bord de Seine, toutes situées en Essonne, qui doivent être restituées aujourd’hui aux essonniens et à leurs élus.

Leur présentation du Nord au Sud respecte la chronologie de leur création:

1° L’usine de Vigneux sur Seine,

9 chemin de port Brun, dont la construction initiale remonte à 1890.

Témoignent de cette époque des bâtiments et une conception assez rustique de la protection du site.

nos amis les bêtes sont en charge du plan vigi-pirate à Vigneux


S’étendant sur 3,6 hectares, dont 1/3 d’installations de traitements, elle fait tout pour échapper aux regards et tourne le dos à sa commune d’accueil. Implantée à la limite nord du Département entre les voies ferrées du RER D reliant Villeneuve Saint-Georges à Juvisy, la confluence de l’Yerres avec la Seine, et divers activités de BTP ou de logistique, les déchets qui jonchent ses abords augurent mal de l’hygiène absolue qui doit caractériser son activité :

…..ou côté Seine

Cette usine a été très largement rénovée il y 25 ans, avec l’installation d’un procédé dit « d’ultrafiltration » .
Des travaux financés à l’époque par d’importantes subventions publiques (30% du coût , principalement de la part de l’Agence de l’eau) et par les usagers, avec un surcoût évalué entre « 20 à 40 centimes de plus » au mètre cube, répercuté sur les factures (bonjour la précision….). Les dirigeants de Suez vantaient alors une eau désormais « d’une pureté comparable à celle de l’eau de source », et « d’une qualité bien supérieure à celle exigée par les normes en vigueur ».
l’eau de cette issue est issue à 100% de la Seine, avec des prélèvements en 2019 inférieurs de 25% à ceux de 2012: ce qui signifie que, désormais l’usine fournit un volume d’eau représentant seulement 38% de ses capacités potentielles.

2°) l’usine de Viry-Châtillon

Construite en 1931 , soit il y a 91ans, l’eau qu’elle produit est issue à 87% d’un captage en Seine et 13% de forages aux abords de l’usine, puisant dans les nappes souterraines profondes de l’albien et du sparnacien.
Sa production effective est aujourd’hui de l’ordre de 44% de ses capacités (120 000 m3 par jour , soit 44 millions de m3 environ par an)
Elle a enregistré également une baisse de production d’environ 25% de 2012 à 2019 (dernière année connue),

3°) L’usine de Corbeil-Essonnes

dite « Usine Philippe de la Clergerie », Rue Louis Beaudoin. Elle désormais approvisionnée uniquement par un captage en Seine, Chemin des bas vignons . Au départ construite par la Ville d’Essonnes après la seconde guerre mondiale, elle a été largement agrandie et modernisée en 1974 et a adopté en 2010 le même procédé d’ultrafiltration , « Cristal », que celui installé à Vigneux en 1997.

Cette usine est donc la seule des 4 a être propriété publique. Elle a été transférée de la Ville de Corbeil-Essonnes à la communauté d’agglomération GPS, quand cette dernière a repris la compétence Eau potable pour le compte de ses communes. Ce qui n’empêche pas Suez de la considérer comme partie intégrante de son patrimoine, et comme éléments à part entière du RISF, dans tous ses documents.
Sa production actuelle représente à peine 40% de ses capacités potentielles, et, plus encore que les autres usines, a fortement baissé, de 50%, entre 2012 et 2019.

4°) l’usine de Morsang sur Seine

vue aérienne de l’usine de Morsang sur Seine


C’est à la fois la plus importante et la plus récente du RISF. Elle a été réalisée et inaugurée en 1970 pour faire face à la construction des Villes nouvelles d’Evry et de Melun-Sénart, dont les objectifs initiaux de population étaient largement supérieurs à ce qu’ils sont advenus.
L’usine représente à elle seule la moitié des capacités de celles qui alimentent le réseau interconnecté du sud francilien. Elle aussi à une production largement inférieure à ses capacités : 57%, et en baisse au cours de la dernière décennie, d’environ 20%.

Tableau de synthèse des capacités de production des 4 usines du RISF en Essonne

Au total, on voit qu’à peine la moitié de la capacité des usines est aujourd’hui utilisée.
D’autre part, on relève que la capacité maximale de Morsang sur Seine serait aujourd’hui suffisante pour répondre aux besoins d’alimentation de tout le réseau.

L’alimentation des intercommunalités sud-franciliennes est très en deça des capacités de production du RISF

Eau potable : Suez doit cesser de rançonner les usagers du Sud Francilien

Rassemblement le 20 mars 2022 au barrage du Coudray Montceaux face à l’usine d’eau potable de Suez

Déclaration commune du 15 avril 2022 de la Coordination Eau Île de France et des associations Aggl’eau CPS et Eau Publique Orge-Essonne

Rappel des épisodes précédents

Il y a 13 mois (mars 2021), les communautés d’agglomération essonniennes1, appuyées par le Conseil Départemental, exprimaient leur volonté de recouvrer la maîtrise publique de la production d’eau potable. Une production sous l’emprise de Suez (ex-Lyonnaise des Eaux) depuis plus d’un siècle sous la forme du RISF (Réseau interconnecté du sud francilien).

Avec, pour première étape, la création en 2022 d’un Syndicat mixte pour récupérer la propriété de de ce réseau, dont le coût a déjà été très largement payé à travers nos factures d’eau.

Ouvertes en juillet 2021, les négociations avec Suez pour y parvenir ont d’emblée achoppé sur la volonté de ses dirigeants de nous faire payer au prix fort la restitution de ce RISF. Sans aucun élément à l’appui de cette exigence, ils ont fini par promettre de fournir « prochainement » des chiffres prouvant que ce patrimoine restait pour partie à rembourser : il s’agit de sa VNC, sa valeur nette comptable , soit coût d’acquisition moins amortissements. Ces derniers devraient, en toute logique et compte-tenu de l’ancienneté des travaux de construction ou modernisation de ces usines être terminés depuis longtemps, ce qui fixerait cette VNC à zéro euro.

8 mois plus tard, une promesse toujours non tenue

Pour commencer, les dirigeants de Suez ont exigé, au prétexte du secret des affaires, que les élus du Sud Francilien acceptent au préalable des négociations à huis-clos, excluant les habitants de toute information sur cet enjeu politique majeur. Les mêmes nous ont ensuite raconté qu’il fallait attendre la fin de l’OPA de Suez par Veolia pour pouvoir reprendre la discussion.

4 avril 2022 : les dirigeants de Suez déclarent la guerre aux Franciliens

Il a donc fallu attendre plus de 8 mois, ce 4 avril 2022, une rencontre avec la nouvelle Directrice générale du Suez résultant de l’offensive hostile de Veolia.

Une réunion qui a rapidement donné lieu à une fin de non recevoir, …Suez refusant finalement de fournir la VNC promise ! VNC seule à-même de justifier ses exigences exorbitantes en contrepartie de la cession des usines et réseaux d’eau potable du Sud Francilien.

la restitution de ce rendez-vous par les collectivités s’est faite 3 jours plus tard : lors du dernier conseil communautaire de Grand Paris sud : https://www.youtube.com/watch?v=fWo_5WuxDXA

(à visionner en toute fin de la retransmission de la séance, à partir de 4h23mn et 40sec)

Des rançonneurs qui ne connaissent que les rapports de force

Face à des habitants-citoyens désormais convaincus que l’eau est un commun à préserver de la marchandisation, les dirigeants de Suez montrent leur incapacité à comprendre par eux-mêmes que la situation a changé ; leur incapacité à renoncer aux abus de position dominante ; leur incapacité à concevoir une réponse aux besoins des habitants affranchie de la voracité des actionnaires.

Ceux qui tablaient sur un comportement républicain de ces dirigeants, respectueux de la démocratie locale et des attentes des populations doivent se rendre à l’évidence : nous avons affaire à des rançonneurs sans scrupule ni remord, qui ne connaissent qu’une règle, celle du rapport de force.

Vague citoyenne, la suite

Le 20 mars dernier, notre rassemblement inédit face à l’usine d’eau potable de Morsang sur Seine, s’est interrogé sur les suites à donner à la vague citoyenne qui s’y est levée pour la maîtrise publique de la production d’eau potable.

L’attitude de Suez montre qu’il n’y a pas de temps à perdre !

1- En refusant définitivement de rendre des comptes sur la gestion et la valeur du RISF, Suez prouve définitivement qu’il n’a aucun argument pour nous le faire payer encore une fois à travers nos factures d’eau. Sa restitution sans contrepartie au syndicat des intercommunalités qu’il dessert s’impose dès lors.

2- Il faut en finir d’urgence avec la surfacturation de l’eau en gros achetée à Suez pour alimenter nos robinets. Cette surfacturation est estimée, sur la base d’autres réseaux comparables, à 0,25 €, sur le total moyen de 0,70 € au mètre cube facturé aux services locaux de distribution, soit une marge indue de 30 % ! )

Le 20 mars, nous lancions un préavis de grève du paiement de cette rançon, dans l’attente des négociations requises pour faire enfin la lumière sur le prix de notre eau potable  . La position de Suez exige de passer à l’action :

Nous demandons que toutes les intercommunalités concernées ne payent désormais l’eau fournie par Suez qu’à son prix réel de 0,45 € le mètre cube et que cette économie revienne directement aux usagers

Nous nous félicitons que les élus de « Grand Paris Sud » se soient dès le 7 avril engagés à l’unanimité, et appelons nos élus de Cœur d’Essonne Agglomération, Val d’Yerres-Val de Seine, Grand Orly Seine-Bièvre à se joindre à cette action.

3- Nous protestons solennellement contre les tergiversations et combines en coulisse des dirigeants de la Communauté Paris-Saclay, accrochés à des pratiques de marchandage d’un autre temps. Nous leur demandons de se joindre enfin à la démarche constructive solidaire des collectivités du Sud Francilien, face aux multinationales de l’eau.

4- Nous demandons aux collectivités fondatrices du nouveau syndicat de production et transport d’eau de le doter d’emblée d’une Commission consultative paritaire, donnant aux usagers un droit de regard et de proposition sur les choix de production et de tarifs de la nouvelle structure, selon les principes de justice sociale et climatique impératifs pour répondre aux enjeux de l’eau dans notre région. Une manière de garantir dans la durée, la co-construction entre collectivités et habitants des politiques publiques à la hauteur de cet enjeu.

SUEZ ÇA SUFFIT, RENDEZ-NOUS NOS USINES !

Nous avons été assez rançonnés !

La légitimité est du côté des usagers et de leurs élus, pas de celui des actionnaires !

VERSION COMMUNIQUE DE PRESSE (2 PAGES)

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Retour en images sur la journée du 20 mars au barrage du Coudray-Montceaux pour la maitrise publique de la production de l’eau potable dans le sud francilien

(photos de Christine Maupas d’Aggl’eau CPS)

L’enjeu de ce rassemblement inédit à l’occasion de la journée mondiale de l’eau 2022
Des banderoles qui ont tenu jusqu’au 23 mars, un signe qu’elles avaient le soutien de tous les passants
quelques calicots des organisateurs
concours d’affiches faites maison
vue du barrage côté est (Morsang sur seine)
l’arrivée des premiers manifestants , les gendarmes déjà là pour surveiller
intervention de Michel Bisson Président de Grand Paris Sud
Intervention de Bruno Piriou Maire de Corbeil-Essonnes
Pascal Grandjeat pour l’association Eau publique Orge Essonne, présentant l’usine d’eau potable de Morsang sur Seine, face au barrage, une usine que Suez refuse de restituer lors que nous l’avons largement payé avec nos factures d’eau
Thierry Doulaud pour l’association Aggl’eau Communauté Paris-Saclay
Philippe Rio, Maire de Grgny, Vice-président en charge du développement durable, du cycle de l’eau, de la biodiversité
et de la production d’énergie de Grand Paris Sud
Rodolfo Yepez-Lacouture Etudiant Franco-Colombien qui a souligné les convergences des luttes pour l’eau bien commun
en Europe et en Amérique Latine
Joël Josso pour la Coordination Eau Ile de France
Alban Mosnier pour le collectif intersyndical et associatif plus jamais ça 91 (PJC91)
Souvenir de la crue de la Seine de 2024
Jacky Bortoli conseiller communautaire à Grand paris sud, conduisant les négociations entre les collectivités essonniennes et, Suez pour la restitution des usines de production d’eau potable sur la Seine

Le 20 mars, rien que pour l’eau, au Coudray-Montceaux, on y go!

A J-2 de notre rassemblement citoyen pour la réappropriation publique de la production d’eau dans le sud francilien

En ce printemps propice à de neuves ardeurs
nous vous rappelons, que vous sachiez ou non nager en eau trouble,

que vous êtes les bienvenu.e.s,
pour surfer sur la vague citoyenne
que le barrage du Coudray-Montceaux lâchera Dimanche 2‌0 mars à 16h30 pour la maîtrise publique de la production d’eau potable en Essonne

Et pour les plus enclin.e.s à donner de la voix et à se dés-ankyloser,

Sachez que cette manifestation marquera également le déconfinement des Rosies qui vous proposent de vous joindre à elle pour une nouvelle Choré-Chanson « Rien que pour l’eau » avec l’aimable contribution de Véronique Sanson.

lien vers le clip de la version chantée chorégraphiée
https://www.youtube.com/watch?v=pOSJIPdZxF8

Maîtrise publique de l’eau potable: l’heure est venue en Essonne en 2022

Un mouvement encourageant d’émancipation vis-à-vis de multinationales…..

Pendant 120 ans, les Essonniens et leurs élus sont restés sous l’emprise de deux multinationales, Suez et Veolia, pour leur desserte en eau potable. Une dépendance payée très cher: surfacturation de l’eau, dégradation des réseaux, gaspillage de la ressource et démocratie locale bafouée.

Depuis 10 ans, la vague citoyenne mondiale refusant la marchandisation de l’eau potable, a obtenu de premiers résultats en Essonne, à travers la création de 6 régies publiques pour la distribution1.

Eau des Lacs à Viry en 2011, Evry-Centre Essonne (devenue GPS) en 2013, Briis sous Forge et Eau Ouest Essonne en 2016, Val d’Orge (étendu à Coeur d’Essonne) en 2017, et Sud Essonne en 2020.

Cette nouvelle donne a permis de premières baisses de tarifs, une connaissance renforcée de l’état des réseaux, une gestion à l’écoute des usagers.

… qui doit se poursuivre pour répondre aux défis du dérèglement climatique

Ce mouvement est aujourd’hui entravé en Essonne par un monopole unique en France, acquis et conservé par ces multinationales sur la production de notre eau potable. Comment en est-on arrivé là?

Le XXème siècle a vu la fermeture progressive de la plupart des stations de captage d’eau souterraine, polluée par les intrants chimiques induits par une agriculture productiviste.

Toutes les communes de la moitié Nord de l’Essonne (la plus peuplée) se sont retrouvées otages des 4 usines de potabilisation d’eau de la Seine gérées par Suez (ex-Lyonnaise des Eaux) : Vigneux (créée en 1890), Viry-Châtillon (1931), Morsang sur Seine (1972) et Corbeil-Essonnes. De l’eau acheminée par un réseau interconnecté sud francilien (RISF) tentaculaire alimentant plus d’un million d’habitants.

Ce monopole a permis à Suez d’imposer des tarifs exorbitants estimés, encore aujourd’hui, à près du double (70 centimes en moyenne au m3) du prix coût réel de cette potabilisation (40 cts au m3 environ). Une marge qui, appliquée aux 70 millions de m3/an consommées par les agglomérations desservies, représente un racket de 20 millions€ par an ! Avec un risque fort d’une nouvelle envolée des prix:Veolia et Suez prévoient d’accroître encore leurs tarifs et leurs profits en fabriquant une eau « plus pure que pure ».

Solidarité plutôt que rivalité

Il y a un an (mars 2021), les communautés d’agglomération essonniennes1, appuyées par le Conseil Départemental, affichaient leur intention de recouvrer la maîtrise publique de cette production d’eau potable.

Grand Paris Sud, Coeur d’Essonne, Val d’Yerres-Val de Seine, Grand Orly Seine-Bièvre, …En attendant Paris-Saclay dont les dirigeants traînent des pieds.

Avec, en première étape, la création en 2022 d’un Syndicat mixte pour récupérer la propriété de ces usines, dont le coût a déjà très largement été payé à travers nos factures d’eau.

En juillet 2021, les négociations ont très vite achoppé sur la volonté des dirigeants de Suez de nous faire payer une 2ème fois ces usines, sans aucun argument à l’appui de leur exigence.

Agrippés à leur approche mercantile de l’eau, les actionnaires de Suez refusent de céder un pouce de leur domination sur l’eau potable du sud francilien.

Les temps ont changé

Cette arrogance n’est plus de mise. La volonté des Essonniens et de leurs élus d’une maîtrise du cycle de l’eau est un impératif démocratique et écologique à l’heure du dérèglement climatique.

L’eau est un bien commun qui exige d’être géré et protégé sous contrôle des citoyens dans leur ensemble.

Veolia (détenant désormais 86% du capital de son ex-rivale) et Suez, ont assez tiré profit de leur domination sur les services d’eau des collectivités. En Essonne, ils doivent quitter la Seine et nous restituer les usines qui nous reviennent.

Le syndicat mixte créé cette année en Essonne doit disposer rapidement des moyens d’opérer la baisse tarifaire et la gestion raisonnée de nos ressources en eau.

Dimanche 20 mars de 16h30 à 18h30, en prélude de la journée mondiale de l’eau 2022,

rassemblons-nous nombreux au barrage du Coudray-Montceaux,

56, Berges de la Seine au Coudray Montceaux, station « Plessis-Chenêt » du RER D

face à l’usine d’eau potable de Morsang sur Seine, pièce maîtresse du réseau sud-francilien de production d’eau potable, pour exiger de Veolia-Suez sa restitution sans contrepartie, ainsi que celle des autres usines.

Lieu du rassemblement – accessible rive gauche
par le Coudray-Montceaux ou par la rive droite par Morsang sur Seine, chemin des îles

Appel au rassemblement à démultiplier sans modération, sous format, flyer ou affiche, à bientôt!