Nous étions jusqu’alors dans l’impossibilité de publier, comme les années précédentes, la répartition des parts de nos factures d’eau reversées à chacun des opérateurs du petit cycle de l’eau. C’est enfin possible, grâce à la réception des chiffres attendus pour la part versée par la régie Eau coeur d’Essonne, à ses 3 fournisseurs d’eau en gros pour l’année écoulée : à Suez pour 70% du volume , au SIARCE et à Veolia pour 29% et, enfin au syndicat Eau ouest Essonne pour le 1 % restant (environ). Que peut-on en retirer?
Quelques observations sur l’évolution d’une facture annuelle de 100 mètres cubes entre 2025 et 2026 telle qu’on peut la voir sur le tableau suivant
* Tout d’abord, la poursuite de l’augmentation de nos factures d’eau en 2025, d’environ 3,1% pour + 0,3 % de hausse de l’indice des prix à la consommation entre janvier 2025 et 2026.
Les prix de vente de l’eau potable étant inchangés depuis 2023, cette hausse s’explique d’une part par la hausse des prélèvements de l’agence de l’Eau , de l’ordre de 10 % (imputable essentiellement à la hausse de la redevance « pour la performance des réseaux d’assainissement ») et par la hausse persistante des redevances assainissement du Syndicat de l’Orge et du SIAAP (+3,4%).
le coût de l’assainissement dépasse désormais 50% de nos factures
le résultat de ces hausses, c’est le passage d’un point de bascule : désormais la part de nos factures dédiée au prix de l’assainissement représente plus de la moitié du cout de nos factures d’eau toutes taxes comprises. Une dérive ininterrompue depuis 12 ans qui mérite que nos élus s’en préoccupent beaucoup plus sérieusement.
A contrario, le coût de production, transport et distribution de l’eau potable , soit la part encaissée par la Régie pour ses besoins propres et pour acheter son eau en gros à ses différents producteurs (soit 1,61€ au mètre cube hors taxe reversée à l’État) ne représente plus que 1/3 du montant total des factures émises par la Régie. Et si on soustrait de ce montant la part reversée aux vendeurs d’eau, au premier rang desquels Suez, c’est moins de la moitié de cette somme (75 cts environ en 2025 par m³) qui reste pour financer l’activité intrinsèque à la régie, fonctionnement et travaux. De fait, la Régie joue le rôle de collecteur de redevances pour le compte d’autres opérateurs bien plus que pour son propre compte.
Suez prive toujours notre régie des moyens nécessaires à son développement
Ces données confirme l’urgence, pour donner à la régie les moyens de son activité sans pressurer les usagers, d’obtenir enfin un prix de l’eau livrée à la régie conforme à son cout réel, de l’ordre de 50 centimes au mètres cube, si la puissance public recouvrait la propriété et la gestion des usines de production de cette eau (usines aujourd’hui sous l’emprise de Suez) .
Mais elles confirment également la nécessité pour les usagers de la Grande Couronne de retrouver la maitrise du traitement de leurs eaux usées actuellement opéré par Veolia pour le compte du SIAAP, en toute opacité alors même que le Syndicat de l’Orge a pour mission de contrôler la qualité et le prix de ce service.(rappelons que le cout de cette épuration s’est envolé de plus de 65 % en 5 ans, sans amélioration du service rendu aux usagers).
pour accéder à notre tableau complet de suivi des composantes de nos factures d’eau de 2019 à 2026 CLIQUER ICI
Un léger mieux mais un surcoût qui reste inacceptable
résumé des chapitres précédents : Été 2023 1.19€ au m3, record absolu de la surfacturation imposée par Suez
Souvenez-vous : Il y a 3 ans à l’automne 2023, nous avions sonné l’alerte au vu du prix exorbitant atteint par l’eau en gros vendu par Suez à la régie : un montant atteignant alors 1,19€au mètre cube, soit près du triple du coût réel de production de cette eau dans les usines de potabilisation d’eau de Seine gérée par Suez. Un prix «justifié» par un index d’actualisation des prix calé abusivement sur le prix du marché de l’énergie ; qui ne représente pourtant qu’une part minime des frais de production de l’eau. Dans l’univers impitoyable des surfacturations imposées par suez dans le sud Francilien, notre régie subissait alors, et de loin, le tarif le plus abusif: une situation qui confirmait l’urgence d’une réappropriation publique des équipements de production de notre eau pour en disposer enfin au prix coûtant.
Une régie privée de (presque) tous ses moyens d’investissement
Comparé au prix payé par l’usager individuel en 2023 (1,39 au m 3, plus un coût d’abonnement de 22 cts au m³ pour une consommation annuelle de 100m3, soit un coût moyen de 1,61€ au m³), la part laissée pour l’activité de la régie, une foispayéel’eau en grosachetéeà 1,19€ seréduisait à 42 centimesau m³soit un quart seulement de la part « eau potable » de notre facture ! Une marge misérable, privant la régie de toute marge de manœuvre pour maintenir son réseau et moderniser sa gestion au niveau requis. Une contrainte ingérable, que la part très minoritaire de l’eau distribuée facturée plus cher aux plus gros consommateurs (de l’ordre de 2€ à 2,45€ au mètre cube) ne saurait alléger sérieusement
2 réactions contradictoires
Cette situation dramatique a conduit à 2 réactions contradictoires :
* d’un côté , ce tarif record a été utilisé comme argument par Suez pour proposer une prolongation pour plus de 20 ans d’un contrat de vente à un coût moindre , mais confortant durablement son abus de position dominante. Une stratégie à laquelle se sont malheureusement ralliés en coulisse certains de nos élus, renonçant sans état d’âme à l’objectif d’une réappropriation publique au moindre coût de nos outils de production. Tout ça au nom du « moindre mal ». Une stratégie heureusement dévoilée, dénoncée et combattue et finalement mise en échec par une mobilisation, citoyenne fin 2024.
* A l’opposé, le tarif record atteint en 2023 a été l’occasion, pour les adversaires de la gestion privée, de relancer la bataille pour s’affranchir au plus tôt de l’emprise de Suez :
* c’est chose fait avec la dénonciation intervenue dès cet été 2026 de la convention d’achat d’eau en gros liant la Régie à Suez pour y mettre un terme (au 1er mai 2027). A compter de cette date, la Régie se tournera pour son approvisionnement vers le syndicat Eau du sud francilien qui a réduit unilatéralement à 55cts au mètre cube le prix de l’eau en gros qu’il achète à Suez.
Si, dans l’immédiat l’économie obtenue par cette baisse unilatérale est provisionnée dans l’attente de l’issue des contentieux engagés par Suez pour la contester, le temps qui passe renforce la perspective de la récupérer : par 3 fois déjà , le tribunal administratif a rejeté les recours de Suez.
* et dans l’attente, l’administration de la régie s’est attelée efficacement à une renégociation de la convention en cours en vue d’une formule d’actualisation des prix plus conforme à la réalité de l’évolution des coûts : Des efforts récompensés par une baisse significative du coût au mètre cube acheté à Suez (via sa filiale à 100 % Eau du sud parisien) :
juillet 2023 : 1,19€ janvier 2024 : 1,03€ juillet 2024 : 1,00€janvier 2025 : 0,965€ juillet 2025 : 0,93€ janvier 2026 : 0,88€
Soit une baisse de 26 % en 2 ans et demi et un montant qui recrée un peu de marge par rapport au prix payé par l’usager, qui lui, n’a pas changé depuis 2023 et reste fixé à 1,61€ (part variable et abonnement compris) dans le cas le plus fréquent.
Une économie de 2 600 000€ par an.
Ces 31 centimes de baisse au m³ représentant une économie d’environ 2 600 000€ par an sur les factures payées à Suez. Si cette somme est bienvenue pour les investissements de la régie, elle ne doit pas faire oublier les efforts qui restent à accomplir pour rapprocher l’eau payée à Suez de son coût réel : un impératif d’intérêt général à la portée des collectivités sud francilienne, pour peu que leurs dirigeants se décident enfin à engager avec Suez la bataille avec la détermination requise.
La question subsidiaire : le coût de l’eau acheté au SIARCE
La baisse obtenue sur les factures réglées à Suez conduit à s’intéresser de plus près à celles présentés Veolia qui gère par DSP l’usine d’Eau potable d’Itteville, propriété du SIARCE). En effet , avec 0,82€ au m³, le prix facturé pour cette eau n’est plus très éloigné de celui de Suez, ce qui invite à s’interroger sérieusement sur sa légitimité. Un dossier qui nous conforte dans notre volonté de rompre l’omerta qui caractérise les relations chaotiques entre le SIARCE et la Régie, interdisant jusqu’à présent de faire la lumière sur le coût de l’eau acheté au SIARCE.
Pour accéder aux tableaux complets permettant de suivre l’évolution depuis 3 ans des prix d’achat par la Régie de l’eau en gros livré par ses 3 fournisseurs (Suez, pour environ 70 %, le SIARCE et Veolia pour environ 29 % , et enfin le syndicat Eau Ouest Essonne pour le 1 % restant) cliquez ici (2 pages)
Pour mémoire, la Régie publique Eau Coeur d’Essonne achète de l’eau en gros; essentiellement à Suez pour desservir les communes du Val d’Orge (environ 70% de la consommation), et au SIARCE (Syndicat Intercommunal d’Aménagement, de Rivière et du Cycle de l’Eau pour la vallée de l’Essonne) pour les 30% restant, soit pour les communes de l’ex-Arpajonnais . Rappelons aussi que le SIARCE a privatisé, depuis des décennies, la production de cette eau (via une DSP de l’usine d’Itteville qui la produit à partir d’eau de la rivière Essonne traitée et de quelques forages).
l’usine de production d’eau d’Itteville
Depuis 2020, date d’intégration à la régie des 11 communes de l’Arpajonnais, les rapports annuels du service d’eau potable restent muets quant au rendement exact du réseau de distribution d’eau, au prétexte d’un litige jamais résolu entre le SIARCE et la régie au sujet des débitmètres à installer entre réseau de transport du SIARCE et réseau de distribution de Coeur d’Essonne pour connaître enfin la répartition des fuites imputables à chaque part des réseaux .
Des débitmètres attendus depuis 7ans pour connaître enfin le rendement de nos réseaux
Un décompte impératif pour éviter de payer pour de l’eau qui est partie dans la nature avant de nous être livrée, d’une part, et pour programmer de façon adéquate les travaux requis pour la maintenance du réseau de distribution de la régie.
excédés d’être envoyés baladés à chacune de nos questions pour sortir de ce brouillard, nous nous étions adressés directement au Président (Xavier Dugoin) et la Directrice générale (Sabrina Touret) pour obtenir les documents permettant d’éclaircir ce litige, plus largement faire la lumière sur la convention et les tarifs de l’eau vendue par le SIARCE, de déterminer les responsabilités et bénéfices du SIARCE et de Veolia dans le coût et l’exécution défaillante de cette convention.
Après un accord de principe et une réponse d’Attente de Mme Touret, revirement et refus de nous communiquer, même partiellement les documents réclamés pour y voir clair.
Comme nous le savons tous « quand il y a un flou, il y a un loup ». Le refus de nous transmettre des documents pourtant légalement communicables au public, nous a conduit à saisir la CADA (Commission d’accès aux documents administratifs , autorité indépendante chargée de rappeler à l’ordre les pouvoirs publics récalcitrants en matière de transparence).
Problème, la CADA fait aujourd’hui face à un afflux considérable de saisines, compte tenu du nombre croissant d’autorités, notamment au niveau territorial, qui refusent de s’acquitter de leurs obligation de publicité de leurs décisions et de transmission des actes administratifs rendant compte de leur gestion.
Un symptôme inquiétant de la dégradation de notre état de droit, qui ne permet plus à la CADA d’honorer ses délais légaux d’avis ( normalement dans les 2 mois après saisine). Notre saisine du mois de mars vient donc seulement de donner lieu à un avis rendu, 7 mois plus tard…..
Nos demandes infructueuses au SIARCE sur lesquelles la CADA a rendu son avis
Sur le fond par contre, cet avis est positif puisqu’il nous donne raison sur toute la ligne et vient de mettre les dirigeants du SIARCE en demeure de répondre positivement aux 7 demandes de documents que nous lui avions adressées :
1°) * Les rapports annuels de Veolia (RAD) en sa qualité de gestionnaire en DSP de l’usine d’Itteville, et, le cas échéant, s’il est distinct, son RAD pour la DSP portant sur le transport de cette eau potable jusqu’au réseau de distribution de la RECE, ou, à défaut, le rapport de contrôle annuel des services du SIARCE sur la bonne exécution de ces prestations
* Les RPQS (rapport sur le prix et la qualité du service) eau potable 2022 2023 et 2024 du SIARCE pour le Grand Hurepoix (incluant la desserte des 10 communes de l’Arpajonnais membres de la régie Eau coeur d’Essonne (ECE) , ou tout autre document éventuel de bilan de cette desserte).
* les note de présentation et délibération de la remise en place et de renouvellement de la CCSPL du SIARCE pour le mandat 2020-2026 ,
* les PV de compte-rendus des réunions de la CCSPL du SIARCE ayant eu à leur ordre du jour l’analyse des 3 RPQS susmentionnés.
* la convention originelle de Vente d’Eau en Gros signée fin 2018 entre le SIARCE et la RECE, ainsi que tout document complémentaire, annexes, avenants (une renégociation était annoncée pour fin 2020, a-t-elle eu lieu et donné lieu à un avenant ?),
* le(s) bilan(s) annuel(s) de bonne exécution de cette convention
* Tout document de programmation, contrôle, PV de constat de carence, recours amiable(s) éventuel(s) , permettant d’identifier les causes de l’inexécution de l’ installation des débitmètres et les démarches effectuées pour réparation du préjudice de facturation abusive pluriannuelle inhérent à ce défaut durable de mesure exacte de l’eau livrée.
L’expérience nous invite à la prudence: avant de nous réjouir définitivement, attendons de voir comment dans les jours qui viennent la direction du SIARCE s’acquittera de ce rappel à ses obligations.
Un élément nous fait craindre de nouvelles difficultés : alors que nous avons fait acte de candidature (en juillet dernier, avec copie à la Préfète) pour siéger à la CCSPL du SIARCE en notre qualité d’association représentant les usagers desservis par l’usine d’Itteville, nous venons s’apprendre que la CCSPL venait d’être désigné par un comité syndical du 10 septembre, …..et que notre demande n’avait pas été pris en considération.
A contrario, nous reste à espérer que le renouvellement de la présidence du SIARCE (le remplacement de l’inamovible Xavier Dugoin par son fils Jean-Philippe Dugoin-Clément) d’une part, la désignation au SIARCE de Sylvain-Tanguy vice-Président Eau et Assainissement et nouveau président de la Régie Eau coeur d’Essonne permettra d’en finir avec les guéguerre de clocher qui pourrissaient les relations entre le SIARCE et Coeur d’Essonne Agglomération.
Un avis qui a valeur d’exemple pour le Syndicat Eau du sud francilien qui nous refuse également des documents transmissibles
Mais l’avis rendu par la CADA va au-delà du cas particulier de l’obstruction des responsables du SIARCE. A cette occasion , la CADA se fend d’une analyse détaillée du caractère renforcé des droits des citoyens d’accéder à l’information environnementale, au-delà des droits généraux applicables en matière de document public. Cet avis est d’autant plus intéressant qu’il intervient dans un contexte politique de suppression ou sinon de réduction drastique de la consultation des populations sur les projets impact l’environnement en général et l’eau en particulier.
La CADA rappelle qu’en matière d’information environnementale, notamment sur l’eau c’est le code de l’environnement, dans ses articles L 124-1 à L 124-5 qui précise les modalités d’accès de toute personne aux informations lorsqu’elles sont « détenues, reçues ou établies par les autorités publiques ou pour leur compte. Elle précise aussi que, contrairement au cas général, le caractère « préparatoire » à la décision d’un document ne peut justifier le refus de le communiquer. Elle précise également que tout document est communicable à toute personne, sans que l’exception prévue à l’article 311-63°)du code des relationsdupublicavec l’administrationne puisse s’y opposer : un article qui restreint à la seule personne intéressée la communication d’ « un document faisant apparaître le comportement d’une personne ».
Autrement dit en matière environnementale, même les documents administratifs qui mettent nominativement en lumière le rôle d’un des protagonistes d’un dossier sont communicables à toutes personnes.
Cette position de la CADA est précieuse car susceptible de faire jurisprudence dans une autre affaire pour laquelle nous avons saisie la CADA dont nous attendons l’avis avec impatience: Il s’agit du refus des dirigeants du syndicat Eau du Sud Francilien, de communiquer les éléments de coût précis du dossier constitué pour saisir, comme prévu , l’Autorité de la Concurrence, pour faire condamner Suez pour abus de position dominante . Un dossier finalement fourré dans un tiroir quand l’ex-président du SESF (Michel Bisson) a renoncé à cette saisine, reculade incompréhensible que nous payons très cher aujourd’hui.
Affaire à suivre.
pour lire l’intégralité de l’avis rendu par la CADA, cliquez ICI
Philippe Rio, Maire de Grigny et Vice-Président de Grand Paris Sud, chargé de l’eau, dénonce l’inertie du Syndicat mixte Eau du Sud Francilien, face à Suez, évoquant la servitude volontaire, critiquée par La Boétie. Les négociations ont repris entre Suez et Eau du Sud Francilien, dans un climat constructif selon Les Echos, sans que le syndicat ne fasse valoir ses droits devant l’Autorité de la concurrence, ni devant le Tribunal administratif: compromis ou capitulation? A l’opposé, Veolia dont la main n’a pas tremblé face à Suez, a obtenu gain de cause devant le Conseil d’Etat dans une affaire de clause abusive verrouillant une délégation de service public pour l’eau potable. Lire le résumé de la situation par Jacky Bortoli et les articles des Echos.
Cette tribune a été initialement publiée sur le site de la coordination eau Ile de France : https://eau-iledefrance.fr/suez-smesf-ou-lhistoire-dune-servitude-volontaire/ Compte tenu de son caractère particulièrement éclairant et d’actualité, nous nous permettons de la reproduire et de l’illustrer. A partager sans modération
Philippe Rio
Philosophe du 16ème siècle, La Boétie nous invite à penser les rapports de domination.
Pour lui, si la liberté est inhérente à l’humain, celui-ci en a perdu l’usage, par habitude, par corruption, et aussi par bêtise.
550 ans après sa publication, un livre toujours au programme du Bac, signe qu’il n’a rien perdu de son actualité…….
Cette pensée correspond bien à la situation vécue dans le Sud Francilien sur les questions de réappropriation des outils de production pour l eau potable.
Des années de négociations, de promesses non tenues, d’engagement non réalisés, de délibérations en mode gros muscles et puis rien. Si toujours attendre de son « maître » un geste. Et même quant la justice commence à pencher dans le bon sens, la procrastination joue à plein régime. C est un peu forts avec les faibles et faible avec les forts.
Le SMESF est en toute conscience entièrement complice et cela n’est en rien une affaire individuelle (quoique ?) mais bel et bien un phénomène collectif, la servitude volontaire s’entend. La Boétie va plus loin, il y a les maitres et les esclaves….les esclaves ne sont-ils pas les premiers artisans de leur propre domination?
A force de ne saisir ni l’Autorité de la concurrence pour abus de position dominante, ni le Tribunal Administratif pour solliciter un expert pour classer les outils de production, transport et distribution comme bien de retour, le SMESF est victime de sa servitude volontaire.
Le droit est clair et le droit positif constant.
Un bien nécessaire au service public est un bien de retour, point barre.
Le service public de l’eau est clairement défini par le Code Général des Collectivités Locales comme étant la production, le transport, le stockage et la distribution.
Le Conseil d État n’a de cesse depuis la décision en 2012, Commune de Douai, de confirmer ce principe de droit pour l’eau et d’autres domaines.
Ce qui paraît simple pour nous ne l’est pas pour beaucoup. Laisser le droit tranché un litige sauf à se dire que la servitude volontaire consiste aussi à protéger son « maitre ». A l’heure des discours de souveraineté locale sur l’eau et l’énergie, La Boétie nous rappelle à nos propres contradictions et prendre conscience de propre servitude volontaire.
Marc Bloch, historien et résistant, qui vient d’entrer au Panthéon disait aussi: On ne fait triompher le droit qu’en l’affirmant, la vérité seulement en ne l enrobant pas de mensonges et le courage est 9 fois sur 10 la meilleure adresse…
« le courage est 9 fois sur 10 la bonne adresse » M. B.
Résumé de la situation et des chapitres précédents
Par Jacky Bortoli*
Désormais présidé par François Durovray, le Syndicat Eau du Sud Francilien (SESF) entend accélérer les négociations avec Suez sur la propriété des usines et canalisations. Les discussions ont, jusqu’ici, toujours achoppé sur deux questions majeures : la preuve de la propriété des infrastructures revendiquée par le groupe et leur prix de vente.
Jacky Bortoli
Sortie de crise en vue dans l’affaire du réseau d’eau en Essonne ?
Elu à la présidence du Syndicat Eau du Sud Francilien (SESF), François Durovray entend accélérer les discussions avec Suez, sur la question de la propriété des usines et canalisations d’eau du territoire. Ces dernières, regroupées au sein du Réseau interconnecté du Sud Francilien (RISF) alimentent plus de 1,3 million d’habitants. Suez affirme être propriétaire des principales usines, notamment celle de Morsang-sur-Seine et de quelque 500 kilomètres de canalisations, alors que les collectivités contestent ce point de vue. Egalement président LR du département, François Durovray estime pouvoir rapprocher les positions des différents interlocuteurs et réussir à trouver un accord.
« Nous possédons aujourd’hui une fenêtre d’opportunité politique et juridique sur un enjeu essentiel. Il s’agit de remettre la main sur un patrimoine qui doit être public », affirme-t-il. Le président du SMESF vient de réclamer à Suez la production des documents attestant de ses droits de propriété d’ici la fin du mois de juin. Créé en 2023 pour se poser en interlocuteur unique face à Suez le SMESF rassemble plusieurs grandes intercommunalités de l’Essonne et du sud de l’Île-de-France.
« Suite aux élections municipales, les discussions ont repris avec la nouvelle gouvernance du Syndicat mixte Eau du Sud Francilien dans un climat constructif et avec une volonté partagée d’aboutir », Reste à trouver un accord sur un prix de cession des infrastructures, ce qui jusqu’ici s’est révélé très largement impossible. « Nous sommes prêts à payer un juste prix pour les usines et les tuyaux, tenant compte de la valeur comptable », explique Philippe Rio, maire de Grigny et vice-président de l’agglomération Grand Paris Sud en charge de l’eau. Selon lui, cette valeur se situerait « entre 20 et 40 millions d’euros », très loin des montants réclamés par le passé par Suez. Les collectivités estiment que les usines et les canalisations ont déjà été largement financées au travers des factures d’eau payées par les usagers depuis plusieurs décennies et que leur valorisation doit tenir compte de leur amortissement. P. Rio a demandé au T *A de Versailles par l’intermédiaire de son Avocat M Guillaume Ghaye la nomination d un expert
L’autorité de la Concurrence suit le dossier
Pour les élus la reprise en main des usines et des canalisations permettrait de maîtriser l’ensemble du cycle de l’eau et ainsi de réduire durablement son coût. Le prix auquel Suez vend aujourd’hui l’eau aux collectivités fait en effet l’objet de contestations récurrentes. Le SESF a d’ailleurs, d’ores et déjà, décidé de ne régler qu’une partie des sommes réclamées par l’entreprise, les montants litigieux étant provisoirement mis en réserve dans l’attente d’un accord ou d’une décision de justice. Les villes de Grigny et d’Evry-Courcouronnes ont notamment saisi l’Autorité de la concurrence. « L’Autorité de la concurrence nous a récemment reçus et a ouvert le dossier concernant notre saisine », indique Philippe Rio.
Pierre Prot, élu Modem d’Evry-Courcouronnes, semble optimiste. « Je pense que Suez est en capacité de comprendre qu’il est dans leur intérêt d’aboutir à un prix de vente juste, autour de quelques dizaines de millions d’euros plutôt que de laisser les contentieux actuels aller au bout », estime l’élu.
Pierre Prot, un des meilleurs spécialistes du dossier
Une récente décision de justice dans le dossier Aquavesc est venue conforter les élus. Le tribunal administratif de Versailles a annulé une procédure de délégation de service public portant sur l’eau potable dans l’Ouest francilien. Les juges ont critiqué un montage contractuel associant l’achat d’eau à des engagements de long terme susceptibles de procurer un avantage économique au groupe. « Le mécanisme retoqué par la justice était le même que celui que Suez nous proposait et que nous avions refusé de signer », rappelle François Durovray.
*Conseiller municipal de Grigny, Conseiller communautaire délégué en charge du cycle de l’eau de Grand Paris Sud, Administrateur du Syndicat mixte Eau du Sud Francilien.
Eau : reprise des négociations entre Suez et les collectivités de l’Essonne
Désormais présidé par François Durovray, le Syndicat Eau du Sud Francilien (SESF) entend accélérer les négociations avec Suez sur la propriété des usines et canalisations. Les discussions ont, jusqu’ici, toujours achoppé sur deux questions majeures : la preuve de la propriété des infrastructures revendiquée par le groupe et leur prix de vente. Par Alain Piffaretti.
Sortie de crise en vue dans l’affaire du réseau d’eau en Essonne ? Elu à la présidence du Syndicat Eau du Sud Francilien (SESF), François Durovray entend accélérer les discussions avec Suez, sur la question de la propriété des usines et canalisations d’eau du territoire. Ces dernières, regroupées au sein du Réseau interconnecté du Sud Francilien (RISF) alimentent plus de 1,3 million d’habitants. Suez affirme être propriétaire des principales usines, notamment celle de Morsang-sur-Seine et de quelque 500 kilomètres de canalisations, alors que les collectivités contestent ce point de vue. Également président LR du département, François Durovray estime pouvoir rapprocher les positions des différents interlocuteurs et réussir à trouver un accord.
Servitude volontaire? Syndrome de Stockholm? To be or not to be mené par le bout du nez par les actionnaires de Suez? Pourquoi François Durovray a-t-il si peur de s’appuyer sur les citoyens pour créer un rapport de force favorable à l’intérêt général ? That’s the question….
Gestion de l’eau : le Conseil d’Etat enterre définitivement le contrat entre Suez et le syndicat de l’ouest parisien
Le Conseil d’Etat a tranché : le contrat confié à Suez par Aquavesc, le syndicat mixte de l’ouest parisien, est annulé. Cette décision inédite pourrait redéfinir les règles de gestion des services publics de l’eau, en imposant notamment une meilleure prise en compte des infrastructures publiques. Pr Catherine Bocquet.
Coup de tonnerre dans le secteur de l’eau. Dans une décision datée du 16 juin que « Les Echos » se sont procurée, le Conseil d’Etat a définitivement validé l’annulation de la délégation de service public (DSP) attribuée à Suez par Aquavesc, le syndicat mixte de l’ouest parisien chargé d’organiser et de piloter le service public d’eau potable. Un réseau desservant 32 communes des Hauts-de-Seine et des Yvelines et approvisionnant près de 520.000 habitants. Le contrat est estimé à 370 millions d’euros sur 11 ans.
Ce mardi 19 mai s’est tenue la réunion de ré-installation du Syndicat Eau du sud francilien (SESF) à Evry-Courcouronnes. Une réinstallation synonyme de nouveau départ
Pour Coeur d’Essonne, les 2 anciens titulaires (Eric Braive et Véronique Mayeur) ont cédé la place à Frédéric Petitta, nouveau président de l’Agglo et à Sylvain Tanguy, vice-président à l’eau et l’assainissement. Eric Braive reste suppléant, aux côtés de Charlène Badina, nouvelle maire de Longpont et vice-Présidente en charge de l’environnement de l’Agglo.
F. Durovray, remplace M. Bisson à la présidence du SESF
Après les divisions et négociations en coulisse avec Suez qui ont entaché son mandat (2023-2026) et paralysé le syndicat, Michel Bisson cède la place à François Durovray. Ce dernier a été élu à l’unanimité nouveau Président du SESF, sur la base d’un engagement solennel d’en finir avec ces pratiques de négociations personnelles, au bénéfice d’une association systématique de l’ensemble des délégués du SESF aux choix à faire. Cette réorientation s’est concrétisée par une modification en cours de séance de l’ordre du jour prévu.
Un ordre du jour qui prévoyait précisément, avec la création d’un bureau restreint, d’officialiser de laisser les mains libres au président et à un quarteron d’élus pour des échanges avec Suez en petit comité, laissant de coté les élus les plus déterminés pour en finir avec l’abus de position dominante de la multinationale. Il s’agirait d’un « bureau », inexistant jusqu’alors et incongru au regard de l’effectif très réduit du Comité syndical plénier (comportant en tout et pour tout 8 délégués titulaires et leur suppléant). François Durovray a proposé, sitôt élu, de retirer de l’ordre du jour la création et la composition de ce bureau, pour permettre des échanges en vue d’une implication équitable de toutes les sensibilités existant parmi les délégués du SESF avant de traiter cette question.
3 approches bien différentes pour s’affranchir de Suez: la sidération , la méthode Coué, et l’initiative
Du fait de son ordre du jour raccourci, cette séance a laissé le temps à un rappel du contexte en 2026 de la réappropriation publique de nos équipements de production d’eau potable, à travers les 3 interventions bien différentes de Jacky Bortoli, François Durovray et Michel Bisson.
Sidération sous emprise, clap de fin
Michel Bisson, en tant que Président sortant s’est efforcé de se disculper de son inaction incompréhensible après avoir reçu mandat, il y a 2 ans , de saisir l’Autorité de la Concurrence pour faire condamner Suez, sur la base d’un dossier très solide.: Selon lui, le préjudice en serait atténué du fait de la saisine de la même autorité par les villes de Grigny et d’Evry-Courcouronnes. Et si cette saisine dernière porte sur la période antérieure à la création du syndicat, elle met en exergue des pratiques de suez assez graves pour conduire l’Autorité de la Concurrence à s’auto-saisir pour la période actuelle, en l’absence de la saisine attendue en vain de la part du SESF.
Méthode Coué
François Durovray, de son côté, s’est montré fidèle à sa vision très bisounours de la guerre de l’eau dans le sud francilien. Pas une fois, il n’a prononcé le nom de Blackrock , alors que son arrivée à la tête de Suez s’est traduite par une opposition très agressive face aux démarches des collectivités pour recouvrer leur patrimoine: refus de restituer le Réseau du sud francilien, multiplication (10 au total) des recours au tribunal pour récuser l’achat par le SESF de son eau en gros à un prix plus conforme à son coût réel.
Au-delà de ces non-dit étonnant, il a même souhaité « tirer un trait » sur les décennies passées de racket de Suez pour ne s’intéresser qu’au futur de notre eau potable; en s’accrochant au rêve tant de fois démenti d’obtenir par la négociation l’accord de suez pour restituer enfin aux collectivités leur bien et leur maitrise du le cout de production de notre eau . Espérons que le principe de réalité permettra rapidement de montrer les limites de cette méthode Coué, dont l’effet dans l’attente est de permettre au business et à la machine à cash de suez, d’engranger à plein régime de nouveaux profit.
si la ressource en eau est un bien publique, n’est-ce pas au peuple et à ses représentants de poser le cadre de sa maitrise souveraine?!? l’heure n’est-elle pas passée de se mettre à la remorque des affairistes?
pour des élus à l’initiative
Jacky Bortoli, de son côté, a offert l’image plus rassurante d’élus qui n’entendent plus se laisser dicter l’agenda et les règles du jeu. Des élus à l’initiative, au clair quant à la nature inconciliable des intérêts des actionnaires de Suez et ceux des usagers du service public de l’eau sud francilien: une donnée qui invite la puissance publique à la clarté à l’initiative pour actionner les leviers existants pour faire entendre raison à nos prédateurs: pour reconnaitre, en droit objectif, et sans plus barguigner, la nature de bien public des installations du SESF, consubstantielles au service des populations.
Transparence démocratique / emprise toxique du « secret des affaires
Face au harcèlement et aux tentatives des actionnaires de suez de débauchage de nos élus, une vigilance citoyenne constante sera bienvenue pour que ce nouveau départ permette cette fois-ci au SESF d’atteindre ses objectifs.
Sur leurs priorités et engagements en matière d’eau et d’assainissement pour le prochain mandat
sur 45 listes ayant reçu notre questionnaire sur l’adresse mail de leur liste ou, pour ceux dont nous n’avons pas trouvé l’adresse, par message sur leur page facebook, 4 listes seulement nous ont adressé leur réponse, pour le 4 mars . 1 vient de répondre ce vendredi soir .3 autres nous l’ont annoncé sans confirmer à ce jour
Cette indifférence majoritaire est d’autant plus inquiétante que, quand nous avons pu consulter les programmes des listes, nous n’y avons trouvé que très rarement des propositions et engagements sur les politiques locales de la compétence de Coeur d’Essonne ou des syndicats dans lesquels elle désigne ses représentants (particulièrement le Syndicat de l’Orge et le Syndicat Eau du sud francilien. La plupart des candidat·es (plus de 1200 dans les 21 communes de notre agglo) demandent un chèque en blanc et garde le silence surs leur intentions au cours du prochain mandat.
Toute ressemblance entre ce dessin et la procrastination de certains candidats face aux enjeux de l’eau est-elle vraiment fortuite?
Cela rend d’autant plus méritante la démarche des 4 listes qui apprécient les sollicitations citoyennes comme un apport et non pas pas un dérangement et nous les en remercions. Pour les autres listes, il y a manifestement besoin d’un exercice de relecture de la charte de l’environnement gravée il y a 20 ans dans notre Constitution!!!) qui exige que les citoyens soient non seulement informés mais associés aux décisions en matière environnementales
Voici leurs réponses par ordre d’arrivée, nous vous invitons à accéder à leur formulaire de réponse pour apprécier leurs propositions complémentaires, au-delà de nos commentaires qui suivent
1 / Liste Union Populaire Union populaire Sainte-Geneviève-des-bois (chef de file M. Yvan Carreno, 14 candidats au conseil communautaire)
Additif : la réponse de « Morsang en mieux » nous est parvenue trop tardivement pour que nous puissions l’intégrer aux commentaires ci-dessous. Sa cheffe de file Mme Arasa, est la seule élue sortante (sauf erreur) à s’être déplacée à notre réunion publique de 21 Novembre . Son courrier indique qu’elle répond « oui » à l’ensemble des questions fermées de notre questionnaire . Elle signale notamment qu’elle a largement « mouillé la chemise » pour convaincre les élus communautaires de Cœur d’Essonne de ne pas céder au chantage de Suez-Blackrock concernant le devenir des outils de production d’eau et notamment de l’usine de Morsang-sur-Seine. Une intervention qui a permis d’empècher en décembre 2024 la signature d’un accord de capitulation que prévoyaient dans notre dos d’autres élus sortants (Mme Mayeur, et MM. Cholley, Tanguy et Braive)
Quelques commentaires :
les 4 listes partagent nos préoccupations et objectifs pour le prochain mandat, et ce qui est la meilleure garantie d’y parvenir , sont d’accord pour améliorer largement la qualité et la régularité de la concertation avec les usagers.
C’est notamment précieux pour les actions engagées pour la reprise de la propriété et la gestion des usines de production de notre eau potable, non seulement les usines détenues par Suez (desservant le nord de l’Agglo) , mais aussi , l’usine d’Itteville gérée par Veolia, (desservant l’Arpajonnais: un objectif qui permettrait que l’ensemble de notre eau, soit protégée de la charge de verser des dividendes à des actionnaires, (ce qui implique l’ouverture de négociation avec le SIARCE dans cet objectif)
A signaler une proposition inédite (Mme Rolly) pour sortir les enjeux de l’eau de l’anonymat, une élection du président de la régie par les électeurs (avec ratification par le conseil communautaire
Sur les questions de tarification de l’eau potable, parmi 2 listes (Listes de M. Carreno et Mme Rolly ) retiennent le principe d’une première tranche gratuite ciblée sur les besoins vitaux , une progressivité affirmée. la liste « Carreno » y ajoute une tarification différenciée entre usages domestiques et usages pour des activités économiques. La liste de M. Tariq Aît Mohamed souhaite une concertation publique en début de mandat, les choix devant respecter la capacité de la Régie de travaux de maintenance et améliorations des réseaux. Aucune liste n’envisage de suppression d’une part fixe (abonnement) , ce qui mérite débat selon nous
Sur les questions de qualité de l’eau, la liste de M. Carreno veut exiger que l’Agence Régionale de Santé élargisse ses contrôles de 3 façons : Baisser les taux de détection dans les contrôles sanitaires, effectuer des relevés de détection de tritium et de pollutions aux micro plastiques .
Le principe de viser à rendre un plan d’eau du bassin versant de l’orge sur le territoire de l’Agglo d’une qualité permettant la baignade est retenu, tout en mesurant l’ampleur de la tâche….ce qui impliquera de choisir des délégués de l’Agglo au Syndicat de l’Orge un peu plus motivés que les sortants.
A signaler enfin un préambule de la liste « j’aime Morsang » qui souligne la nécessité au sein de Coeur d’Essonne, d’échanges et de rapprochement des élus des différentes communes qui partagent la préoccupation et la volonté d’un gestion démocratique, juste et écologique pour qu’elle puisse être mise en oeuvre. Rappel qui s’accompagne d’un engagement à intégrer l’eau parmi leurs priorités de formation en tant qu’élus.
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Carte postale d’une baignade dans l’orge dans les années 1930. On y retourne en 2030?
pour accéder directement à la version à compléter du questionnaire (format doc) cliquer ICI
Vos Priorités et engagements pour l’eauau cours du mandat 2026-2032
La gestion publique de l’eau potable a fait un véritable bond dans notre pays au cours des 3 derniers mandats municipaux. Désormais la moitié des usager.es est desservie en gestion publique contre seulement 25% avant 2000 !
Au sein de Cœur d’Essonne Agglomération, ce mouvement a été le fruit d’une mobilisation qui a conduit à la création d’une régie publique de la seule distribution de l’eau potable en 2018. Une situation qui motive la démarche en cours de réappropriation publique des usines de potabilisation d’eau de la Seine dans laquelle sont engagés les élu.es et associations du Sud Francilien.
Tout comme leur opposition au projet de traitement de l’eau porté par Véolia pour le SEDIF (plus d’un milliard d’euros) qui fera supporter aux usagers une augmentation du prix de l’eau potable plutôt qu’à ceux qui sont à l’origine des pollutions.
En 2026, l’eau sera un enjeu municipalet communautaire majeur
Les attentes sont fortes : À deux mois des municipales, Un sondage IFOP commandé par le Réseau action climat et le Secours catholique montre que la transition est plébiscitée au niveau local, toutes classes sociales confondues :Une grande majorité des sondé·es a une conscience aiguë de l’aggravation du changement climatique. tandis que 52% estiment que leur commune n’y est pas bien préparée. Des majorités encore plus fortes dans les quartiers populaires.
Tous les Français attendent d’avoir des mesures concrètes et proches du quotidien en matière de transition écologique. Et parmi celles-ci, l’eau est placée en tête: 93% des sondé·es ATTENDENT DES MESURES POUR GARANTIR UNE EAU POTABLE, SURE ET ACCESSIBLE.
Les bilans des sortants et les engagements des candidats dans ces domaines seront scrutés à la loupe par les électeurs pour faire leur choix
Notre association Eau publique Orge Essonne s’inscrit pleinement dans l’initiative de la Coordination Eau Ile de France pour porter dans le débat public local ce sujet essentiel pour l’existence de chacun.e au quotidien : la gestion de l’eau.
La réunion publique que nous avons organisée à Sainte-Geneviève-des-bois le 21 novembre 2025 a réuni plus de 60 participants qui ont exprimé leurs inquiétudes et attentes, permettant de nourrir ce questionnaire
Une réunion interactive à partir des apport de l’UFC Que choisir, de l’Animatrice de la Commission de l’eau Orge-Yvette et du directeur de la coordination Eau Ile de France,de M.-C Arasa, élue de Coeur d’Essonne Agglomération et Jacly Bortoli pour Grand Paris Sud
Des attentes et exigences qui ne peuvent rester sans réponse.
C’est l’objet du questionnaire qui suit qui vise à recueillir et publier les positions des candidats aux élections pour éclairer les électeurs de nos 21 communes avant qu’ils fassent leur choix
Politique locale ou nationale
La plupart des questions portent sur des choix qui relèveront de la responsabilité directe des élus de Coeur d’Essonne et de leurs délégués dans les instances compétentes en matière d’eau et assainissement. Quelques questions relèvent de l’Etat et du Parlement: dans ce cas, nous attendons de nos futurs élus qu’ils exercent leur rôle d’interpellation des pouvoirs publics (préfet, agence régionale de santé) en s’appuyant sur une mobilisation citoyenne et d’implication des parlementaires locaux (ce qui implique, en 2029, que nos prochains élus locaux élisent des sénateurs qui portent ces objectifs).
Certains que vous partagez notre préoccupation, nous vous remercions pour vos réponses que nous attendons avec intérêt.
pour la version à compléter du questionnaire (format doc) cliquer ICI
A-pour l’eau publique
L’eau est un « commun » dont la gestion ne peut être guidée par la recherche du profit. Etes-vous favorable à une gestion 100% publique de l’eau potable, de l’assainissement et des eaux pluviales ? ce qui implique:
1 -la reprise au plus vite en gestion publique des usines de potabilisation d’eau de Seine (accaparées par Suez) et celle d’Itteville (sous l’emprise de Veolia) en utilisant tous les moyens juridiques et de mobilisation citoyenne requis? OUI □ NON □
2 – un pouvoir de décision des élus essonniens sur la gestion et la tarification de l’épuration de nos usées par la station de Valenton? OUI □ NON □
Autres propositions :
B – Pour l’eau citoyenne
La Constitution française rend obligatoire l’information et l’association des citoyens au choix des politiques publiques environnementales, notamment pour l’eau . Ces obligations ont trop souvent été contournées sous prétexte de « secret des affaires » ou de renvoi de balles entre les institutions concernées
3 -Etes-vous favorable à la participation de citoyen.nes aux instances de gestion de l’eau et à l’instauration d’assemblées de l’eau pour s’accorder collectivement tous les projets liés à l’eau, au climat, à l’eau en bouteille en passant par les fontaines et sanitaires publics ? OUI □ NON □
4 -Etes-vous favorable à l’extension des prérogatives de la CCSPL (commission consultative sur les services publics locaux) de notre agglomération au contrôle du coût et de la qualité de service de tous les opérateurs en matière d’eau notamment le Syndicat de I’Orge et le SIAAP (syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération de Paris) ? OUI □ NON □
5 – Etes-vous favorable au renforcement des moyens (information , investigations, interpellation) de la CCSPL communautaire requise pour cet élargissement de ses missions? OUI □ NON □
6 -Veillerez-vous au respect de la loi qui prévoit que tous les administrateurs de la régie ( élus mandatés par le conseil communautaire, représentants des associations d’usagers ou du personnel de la régie), soient désormais à égalité de droits d’accès à l’information, à la discussion et la co-décision sur tout projet qui engagement l’avenir de la régie et ses moyens? OUI □ NON □
7- Engagez-vous à une présence effective et un compte-rendu de mandat des représentants de Coeur d’Essonne, ou à défaut à leur remplacement rapide dans les instances où ils siégeront (Syndicat de l’Orge, Syndicat de Production Eau du sud Francilien, Commission locale de l’eau , comité de bassin Seine-Normandie? OUI □ NON □
C – Pour une eau et un assainissement accessibles à tous·tes
Droit à l’eau: la loi imposait la réalisation dès 2025, d’un diagnostic territorial de l’accès à l’eau potable et d’un schéma d’alimentation apportant des réponses adaptées aux situations de mal accès ou de non accès à l’eau (précarité hydrique, coupures d’eau, insalubrité) de toutes les populations sédentaires ou non. Documents non réalisés pour notre agglomération.
8 – Engagerez-vous leur élaboration dès le début de votre mandat? OUI □ NON □
La nouvelle directive-cadre européenne de 2024 prévoit les mêmes démarches pour l’accès à l’assainissement avant 2029 :
9 – Engagez-vous à programmer les études et travaux requis pour respecter cette échéance? OUI □ NON □
10 – Engagez-vous à appliquer la loi rendant obligatoire (depuis 2022!), l’équipement de tous les Equipements recevant du public (ERP de +300 personnes) de fontaine à eau publiques et gratuites facilement accessible
Autres propositions :
D – Tarification
Des débats et des expérimentations sont en cours sur les tarifs de l’eau potable. Cela dépend, bien sûr, des réalités sociales et économiques de chaque territoire.
11 – Etes-vous favorable à une tarification qui reste accessible à tous.tes et valorise la sobriété ?
Et quelles mesures (tranche gratuite pour les besoins vitaux, suppression de l’abonnement, progressivité, tarif différencié selon les types d’usages) souhaiteriez-vous mettre en place plus précisément ? (plusieurs réponses possibles) :
Pour en finir avec la surfacturation de l’eau potable en gros vendue par Suez :
12 – respecterez-vous la promesse des élus sortants de résilier AVANT LE 1ER NOVEMBRE 2026, la convention en cours entre la régie Eau coeur d’Essonne avec Suez, imposant un prix exorbitant, pour rejoindre la démarche d’achat collectif au moindre coût du syndicat inter-agglos Eau du sud Francilien ? OUI □ NON □
13 – Vous engagerez-vous à saisir de l’autorité de la concurrence pour obtenir la cessation et la réparation de l’abus de position dominante de Suez dans notre secteur? OUI □ NON □
Les élus choisis par Cœur d’Essonne pour siéger au Syndicat de l’Orge ont entériné au cours du dernier mandat, une hausse de plus de 52% de nos redevances (transport et épuration des eaux usées) de leur compétence, soit plus du triple de la hausse de l’indice des prix à la consommation ( IPC):
14- Mandaterez-vous vos délégués pour qu’ils stoppent cette dérive et garantissent une évolution des redevances limitée à cet IPC ? OUI □ NON □
15 – Abolirez-vous l’application facultative de la TVA qui alourdit la redevance de transport des eaux usées ? OUI □ NON □
16 – Refuserez-vous l’instauration de la taxe supplémentaire GEMAPI durant le prochain-mandat? OUI □ NON □
E – Pour une eau de la meilleure qualité
De nouvelles menaces pèsent sur notre santé, notamment avec les PFAS (polluants éternels) omniprésents dans l’environnement et dans l’alimentation. Ou encore les microplastiques et les polluants non testés.
17 – Etes-vous prêt·es à prendre des initiatives pour parvenir à l’interdiction de l’utilisation des PFAS et des pesticides? OUI □ NON □
18 – Etes-vous prêt·es à prendre des mesures pour une protection renforcée des aires d’alimentation des captages d’eau ? OUI □ NON □
19 – Etes-vous prêt·es à mettre en place et exiger des contrôles supplémentaires sur des composants non testés jusqu’à présent ? OUI □ NON □
20 – Retenez-vous l’objectif de rendre au moins un des plans d’eau situé sur le territoire de Coeur d’Essonne, avec un aménagement et une qualité d’eau propre à la baignade? OUI □ NON □
Autres propositions :
F – Pour l’eau dans la ville
21 – Permettre à l’eau de reprendre sa place, de redonner vie aux sols, de jouer son rôle régulateur du climat, autant d’enjeux cruciaux pour la résilience des territoires face aux inondations et aux sécheresses.
22 – Etes-vous favorable à une action systématique pour valoriser l’eau en ville notamment en désimperméabilisant et en renaturant les sols ? OUI □ NON □
23 – Etes-vous favorable à l’accélération de la mise en conformité de l’infiltration des eaux pluviales à la parcelle pour les bâtiments publics, et par exemple par une aide financière aux particuliers ? OUI □ NON □
24 – Engagez-vous à veiller à l’application de la ZAN (Zéro artificialisation net) dans sa version initiale (loi d’Août 2021, nonobstant les « assouplissements » ou « reculs » visant à l’édulcorer), pour toutes les nouvelles constructions par un contrôle effectif à l’étape du permis de construire mais aussi de la réception des travaux.? OUI □ NON □
25 – Engagez-vous à faire respecter strictement le règlement du nouveau SAGE du bassin d’Orge-Yvette 1 adopté le 13 février 2025 par la Commission locale de l’eau en matière de gestion des eaux pluviales? OUI □ NON □
Autre(s) propositions :
G – Pour la sobriété
Si la consommation des ménages est en baisse sensible depuis des années, d’autres usages sont en croissance rapide (irrigation, data centers, production d’hydrogène,…) et mettent à mal la ressource en eau.
26 – Etes-vous favorable à l’organisation d’Etats généraux de l’eau à l’échelle de l’Île-de-France avec tous les acteurs (Etat, collectivités, entreprises, associations…) pour préparer ensemble l’avenir de l’eau en termes de quantité et de qualité ? OUI □ NON □
27 – Etes-vous prêt.es à participer ou prendre l’initiative à des campagnes de sensibilisation et d’information et à prendre des mesures de restriction en cas de sécheresse pour les usages non vitaux de l’eau? OUI □ NON □
Autres propositions :
C’est fini, merci!
Que deviendront les réponses reçues?
Les réponses (ou refus de réponse) seront publiée à partir d’une page de notre blog www.eaupublique-orge-essonne.com qui réunira toutes les réponses (ou refus de réponse) collectées.
* En l’absence de retour des candidats dans un délai d’une semaine après notre envoi, nous considérerons (sauf message d’attente de votre part demandant un délai) , que vous refusez de notre répondre, refus assimilable à une absence d’engagement de votre part sur les questions d’eau potable.
Quelques ressources pour aller plus loin
Le site de la Coordination EAU Ile de Francehttps://eau-iledefrance.fr/ qui publie un questionnaire plus général à l’intention des canbdidat·es à l’échelle de notre région
Greenpeace pose quatre questions environnementales, l’une d’elles concerne l’eau :Est-ce qu’on pourra boire une eau du robinet de qualité ?
En mars 2025, Greenpeace France a lancé un manifeste pour une gestion plus responsable de l’eau. Avec 7 mesures concrètes, il invite les communes à agir pour réduire la dépendance de l’agriculture.
Générations futures publie ses recommandations à l’attention des candidat(e)s sous forme de livret avec 5 ambitions dont l’une est : protéger notre eau.Téléchargez son livret des recommandations aux candidats aux élections municipales 2026
La Coalition eau appelle les futur.es élu.es à agir pour les droits humains à l’eau et à l’assainissement :
Les élus du réseau France Eau publique qui réunit la plupart des régies et opérateurs publics dans le domaine de l’eau et de l’assainissement (parmi lesquels les régies Eau Coeur d’Essonne et Eau de Grand Paris sud) ont organisé le 25 juin dernier les Rencontres nationales de l’eau publiquerassemblant élus, experts, chercheurs, associations et acteurs du secteur pour expliquer pourquoi l’eau est plus que jamais un enjeu politique, territorial et citoyen essentiel des prochaines élections
Dans le monde de la finance Il y a des cas de force majeure qui font bifurquer les plans de carrières.
La mise en ordre de bataille précipitée du staff de direction de Suez par son nouveau DG en est l’illustration.
Résumons:
En Juin 2025, Xavier Girre, issu d’EDF, est propulsé à la Direction générale de Suez, au poste laissé vacant par l’éviction de Sabrina Soussan en début d’année; une promotion dans la lignée des précédentes, celles de hauts fonctionnaires recyclés chez la Lyonnaise puis chez Suez, pour y monnayer leurs carnets d’adresses et leur maîtrise des rouages des pouvoirs publics pour leur faire les poches
Dès cet été, c’était le grand chamboule-tout dans le comité exécutif laborieusement restructuré 2 ans plus tôt, et le congédiement de celleux jugés pas assez zélés pour améliorer la rentabilité du groupe.
A l’issue restait vacant le poste de directeur financier.
Pendant ce temps , du coté d’EDF, Nathalie Pivet en charge de la Direction Performance, Impact, Investissement et Finance, est nommée au poste de Directrice exécutive du Groupe avec effet au 1er juillet 2025, à titre provisoire, affirmant ses ambitions pour l’avenir à la tête d’EDF
Une promotion qui survient pour elle à un moment marqué par des perquisitions et enquètes inédites chez EDF :
Caisses noires, manœuvres frauduleuses, surfacturation de prestations couvrant des « prestations récréatives » au bénéfice de salariés d’Enedis… Un an après les perquisitions effectuées en 2024 par la brigade de répression de la délinquance économique de la préfecture de police de Paris (BRDE) chez Enedis en 2024, l’enquête du PNF sur des soupçons de malversations de salariés du distributeur d’électricité a fait tache d’huile au sein de sa maison mère. Nathalie Pivet y est en première ligne pour circonscrire le sinistre et en masquer les ramifications, utilisant comme fusibles 4 cadres aussitôt mis à pied.
Le parquet national financier (PNF) a été instauré par la loi du 6 décembre 2013 relative à la lutte contre la fraude fiscale et la grande délinquance économique et financière. Il se situe en haut du nouveau tribunal judiciaire de Paris
La décision de justice prononcée le 12 septembre 2025 par le tribunal des activités économiques de Nanterre,a confirmé l’ampleur de l’affaire de corruption qui secoue le distributeur d’électricité depuis 18 mois. Des faits survenus a minima entre 2021 et 2023 dans le cadre du projet du compteur communicant intelligent Linky.
Un épisode dans lequel Nathalie Pivet, ex-accolyte de Xavier Girre a démontré des capacités très intéressante pour Suez. à endiguer l’offensive du parquet national financier. Exit du jour au lendemain les ambitions de Nathalie Pivet chez EDF, Girre sait trouvé les arguments pour son débauchage illico chez Suez
Nathalie Pivet, the right woman in the right place at the right time pour affronter les prochaines investigations du PNF chez SUEZ
Les actionnaires et les dirigeants de Suez voient en effet, à leur tour se rapprocher à grand pas les investigations de l’Autorité de Concurrence et du Parquet National financier, impatients de mettre à nu les responsabilités des détournements de fonds publics et leurs préjudices pour les habitant du sud Francilien.
Nathalie Pivet qui a débuté en fourbissant ses armes chez Veolia durant 20 ans est-elle vraiment consciente, que le temps de l’impunité et de l’omerta dans le domaine de l’eau s’achève, et qu’elle aura fort à faire pour répondre aux exigences de son mentor? Affaire à suivre
Alors que se tient, le 107ème Congrès des Maires et des Présidents d’intercommunalités de France, et que la campagne pour les élections municipales de mars 2026 s’accélère, la Coalition Eau soumet 6 recommandations aux candidats et candidates pour des droits à l’eau et à l’assainissement effectifs sur leur territoire et à l’international.
Notre réunion publique de ce vendredi 21 novembre salle du Champ de Foire à Sainte-Geneviève-des-bois constitue une opportunité à saisir pour faire connaitre et prendre en compte ces objectifs
Vous trouverez dans ce dossier plusieurs documents utiles :
La note de demandes de la Coalition Eau en 4 pages ci-dessous
Une question qui inquiète une majorité d’usagers et qui mérite une place dans le débat public et dans les engagements des candidats aux prochaines élections des 15 ET 22 MARS PROCHAIN, pour nos communes, nos agglomérations, et les syndicats d’assainissement et de rivière.
Cette réunion sera introduite par une présentation des politiques publiques d’aménagement et de gestion de l’eau dans toutes ses dimensions, par Elodie Bridiers, Animatrice de la Commission locale de l’eau du Bassin versant Orge-Yvette
Electeurs, candidats, rendez-vous vendredi prochain à Sainte-Geneviève-des -Bois,pour une discussion en directe, à l’encontre du secret des affaires que les multinationales Suez et Veolia veulent imposer dans ce domaine vital.
Association pour une gestion publique de l'eau potable de la Communauté Cœur d'Essonne Agglomération et au-delà