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PFAS dans l’eau du robinet dans le sud francilien : l’Agence régionale de Santé prise en flagrant délit de mensonge par omission sur la gravité de la situation.

Le 25 septembre 2025, L’Agence Régionale de Santé s’est félicité d’être à l’avant-garde pour la surveillance des PFAS dans l’eau de consommation humaine en Île-de-France : l’ARS a en effet édité une cartographie régionale quasi-totalement verte, indiquant une absence générale de risques en matière de PFAS dans les captages, qu’ils soient souterrains ou de surface.

Pour mémoire les PFAS , dits aussi « polluants éternels » sont despolyfluoroalkyliques (SPFA ou PFAS). Ils constituent une classe chimique complexe de plusieurs milliers de composés organiques fluorés, d’origine exclusivement humaine et omniprésents dans l’environnement.

A la vue de la carte publiée par l’ARS on imagine que l’eau potable en ile de france est parfaitement propice à la consommation, en matière de PFAS, dont les taux se situe très en deça des plafonds admis (sauf pour 3 communes rurales de Seine et Marne)

Une image trop belle pour être crédible

Une présentation aussi idyllique n’est, de ce fait, pas de nature à restaurer la confiance en ce domaine des consommateurs d’eau du robinet. En effet, ses analyses se limitent exclusivement à 20 PFAS « à chaine longue » (sur le total des 57 PFAS les plus fréquents) retenus pour la transposition en France de la directive européenne eau potable,  ainsi que son seul plafond officiel de teneur en PFAS,

Cette approche sélective et partiale contredit largement les résultats des 2 campagnes d’analyse réalisées parallèlement en début d’année , par le laboratoire officiel  EUROFINS HYDROLOGIE FRANCE d’une part, et par les associations de l’UFC et Générations futures de l’autre ; ces 2 campagnes ont en effet été conduites de façon plus rigoureuse et complète , prenant en compte un spectre beaucoup plus large de PFAS

Pour un focus sur la situation particulière de notre Région du sud francilien, le rapport Eurofins est particulièrement instructif. En effet, Si seules 5 communes franciliennes font partie du panel de 63 communes françaises objet des prélèvements d’Eurofins, 2 de ces 5 communes sont représentatives de notre situation locale : Il s’agit en effet des communes de : – Chilly-Mazarin, desservie par les captages en Seine opérés par Suez via le réseau interconnecté sud francilien (RISF) alimenté de façon complémentaire par les 2 usines de captages détenues par Suez à Viry-Châtillon et Morsang sur Seine, comme la 60 soixantaines de nos communes desservies par ce même réseau

Palaiseau, alimentée également par de l’eau prélevée dans la Seine, mais cette fois par l’usine du SEDIF concédée à Veolia à Choisy-le-Roi, au même titre que les autres communes du sud franciliens alimentées à partir de cette usine

Si les prélèvements d’Eurofins ont été réalisés en distribution, chez des particuliers , afin d’établir des données relatives à la qualité de l’eau réellement consommable chez les abonnés, on note qu’il s’agit dans les 2 cas de l’eau captée en Seine en amont de Paris, et que leurs résultats, qui sont proches, fournissent des indications précises sur la pollution de la Seine, nonobstant le filtrage qu’elle subit après son captage.

des prelèvements concernant cette fois tous les PFAS

La liste des molécules PFAS étudiés par Eurofins est exhaustive . Elle comprend 57 PFAS dont:

* Les 52 PFAS dits à chaine courte ou longue, soit une liste beaucoup plus complète que celle des 20 PFAS listés par la Directive européenne Eau potable de 2020, transposée en France par une ordonnance de 2022, et auxquels se bornent les prélèvements de l’ARS Ile-de-France pour établir sa carte verdoyante

Mais Eurofins s’est également intéressés aux 5 PFAS dits à Chaine ultra-courte parmi lesquels le sinistrement célèbre TFA

Quel est l’intérêt majeure de l’analyse des PFAS à chaînes ultra-courtes dans le suivi de la qualité des eaux ?

Des milliers de composés PFAS existent et une centaine a été utilisée à l’échelle industrielle, bien au-delà des 20 PFAS ciblés par la réglementation pour les eaux destinées à la consommation humaine (EDCH)

Certains pesticides ou adjuvants de pesticides largement utilisés en agriculture qui sont eux-mêmes des PFAS, sont connus pour se décomposer en acide trifluoroacétique (TFA), un PFAS à chaîne ultra-courte, étonnamment oublié la réglementation. [6]

En effet, en plus d’être un produit de dégradation, le TFA est aussi directement fabriqué et largement utilisé en synthèse organique (tout comme l’acide sulfonique correspondant, acide triflique ou TFMS ) : ce sont en effet des acides forts, facilement disponibles et solubles dans les milieux organiques).

Le TFA, ennemi n°1 de la Santé publique

Un exemple, le flufénacet, un herbicide bien connu des gros céréaliers franciliens, utilisé pour le blé et l’orge, qui se désagrège dans l’environnement en TFA est un perturbateur endocrinien. Selon les conclusions de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) , ( 27 septembre 2024), il est en effet susceptible de perturber le système hormonal de l’homme et des mammifères sauvages. A partir d’ études indiquant une toxicité du TFA sur le foie et la reproduction, l’Allemagne classe sa molécule comme un reprotoxique probable pour l’homme, pouvant à ce titre altérer la fertilité de l’homme ou de la femme ou altérer le développement de l’enfant à naître.

Depuis 2017 la France, via l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), est chargé l’Efsa, avec la Pologne, son évaluation à l’échelle européenne. Autrement dit, l’Anses sait depuis 7 ans que l’usage de cet herbicide entraîne une contamination inacceptable par le TFA 

La nocivité du TFA est encore aggravée du fait que plus la chaîne carbonée est courte et plus la solubilité des PFAS dans l’eau augmente

En cas de dépassement avéré de la limite autorisée , la réponse des autorités est …la dérogation!

Les producteurs d’eau potable confrontés à un dépassement de la limite autorisé pourront toujours demander aux préfets une dérogation, pour une durée maximale de 6 ans, leur permettant de distribuer une eau non conforme à la limite de qualité. Mais à condition seulement qu’ils mettent en place des mesures visant à diminuer ces concentrations de TFA dans l’eau qu’ils distribuent. En matière de traitement, on le sait les solutions techniques permettant d’éliminer les PFAS sont aujourd’hui loin d’être matures et dans tous les cas coûteuses et énergivores. Un argument de plus pour agir à la source sur cette pollution des eaux au TFA, en interdisant sans attendre, dans dans l’Union européenne fabrication, vente et usage du flufénacet.

Si on s’intéresse aux résultats nationaux, on relève immédiatement que le caractère très incomplet de la liste de 20 PFAS retenus en France pour les mesures des ARS, aboutit à des résultats très trompeurs :

Pour les 52 PFAS à chaines longes et courtes, les concentrations sont comprises entre 1 et 89 ng/L.

Pour les seuls 20 PFAS réglementés dans les eaux de consommations françaises, l’intervalle de résultats se situe entre 1 et 65 ng/L. Divine surprise pour les autorités, ces 2 concentrations maximales respectent largement la limite de qualité à 100 ng/lretenu par l’arrêté basé sur la directive européenne pour la somme de ces 20 PFAS dans les eaux de consommation humaine.

Autrement dit, grâce à ces seuils officiels taillés sur mesure, pour éviter toute alerte, même les régions dont la forte exposition aux PFAS est largement documentés (exemple Vallée du Rhône au sud de Lyon, dans le Gard, etc.…) donnent lieu à des prélèvements par Eurofins « dans les normes », sans danger donc pour la sant.é

Par contre, au sein des PFAS en général et des PFAS à chaîne ultra-courtes analysés aussi par Eurofins, le TFA se distingue immédiatement par les fortes quantités observées.

En effet, 97% (61/63) des échantillons analysés contiennent du TFA avec des concentrations, pour ce seul composé, systématiquement supérieures au seuil « officiel  » de 100 ng/L.

Les concentrations de TFA sont ainsi comprises entre 140 et 3 500 ng/L., la moyenne est de 1 097 ng/L.

Plus grave , pour 50 échantillons (79%) le TFA, a lui seul dépasse, les 500 ng/L, soit le maximum autorisé par la Directive européenne 2020/2184 concernant la somme de tous les PFAS présents dans une eau de consommation Pire encore, 25 des 63 échantillons présentent un taux de TFA supérieur au double de cette limite de 1 000 ng/L et 6 sont supérieurs à 5 fois ce plafond 2 500 ng/L

Eaux minérales : une alternative elle aussi dégradée

Pour examiner si le TFA pénètre également dans les nappes d’eau d’où proviennent les eaux minérales, 17 échantillons d’eau minérale et 2 échantillons d’eau de source ont été inclus dans le programme d’étude européen du Pesticide Action Network en juillet 2024 : 12 des 19 échantillons étaient contaminés par le TFA, à des concentrations comprises entre « en dessous de la limite de détection » et 3 200 ng/L, avec une charge moyenne de 278 ng/L.

Les résultats catastrophiques de l’eau du robinet à Palaiseau (SEDIF-Veolia) et Chilly-Mazarin (RISF – Suez) représentatifs de ceux de toutes les comunes desservies par les mêmes réseaux.

Si l’on examine les prélèvements effectués à Palaiseau et Chilly-Mazarin, on relève qu’ils indiquent un niveau correct et bien en-deça des seuils , non seulement pour les 20 PFAS contrôlés par les ARS, mais également pour les 36 autres PFAS à chaine longue ou courte. Par contre, la prise en compte du TFA se traduit pour ces 2 villes par des taux très élevés, parmi les plus hauts en France (5ème et 8ème rang) et surtout, très au-dessus du plafond de 500 ng/l fixé pour les PFAS en totalité  soit :

2500ng/l pour Palaiseau (5 fois le taux maximal!) et 2100 pour Chilly-Mazarin (4 fois le taux maximal autorisé!).

Sans ce rapport d’Eurofins de janvier 2025, jamais les habitants de ces 2 communes n’auraient été informés de ce dépassement alarmant du seuil sanitaire prescrit pour la qualité de l’eau potable et la santé de ses consommateurs. Mais ce n’est mieux depuis : qu’il s’agisse de l’ARS ou de la Communauté Paris-Saclay, compétentes et garantes de l’approvisionnement en eau, ces résultats ont été classés top secrets par les producteurs d’eau.

Un silence d’autant plus choquant pour Palaiseau, dont le Maire, Gregoire de Lasteyrie, à la fois vice-président de l’Agglo CPS et du Sedif, a poussé le cynisme jusqu’à adopter à ce titre la charte des collectivités « sans perturbateurs endocriniens ». Une charte qui engage ses signataires à « surveiller la ressource pour y contrôler la présence des micro-polluants » et de s’inscrire dans la stratégie européenne prévoyant d’ici 2030la suppression des substances toxiques dont les PFAS, à commencer par le TFA.

Cette exclusion des usagers et premiers intéressés des informations et du débat sur un tel enjeu de santé publique n’est vraiment plus acceptable.

Attention, ces communes ont valeur d’exemples représentatifs de la situation de toutes les communes du Sud Francilien sont desservies par les mêmes usines de captages en Seine, qu’elles soient sont sous la coupe du SEDIF comme Palaiseau, ou sous l’emprise de Suez comme Chilly-Mazarin (toutes les communes connectées au RISF ).

la prise d’eau en Seine de l’usine du Sédif à Choisy le Roi …..
Et celle de l’usine de Viry-Châtillon ( que Suez refuse de restituer au Syndicat qui réunit les collectivités desservies

Cette situation donne , s’il en était besoin, un argument supplémentaire pour reprendre au plus pvite une maitrise publique totale de la production d’eau dans le sud francilien. Face à des actionnaires pour lesquels toute pollution supplémentaire est prétexte à imposer à de nouvelles technologies d’ultra-filtration ultracoûteuse,

seule une coopération entre opérateurs publics à l’échelle du bassin de la Seine permettra de s’attaquer enfin à la source de ces maux, en appliquant le principe pollueur-payeur dans l’attente de l’interdiction et l’éradication complète de ces poisons.

La question des polluants éternels et des moyens de les éradiquer, con,situera un des temps forts de notre réunion publique du 21 septembre, avec l’éclairage de Régine Roque, dont l’UFC est en pointe dans cette bataille

TVA sur le transport de nos eaux usées et sur l’ANC par le Syndicat de l’Orge : une rançon injustifiée socialement et politiquement qui doit être abrogée dès 2026

la présentation du RPQS 2024 (Rapport Annuel prix et qualité de l’eau potable) au conseil d’administration de notre Régie Eau coeur d’Essonne (RECE) , a été  l’occasion pour notre association de remonter au créneau pour exiger la suppression de l’application et donc de la facturation aux usagers de la TVA sur les 3 lignes de notre  redevance d’assainissement.

Aujourd’hui, la loi (voir sur ce lien la fiche de synthèse  du ministère des finances de la partie  du Code général des Impôts sur ce point ), prévoit que  la TVA, à 10 %, s’applique aux services d’assainissement quand les services d’assainissement locaux sont en DSP (sous-traités au privé). Par contre, dans le cas d’une gestion directe du service, la TVA s’applique en option.

C’est, dans l’attente d’obtenir le changement de la loi sur ce point, un argument supplémentaire pour gagner le retour en gestion publique de tous les services d’assainissements collectifs ou non collectifs, à commencer par le SIAAP

Aujourd’hui donc (hors redevance de l’Agence de l’eau seine-Normandie) nos factures comportent 3 lignes de redevance d’assainissement collectif.

Actuellement, ceux d’entre nous qui ont des abonnements et des compteurs de la régie ECE, et donc qui reçoivent ses factures peuvent vérifier qu’y figure.

* la redevance de l’agglomération CDEA (collecte des eaux usées) se limite au coût du service, (à un taux au m³ inchangé depuis 6 ans pour les eaux collectées vers Valenton ), donc SANS TVA.

* La redevance reversée au SIAAP ( pour l’épuration des eaux usées) est malheureusement soumise à la TVA à 10 % du fait de la main-mise de Veolia sur les usines du SIAAP , notamment celle de Valenton qui traite nos eaux usées (acheminées par les collecteurs des vallées de l’Yerres, de l’Orge et de l’Yvette), dans le cadre juridique privé d’une SEMOP. Cette SEMOP nous surfacture cette « prestation » à plus du double du coût réel, et encore alourdie par une TVA à 10%, ce qui confirme l’urgence d’un retour à la gestion publique du SIAAP. Non seulement sa redevance a augmenté de+83 % au cours du dernier mandat(2019-2025), mais elle est gonflée par 10 % de TVA du fait de la concession au privé des usines du SIAAP.

la station de Valenton à laquelle le Syndicat de l’orge sous-trait l’épuration de nos eaux usées, … sans aucun contrôle du bien fondé du prix et de la qualité des services facturéés sur nos facture d’eau.

* Par contre (sauf pour quelques communes l’Arpajonnais), le transport de nos eaux usées est assuré en régie par le Syndicat de l’Orge, ce qui permet de lexonérer de TVA Raté: non seulement cette redevance a augmentée de 37 % au cours du mandat écoulé, mais de façon profondément injuste, les dirigeants du Syndicat de l’Orge persistent à appliquer la TVA sur cette redevance Transport, utilisant nos factures d’eau pour remplir les caisses de l’État et lmiter son déficit.

Les élus de CDEA ne peuvent pas écarter leur responsabilité suivant l’argument du « c’est pas nous, c’est les autres », dans la mesure où le président, François Cholley, et la moitié du bureau exécutif du Syndicat de l’Orge (MM. Fraysse, Arbelet, Fouque, Tanguy et Kervran et Mme Bertine) sont des élus de CDEA, indemnisés annuellement au titre de de ce mandat additionnel, à hauteur de 58 000€ . S’y ajoute une trentaine d’autres représentants de notre agglo qui siègent à son conseil syndical (mandat non indemnisé dans ce cas)

Évincer ceux qui posent les questions qui fâchent plutôt que réparer ses erreurs

Ils ont préféré exclure illégalement notre association de la Commission de concertation du Syndicat, plutôt de répondre à de telles questions qui fâchent. De même qu’au sujet de leur absence impardonnable de contrôle du cout de l’épuration qu’ils ont rétrocédé au SIAAP et Veolia.

Cette TVA qui alourdit nos factures est d’autant plus choquante qu’elle est le choix d’élus qui n’hésitent pas parallèlement à protester contre l’État, quand il se sert indument dans les caisses des opérateurs d’eau, ou des agences de bassin, en transgressant le principe essentiel en France de « l’eau paye l’eau« 

Pour l’assainissement non collectif (ANC) , c’est pire encore, la TVA s’ajoute à une redevance réclamée pour un service inexistant

Depuis au moins 2022, les Dirigeants de Coeur d’Essonne ont décidé de gérer également l’assainissement non collectif (ANC) des habitations non raccordées au réseau, soit environ quelques centaines d’usagers. Depuis, la situation de ces usagers est encore plus choquante, En Effet, ces usagers doivent s’acquitter d’une redevance, alourdie d’une TVA de 10%, indue puisque le contrôle des installations est censé être effectué en direct par le Syndicat (au moins une fois tous les 4 ans) Mais, comble de l’arnaque, 3 ans plus tard, M. Cholley et ses acolytes non expliquent que, si la redevance et la TVA sont bien facturées, encaissées, et augmentés chaque année, les contrôles périodiques qu’elles sont censées payées ne sont pas effectuées pour notre agglomération « La reprise des communes de Cœur Essonne et de Paris-Saclay n’est pas avancée dans la mesure où les deux structures n’ont pas encore fourni la liste des parcelles en ANC au Syndicat de l’Orge »!!. La régie d’Eau Coeur d’Essonne encaisse donc des redevances et de la TVA pour un service non rendu aux habitants! Il sera intéressant de connaître à quel délit financier correspond ces prélèvements et taxes pour service non rendu.

Face à cette carence flagrante et durable du Syndicat de l’Orge, notre association a demandé aux dirigeants de Coeur d’Essonne de reprendre eux-même le service d’ANC, lors de la dernière réunion de la CCSPL (Commission consultative des services publics locaux) de notre agglomération: sans aucune réponse et sans non plus aucun signe de mise en place les contrôle périodiques correspondants.

Ce rançonnage des usagers  peut et doit être stoppé par la délibération attendue des élus dirigeant le syndicat de l’Orge, pour que cette TVA disparaisse des redevances de transport d’assainissement dès 2026 (à voter en cette fin de l’année 2025).

Si ça n’est pas le cas, nul doute que le personnel politique candidat à rempiler dans ces mandats de 2026 à 2032, profitera de notre prochaine réunion publique du 21 novembre 2021 pour s’engager à le faire en cas d’élection . Ne ratez-pas cette soirée.

Capture d’écran de la page du syndicat de l’Orge sur le site national officiel Eau France auquel toutes les opérateurs doivent transmettre leur données: Pas une seule fois, le Syndicat n’y a transmis sont rapport annuel (RPQS) depuis 2008, et sa page indique l’existence d’une CCSPL, remplacée en faite par une commission informelle et impuissante dont les dirigeants ont évincé du jour au lendemain notre association

Aurons-nous le 21 novembre l’annonce de la fin de ce scandale?

Conclave du SIAAP le 2 octobre 2025 à Paris:

La gestion et les dérives du Syndicat interdépartemental d’assainissement de l’agglomération Parisienne toujours plus sous omerta

Un cénacle strictement²interdit aux premiers concernés, les usagers

Une nouvelle fois, ce mercredi 2 octobre les dirigeants du SIAAP et le préfet de la Région Ile de France conviaient à huis-clos les affairistes, technocrates et politiques pour s’accorder sur la qualité et la protection de notre eau, à l’insu des usagers et de leurs associations représentatives (strictement interdits d’entrée

Cyniquement, cette nouvelle séance d’autocélébration, financée par nos redevances, est accueillie par la « Maison de la Chimie », avec un ordre du jour qui exonère soigneusement les industries pétrochimiques et pharmaceutiques de leurs responsabilités accablantes dans la dégradation toxique de nos eaux pluviales, fluviales, souterraines.

Cette provocation est doublement choquante en cette rentrée 2025 :
1 – Cette journée veut promouvoir de nouvelles ponctions sur les usagers au bénéfice des multinationales de l’eau, alors que le montant des redevances du SIAAP ont explosé au cours de ces dernières années ; les redevances d’assainissement, qui figurent sur 3 ou 4 lignes différentes de nos factures, représentent désormais la moitié ou plus de leur montant. Et cela, sans amélioration tangible de nos ressources : en effet, du côté du captage de notre eau potable, les mêmes multinationales nous rançonnent toujours plus, au prétexte d’une ultrafiltration requise face aux nouvelles pollutions (PFAS, microplastiques, perturbateurs endocriniens).

Explosion des redevances du SIAAP depuis 4 ans :
Ci-dessous en € par m3 HT (montant auquel s’ajoutent 10 % de TVA au bénéfice l’État, 10 % qui seraient supprimés si le SIAAP traitait nos eaux usées en gestion publique plutôt qu’en sous-traitance au privé).

Un bras d’honneur adressé aux habitants et cours d’eaux franciliens

Ce bras d’honneur intervient quelques semaines seulement après la confirmation par le Conseil Constitutionnel (cf censure partielle de la loi Duplomb du 7 août 2025 ) du caractère impératif de la charte de l’environnement. Charte dont l’article 7 exige que toute personne a le droit, de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement.
Une décision qui sonne comme une condamnation sans appel des abus de pouvoir des dirigeants du SIAAP, avec l’appui du Préfet de Région, pour imposer leur politique, leur système et leurs tarifs au mépris total des besoins et des opinions des habitants.
Une situation qui, loin de s’assainir n’a fait que s’aggraver au fil des ans ; chaque année apporte son lot d’accidents, dysfonctionnements, scandales ou détournement de fonds publics, les rapports officiels s’empilent pour souligner l’insécurité juridique de la gouvernance de l’Établissement :

  • 55 ans après sa création, le SIAAP refuse toujours la mise en place de la CCSPL (commission consultative des services publics locaux) qui doit, de façon pourtant bien insuffisante, vérifier et contrôler la qualité et le coût de ses services.
    La pseudo association « observatoire des usagers » créée en 2004 en réponse aux exigences citoyennes de transparence a été rapidement mis en sommeil et son siège se situe…dans les bureaux de la Direction Générale du SIAAP 
  • les 2 600 000 habitants de grande Couronne, dont les eaux sont épurées dans les usines d’Achères et Valenton (toutes 2 sous la coupe de Veolia) sont privés du moindre droit de décision et même de contrôle des prestations et des redevances qui leur sont imposées : un déni de démocratie unique en France dans le champ des services publics locaux.

Le coût de la corruption


Un rapport de l’Autorité de la concurrence (révélé par Médiapart en décembre dernier) a pointé une entente occulte entre les trois leaders français du secteur de l’eau (Veolia, Suez et la Saur) pour remporter le marché de la réfection de l’usine Seine Amont à Valenton. Le coût de l’opération est passé de 545 millions d’euros à 929  millions d’euros dès la phase d’appel d’offres ! Ces surcoûts n’ont pu être supportés que par une « augmentation substantielle » de la redevance payée par les usagers, insiste le même rapport. L’augmentation des tarifs pour les usager.e.s est mise en relation directe avec les malversations des multinationales de l’eau.
D’autre part, des millions d’euros se sont aussi évaporés dans des opérations de solidarité internationale sans que les travaux annoncés soient réalisés. Des perquisitions ont été réalisées au SIAAP en juillet 2025.

Une gestion toxique pour notre Santé, nos rivières, et notre Etat de droit

Le SIAAP, c’est un enjeu majeur pour l’environnement et la qualité des eaux de la Seine. Nous voyons des accidents à répétition (incendies, relâchement de biogaz dans l’atmosphère, pollutions de la Seine) et bien peu de transparence sur les risques pour l’environnement et pour les riverain.es de ses usines. Le renforcement des objectifs de la Directive des Eaux Résiduaires Urbaines est absolument nécessaire. Cela ne doit pas servir de prétexte à une nouvelle surenchère financière et une fuite en avant techno-scientiste, qui entérine les causes et absout les responsables de la dégradation de la qualité de l’eau.

Dans le programme à plus de 4 milliards dévoilé le 2 octobre, à aucun moment la responsabilité ni la mise à contribution des pollueurs n’est envisagé . le Diaporama de présentation de ce PPi répète à chaque page que le seul but de ces travaux est « Une exploitation et des investissements pour limiter en toutes circonstances la pollution des milieux récepteurs ».

Rien n’est envisagé pour réduire les pollutions à la source . Une telle irresponsabilité à l’égard des impératifs de protection de nos ressources est accablante. L’inertie et même la complicité du préfèt de Région Marc Guillaume à l’égard de ce naufrage engage directement la responsabilité de l’Etat

Marc Guillaume , Préfet de Région complice et caution de ce naufrage de notre démocratie environnementale

L’Omerta ne peut plus durer. La fuite en avant tarifaire doit être stoppée

Depuis 3 ans, les associations, de nombreuses intercommunalités et même la CNDP (Commission nationale du Débat public) exigent, en vain, de Marc Guillaume, Préfet d’Ile de France et Préfet Coordonnateur du Bassin Seine-Normandie l’organisation d’états généraux de la gestion de l’eau pour une maîtrise et une programmation publiques démocratique de tout le cycle de l’eau.
Les opérateurs publics réunis dans le réseau France Eau publique exigent que les enjeux de l’eau soient au cœur de la campagne des prochaines élections municipales et communautaires.

Nous demandons un moratoire immédiat bloquant toute augmentation des redevances du SIAAP, tant que les états généraux de l’eau attendus en Ile de France ne seront pas réunis, suivant les principes de transparence, débat contradictoire et contrôle citoyen nécessaires sur cet enjeu vital
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pour en savoir plus sur la fuite en avant à plus 4.15 milliards d’euros de travaux du SIAAP:

Le plan pluriannuel d’investissement du SIAAP diffusé le 2 octobre 2025, une fois que tout est décidé

Diaporama de présentation de ce PPI lors de la conférence de presse

n.b. : ne perdez pas de temps à chercher dans ces 45 pages de documents le noms des bénéficiaires de ce pactole payé par les usagers : pas une seule fois les noms de Suez, de Veolia et de la Saur n’y sont écrits: circulez, rien à voir, secret des affaires.

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la démocratie locale prise en otage

Action collective pour l’annulation de la hausse injuste et illégale de notre redevance épuration (SIAAP)

Nous ne sommes pas au bout de nos peines pour en finir avec les surfacturations indues qui plombent nos factures d’eau.

I – La surfacturation de l’eau vendue par Suez à notre régie (concerne toutes les communes du Val d’Orge). Le syndicat Eau du sud francilien (SESF), créé pour récupérer les usines de production de notre eau potable, se heurte toujours  au refus de Suez de négocier pour cette restitution; la prochaine réunion du SESF, vendredi 16 juin  à midi et demi à Evry-Courcouronnes, nous donnera l’occasion de peser pour débloquer cette situation; plus d’info sur notre blog ici

II – Suite à l’interpellation infructueuse de nos élus, notre collectif d’animation a décidé de passer à à l’action pour obtenir l’annulation de la hausse, exorbitante et illégale, de la redevance épuration du Syndicat d’assainissement de l’Agglomération Parisienne (SIAAP)  venue plomber nos factures d’eau en 2023   (voir l’article publié sur notre blog en janvier ). Cette action comprend 2 volets, une action collective et un recours en justice:

a* Une action collective à proposer au plus grand nombre d’abonnés à la régie (les  particuliers, mais aussi les abonnés « collectifs »: bailleurs sociaux, copropriétés, établissements divers.

Cette action de blocage consiste à défalquer des factures reçues de notre régie d’eau potable  pour 2023, avant de les régler, le montant de la hausse imposée illégalement par le SIAAP, dans l’attente que nous soit communiqué un justificatif de cette hausse. (concerne 17 communes sur 21 de notre agglomération, cf tract) Cette action implique  d’opérer la soustraction correspondante du montant de cette hausse (avec communication d’un tutoriel explicatif de cette opération) et d‘accompagner l’envoi ou le dépôt  du règlement de cette la facture corrigée d’un courrier au directeur de la régie expliquant cette démarche.

Vous trouverez ci-joint à cette fin à télécharger:

* Le tract à l’intention des abonnés à la Régie Eau coeur d’Essonne motivant cette action collective.  Tract qui  est donc à faire circuler le plus largement parmi nos sympathisants et contacts usagers de la régie  régie (ou usagers des services d’eau d’autres communes également rattachées au SIAAP pour leurs eaux usées.) Ce courrier peut également être adressé par des locataires à leur bailleur abonné collectif à la régie. Ce tract comporte à son verso la fiche explicative de cette opération à effectuer facture en main)

* le modèle de courrier à adapter par chaque abonné pour accompagner son règlement de facture corrigé (référence et montant de la facture et et de déduction opérée). Egalement en pièce jointe

b* Parrallèlement nous avons déposé au tribunal administratif de Paris une requète en annulation de la délibération du 6 décembre  du conseil d’administration du SIAAP fixant le montant de cette hausse abusive. Copie de cette requête peut vous être communiquée pour information sur simple demande.
Quel que soit le nombre de personnes qui se joindront à cette action collective, cela constituera autant de grain de sables pour enrayer la mécanique des hausses abusives et pousser nos élus à s’engager pour restaurer nos droits face au coup de force du SIAAP

On lâche rien!

La station de Valenton, exploitée par Veolia pour le compte du SIAAP, ,où nos eaux usées sont épurées moyennant une hausse exorbitante et sans base légale

Maîtrise publique de l’eau potable: l’heure est venue en Essonne en 2022

Un mouvement encourageant d’émancipation vis-à-vis de multinationales…..

Pendant 120 ans, les Essonniens et leurs élus sont restés sous l’emprise de deux multinationales, Suez et Veolia, pour leur desserte en eau potable. Une dépendance payée très cher: surfacturation de l’eau, dégradation des réseaux, gaspillage de la ressource et démocratie locale bafouée.

Depuis 10 ans, la vague citoyenne mondiale refusant la marchandisation de l’eau potable, a obtenu de premiers résultats en Essonne, à travers la création de 6 régies publiques pour la distribution1.

Eau des Lacs à Viry en 2011, Evry-Centre Essonne (devenue GPS) en 2013, Briis sous Forge et Eau Ouest Essonne en 2016, Val d’Orge (étendu à Coeur d’Essonne) en 2017, et Sud Essonne en 2020.

Cette nouvelle donne a permis de premières baisses de tarifs, une connaissance renforcée de l’état des réseaux, une gestion à l’écoute des usagers.

… qui doit se poursuivre pour répondre aux défis du dérèglement climatique

Ce mouvement est aujourd’hui entravé en Essonne par un monopole unique en France, acquis et conservé par ces multinationales sur la production de notre eau potable. Comment en est-on arrivé là?

Le XXème siècle a vu la fermeture progressive de la plupart des stations de captage d’eau souterraine, polluée par les intrants chimiques induits par une agriculture productiviste.

Toutes les communes de la moitié Nord de l’Essonne (la plus peuplée) se sont retrouvées otages des 4 usines de potabilisation d’eau de la Seine gérées par Suez (ex-Lyonnaise des Eaux) : Vigneux (créée en 1890), Viry-Châtillon (1931), Morsang sur Seine (1972) et Corbeil-Essonnes. De l’eau acheminée par un réseau interconnecté sud francilien (RISF) tentaculaire alimentant plus d’un million d’habitants.

Ce monopole a permis à Suez d’imposer des tarifs exorbitants estimés, encore aujourd’hui, à près du double (70 centimes en moyenne au m3) du prix coût réel de cette potabilisation (40 cts au m3 environ). Une marge qui, appliquée aux 70 millions de m3/an consommées par les agglomérations desservies, représente un racket de 20 millions€ par an ! Avec un risque fort d’une nouvelle envolée des prix:Veolia et Suez prévoient d’accroître encore leurs tarifs et leurs profits en fabriquant une eau « plus pure que pure ».

Solidarité plutôt que rivalité

Il y a un an (mars 2021), les communautés d’agglomération essonniennes1, appuyées par le Conseil Départemental, affichaient leur intention de recouvrer la maîtrise publique de cette production d’eau potable.

Grand Paris Sud, Coeur d’Essonne, Val d’Yerres-Val de Seine, Grand Orly Seine-Bièvre, …En attendant Paris-Saclay dont les dirigeants traînent des pieds.

Avec, en première étape, la création en 2022 d’un Syndicat mixte pour récupérer la propriété de ces usines, dont le coût a déjà très largement été payé à travers nos factures d’eau.

En juillet 2021, les négociations ont très vite achoppé sur la volonté des dirigeants de Suez de nous faire payer une 2ème fois ces usines, sans aucun argument à l’appui de leur exigence.

Agrippés à leur approche mercantile de l’eau, les actionnaires de Suez refusent de céder un pouce de leur domination sur l’eau potable du sud francilien.

Les temps ont changé

Cette arrogance n’est plus de mise. La volonté des Essonniens et de leurs élus d’une maîtrise du cycle de l’eau est un impératif démocratique et écologique à l’heure du dérèglement climatique.

L’eau est un bien commun qui exige d’être géré et protégé sous contrôle des citoyens dans leur ensemble.

Veolia (détenant désormais 86% du capital de son ex-rivale) et Suez, ont assez tiré profit de leur domination sur les services d’eau des collectivités. En Essonne, ils doivent quitter la Seine et nous restituer les usines qui nous reviennent.

Le syndicat mixte créé cette année en Essonne doit disposer rapidement des moyens d’opérer la baisse tarifaire et la gestion raisonnée de nos ressources en eau.

Dimanche 20 mars de 16h30 à 18h30, en prélude de la journée mondiale de l’eau 2022,

rassemblons-nous nombreux au barrage du Coudray-Montceaux,

56, Berges de la Seine au Coudray Montceaux, station « Plessis-Chenêt » du RER D

face à l’usine d’eau potable de Morsang sur Seine, pièce maîtresse du réseau sud-francilien de production d’eau potable, pour exiger de Veolia-Suez sa restitution sans contrepartie, ainsi que celle des autres usines.

Lieu du rassemblement – accessible rive gauche
par le Coudray-Montceaux ou par la rive droite par Morsang sur Seine, chemin des îles

Appel au rassemblement à démultiplier sans modération, sous format, flyer ou affiche, à bientôt!

arvigny, UN PROJET ENVIRONNEMENTAL Exemplaire ? Rendons-nous sur place pour en avoir le coeur net!

Un projet digne d’être consacré aux oscars du greenwashing

A l’issue de la lecture du volumineux dossier d’enquète public du Sedif sur son projet de fabrication d’une eau plus que parfaite à Savigny-le -Temple, force est d’être impressionné par la vigueur des intentions et des garanties environnementales apportées par les promoteurs de ce projet:

  • La synthèse de l’étude détaillée de l’impact de projet nous explique que cet impact est négligeable notamment sur la flore locale au motif qu’aucune espèce protégée n’a été identifiée parmi les 163 espèces présentes; concernant la faune cet impact est jugé « faible à modéré » notamment du fait de l’improbabilité de frayères (aires de reproduction des poissons) à l’endroit du rejet dans la seine des effluents pollués générés par le traitement de l’eau. Bref rien de nature à casser 3 pattes à un canard.
  • Si l’on s’attache aux illustrations du dossiers, l’impression est encore plus idyllique: rien que des paysages champêtres , des voiries arborées qui retrouveront leur quiétude verdoyante sitôt les travaux achevés; des bâtiments à l’insertion paysagère soignée, permettant de « conserver le caractère confidentiel du lieu  » (sic) « en n’exposant pas le process au premier plan » (resic).
  • Décidément, donc, il faut avoir l’esprit singulièrement rétrograde et une sacrée dose de mauvaise fois pour critiquer un projet aussi vertueux, attendu impatiemment par tous les usagers.

Problème, à notre époque marquée par un scepticisme généralisé à l’égard des déclarations de la classe politique et de la technocratie mobilisée pour imposer ses grands projets inutiles, les gens ne se contentent plus des plaquettes officielles de promotion de ces projets; ils préfèrent juger par eux-même. Par exemple, en allant vérifier sur le terrain si les pratiques observées accréditent les discours tenus.

Dans ce cas, le plus simple c’est d’aller faire un tour à l’usine actuelle d’Arvigny gérée par Véolia pour le compte du Sédif. Par précaution, pour retrouver facilement l’endroit , on s’est muni d’une photo aérienne du site verdoyant de l’usine, sise au 13 rue de l’industrie dans la zone d’activité de Savigny

Première surprise, arrivé au n°17, impossible d’aller plus loin, la rue est barrée, on peut même dire très mal barrée

Le coté obscure de Savigny-le-temple

Ne nous laissons pas rebuter par le décor bucolique qui nous accueille, poussons jusqu’à la barrière; celle-ci nous nous informe que nous sommes sous vidéo-surveillance, si l’envie nous venait de poursuivre notre chemin.

Mais si l’accès à l’usine par son adresse officielle est aussi rebutant, c’est assurément qu’une autre entrée est désormais ouverte, objet de tous les soins des gestionnaires; allons voir du coté nord pour la retrouver. Contournons donc les buses en béton et escaladons la modeste butte qui nous en ouvre la voie.

Le laboratoire des projets environnementaux du Sedif et de Veolia

Nous arrivons alors à une aire d’expérimentation d’aménagements paysagers qui témoignent de la passion des dirigeants du Sedif et de Veolia pour la nature: un avant-goût du futur projet? Éblouis par la créativité visionnaire des paysagistes de Veolia, nous hésitons à faire notre choix entre un amoncellement de ferraille, un dôme de pneus usagers de camions et voiture, et une cascade de déchets de chantier de démolition….En tout cas, le charme opère: jamais nous ne nous sommes sentis pareillement en osmose avec la nature: qui aurait imaginé une telle oasis de biodiversité au coeur de la ville nouvelle de Savigny-le-temple?

Mais, bon, assez rêvé, il faut revenir à la réalité. La nouvelle entrée de l’usine est introuvable, c’est donc bien la grille située entre gravats et blocs de bétons qui marque cette entrée. Et en effet, un panneau nous confirme que nous sommes bien chez le SEDIF et Veolia, engagés, avec leur programme « bi’eau diversité », pour la biodiversité et un avenir durable . Mais ça, au terme de notre visite, nous avions déjà acquis la conviction…. Quel gâchis de voir de telles bonnes volontés bridées par une enquète publique, des paperasseries interminables! Vivement que des opérateurs aussi sincèrement investis au bénéfice de notre cadre de vie aient enfin les coudées franches pour reformater notre région et notre Seine avec leur projet!

Rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue

Réaction de notre association Eau publique Orge Essonne, au communiqué du 11 mars des intercommunalités et du Conseil départemental de l’Essonne « pour une maîtrise publique des outils d’eau potable en Essonne »

Le 11 mars a confirmé que l’année 2021 peut être celle d’un changement historique pour l’eau potable des Essonniens :
En effet, ce jour-là, les 5 communautés d’agglomération et le Conseil Départemental de l’Essonne ont officialisé leur volonté commune en faveur d’une maîtrise publique de la production d’eau, à l’échelle de notre département.

l’Association « Eau Publique Orge-Essonne », qui appelait ce choix de ses vœux en début d’année, s’en félicite :

Il faut prendre la mesure d’un tel engagement dans un domaine où les Essonniens et leurs élus sont restés depuis un siècle sous l’emprise des deux multinationales, Suez et Véolia, qui ont bâti leur empire financier par la prédation, la séquestration et la surfacturation du bien commun essentiel que constitue l’eau potable.

Il faut apprécier l’évolution du monde politique local actée par cette déclaration, quand, il y a une douzaine d’année à peine, les rares défenseurs de la gestion publique de l’eau étaient dénoncés comme des idéologues irresponsables, au prétexte que seules les entreprises privées auraient l’expertise et les moyens de répondre aux besoins des habitants.

Cet engagement inédit confirme donc la faisabilité de ce que nous appelions de nos vœux en ce début d’année 2021 : grâce à des habitants qui refusent très majoritairement aujourd’hui la marchandisation de l’eau potable, et grâce aux six régies publiques de taille très diverses créées depuis 2011, qui ont apporté la preuve de leurs capacités pour la distribution de l’eau, les conditions sont réunies pour retrouver la maîtrise publique du grand cycle de l’eau en Essonne. Une maîtrise devenue indispensable pour répondre aux défis de la lutte contre le réchauffement climatique

Mais attention, un communiqué ne fait pas le printemps : Malgré la bataille d’actionnaires qui les opposent aujourd’hui, Veolia et Suez sauront se retrouver et ne reculeront devant aucun moyen pour préserver le pactole que représentent pour eux nos factures d’eau.

Il s’agit de rester lucide sur les hésitations et la timidité du revirement de certains acteurs locaux en faveur de la maîtrise publique de la production et la distribution de l’eau potable : A-t-on jamais vu un communiqué de presse si discret qu’il ne figurait pas sur les pages d’accueil des sites internet des collectivités signataires, sauf une ? A-t-on jamais vu des élus locaux aussi gênés pour défendre une orientation qui devrait être pourtant un motif de fierté en termes d’émancipation à l’égard d’intérêts financiers ? Seuls les maires de Grigny, Philippe Rio et de Breuillet, Véronique Mayeur, ont jusqu’à présent revendiqué publiquement cette avancée.

Comme les vampires ont peur de la lumière qui les réduit en poussière, les prédateurs des services publics ont peur plus que tout du débat public et démocratique qui contrecarre leurs pressions et leurs manœuvres en coulisses.

Compte tenu de l’ampleur des intérêts privés qui sont mis en cause, l’information et l’intervention maximale des Essonniens seront déterminantes pour gagner la partie.

Au côté d’élus encore effrayés de leur propre audace, ne mégotons pas nos efforts pour diffuser, relayer, appuyer l’engagement des collectivités essonniennes pour la maîtrise publique de l’eau potable. Assurons-nous que cette intention devienne réalité, assurons-leur que nous n’admettrons aucun retour en arrière.

Sainte Geneviève des bois , le 16 mars 2021
Association Eau publique Orge Essonne, eaupublique.orge.91@laposte.net

version « image » de notre position :

Conseil d’administration de la régie DU 18/12/18: débat animé autour des tarifs

Le dernier conseil d’administration (CA) de la régie d’eau potable de Cœur d’Essonne Agglomération s’est réuni le mardi 18 décembre. Il avait à son ordre du jour 2 point importants:

  • la mise à jour des tarifs de l’eau vendue aux abonnés à compter du 1er janvier 2019, date d’élargissement du périmètre de la régie à 10 des 11 communes de l’arpajonnais , soit 60 000 habitants supplémentaires .
le siège de la régie à St Michel

L’objectif était de proposer un tarif aux abonnés de l’Arpajonnais identique à ce celui fixé pour le Val d’Orge il y a 2 ans . les simulations faites l’ont permis à 2 conditions:

  • l’application d’une hausse légèrement supérieure à la hausse des prix à la tranche tarifaire de base (de 0 à 200 m3 par an) et aux coûts d’abonnements correspondant aux différents type de compteurs, soit + 3.5%, avec comme résultat les évolution suivantes:

1/ un passage de 19 à 19,66€ l’abonnement petit compteur (diamètre de 15 mm) et de 1,22 à 1,263€ le prix du mètre cube.

2/ l’augmentation beaucoup plus importante du tarif au m3 de la tranche supérieure, (plus de 1000m3 par an), qui passe de 1.63€ à 1,84€ soit +13%. Ce tarif ne devait s’appliquer qu’aux entreprises et établissements. Problème, nous avons été alertés par 2 élus qui siègent au conseil communautaire de l’agglomération que la délibération tarifaire prévue ne comportait plus l’article permettant de différencier les gros compteurs des ensembles d’habitations pour que leurs usagers bénéficient du tarif de base,au même titre que l’habitat individuel.

Une mobilisation de notre association en direction du conseil communautaire a heureusement permis que cet article soit rétabli dans la délibération voté lors du CA du 18 décembre.

Autre tarif à l’ordre du jour, celui de la convention d’achat d’eau en gros au SIARCE , qui  nous revend  en fait  l’eau qu’il  a lui -même acheté  à Veolia ,  à qui il a  reconcède la gestion de l’usine de production d’Itteville  dont l’Arpajonnais  constitue le débouché principal. Un tarif à propos duquel , il s’est avéré impossible, malgré nos multiples réclamations , d’obtenir aucun élément permettant de le justifier: les seules informations apportées concernaient la part de Veolia pour la « production » soit 52 centimes au mètre cube et la « taxe » réclamée par le SIARCE soit 17,5 centimes. Le total, « curieusement », s’alignant au demi-centimes près, sur le tarif réclamé par Suez (69 centimes)pour l’eau vendue à la sortie de ses usines d’eau de Seine qui desservent le Val d’Orge. Des tarifs totalement opaques et qui paraissent d’abord déterminés en accord entre les 2 multinationales pour préserver leur partage du gâteau et leur domination sur les intercommunalités de l’Essonne.

Une absence d’informations qui nous a conduit à voter contre ce prix d’achat. Seuls, puisque tous les autres membres du CA, après quelques regrets, ont approuvé unanimement ce tarif .

Avec un point positif , ce tarif n’est voté que pour
ans, et la délibération n’intègre pas la hausse de 30% déjà décidée pour 2021 entre Xavier Dugoin , président du SIARCE et et ses compères de Veolia . Nous disposons donc de 2 ans pour modifier le rapport de force actuel et mettre un coup d’arrêt à ces coups de force détestables. DANS L’INTERVALLE, IL Y AURA LES MUNICIPALES DE 2020: Il sera très intéressant de suivre et faire savoir comment vont s’expliquer les élus locaux qui ont approuvé par anticipation cette hausse des recettes de Veolia après la fin de leur mandat ….