Tous les articles par Association Eau publique Orge Essonne
Association créée en 2014 par des habitants et associations du Val d'Orge pour la création d'une régie publique pour gérer l'eau potable de l'Agglomération.
Affiliée à la Coordination Eau Ile de France, l'association a pris le nom d'Eau publique Orge-Essonne,
quand notre agglomération s'est élargie à l'Arpajonnais en 2016
2 ans après une première édition à la Norville, notre association renouvelle sa conférence-débat ouverte à tous les publics « comprendre sa facture d’eau ».
Samedi 20 janvier 2024 de 14h30 à 16h30 – Entrée libre
à Morsang sur Orge, à la Maison de l’environnement
(place des 3 martyrs, accès piéton sur la droite du parvis du château de Morsang)
La création par l’Agglomération Coeur d’Essonne d’une régie publique pour la distribution de notre eau potable, s’est accompagnée en 2017 d’une baisse du montant de la ligne « eau » de nos factures. Mais ces factures, payées directement en habitat individuel, ou répercutées dans les charges pour l’habitat collectif, restent toujours un poste significatif de dépenses pour les habitants; il mérite d’y regarder de plus près.
Factures opaques?
Problème: avec 10 lignes différentes de redevance, nos factures restent particulièrement obscures. Et pourtant, lire ces lignes, et même entre ces lignes de nos factures, au-delà du prix de l’eau, c’est mieux comprendre le cycle de l’eau, les dangers qui la menacent, les traitements qu’elle subit. C’est se donner des clés pour protéger ce bien commun essentiel dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Les objectifs de cette conférence
Dans cette conférence, Eau publique Orge-Essonne vous propose, en parcourant nos factures, de naviguer au fil du » petit cycle de l’eau », à savoir:
son captage, son traitement, son transport, et sa distribution, jusqu’à nos robinets;
ensuite, après usage, sa collecte et son assainissement en vue de la « restituer » au milieu naturel. A chacune de ces étapes, nous rencontrerons des opérateurs différents, et ferons quelques découvertes sur l’utilisation des redevances versées. Nous aborderons les causes des récentes augmentations des factures et les moyens de s’y opposer.
Déroulement
Cette conférence prend place en 2024 dans le cycle d’animations sur le thème de l’eau de la Maison de l’Environnement. 1H20 de présentation entrecoupée de questions-réponses soit 2 heures au total.
Quel sursaut démocratique face à l’enlisement des négociations organisé par Suez?
Compte-rendu du Rendez-vous entre la Coordination Eau Ile de France et le Président du nouveau syndicat Eau du sud francilien (SESF)
jeudi 30 novembre 2023 – Lieusaint
Pourquoi ce rendez-vous?
Nous avions sollicité ce rendez-vous fin octobre, à la fin de la période de confidentialité exigée par Suez pour les négociations avec le SESF et pour accepter de fournir enfin des éléments chiffrés à l’appui de ses exigences quant au coût de la restitution des usines d’eau potable du sud francilien
Etaient présents :
– pour la coordination Eau Ile de France Jean-Claude Oliva directeur, Pascal Etienne et Pascal Grandjeat (association Eau Publique Orge Essonne EPOE)
– Michel Bisson (Président du SESF et l’Agglomération Grand Paris Sud), accompagné d’Adrien Derain (directeur adjoint de cabinet de M. Bisson et en charge du dossier eau potable)
Rappel de quelques éléments du contexte, à l’approche de la fin de la première année d’existence du SESF (créé le 1er janvier 2023); un anniversaire propice à un bilan de l’évolution des relations avec Suez, depuis cette création :
Redémarrage à la hausse du prix de vente de l’eau en gros, le record étant atteint pour la Régie Eau Coeur d’Essonne (ECE), avec + 51% de hausse depuis le vote en mai 2022 de la délibération d’intention de baisse unilatérale à 0,45€.( cf l’évolution du tarif de vente de Suez à ECE
Le 5 octobre 2023, arrêt de la CEDH (Cours Européenne des Droits de l’Homme) sur les biens de retour (les collectivités deviennent propriétaires des ouvrages concédés à la fin d’une délégation de service public, même si elles ne l’étaient pas avant cette DSP ), qui a confirmé la légitimité de l’exigence des usagers et élus de réappropriation publique.
Revirement de Suez (cf courrier de sa PDG, S. Soussan) excluant désormais la réappropriation publique des usines de production d’eau du sud francilien, même au prix fort, pour ne plus envisager qu’une « cession d’actifs », alors que les négociations s’étaient pourtant engagées en vue de la restitution du RISF.
Le 30 octobre, fin de la période de confidentialité des négociations, imposée par Suez au SESF, au prétexte du secret des affaires, permettant l’implication des usagers dans cette bataille,
Pas de réponses de Suez aux 2 derniers courriers du SESF (demande de rencontre avec les actionnaires le 2 octobre et relevé des désaccords du 19 octobre 2023), confirmant l’enlisement des négociations
Discussions séparées, en dehors du SESF, des dirigeants de la régie Eau Coeur d’Essonne avec Suez pour obtenir la modification de la formule de revalorisation de l’eau en gros pour en réduire les effets.
Michel Bisson nous a confirmé le blocage de la situation, sans perspective d’issue en l’état. Il a jugé sans intérêt la fin de l’obligation de confidentialité, dans la mesure où certains chiffres fournis par Suez devaient rester secrets 3 ans de plus.
Pour lui, la prochaine réunion (le 15 décembre) du SESF doit confirmer la volonté commune de ses membres d’une baisse unilatérale du prix d’achat de l’eau en gros, moyennant une actualisation tenant compte de l’inflation (soit à désormais à un prix approchant 50 cts au m3). Par ailleurs, reste l’objectif d’une saisine de l’Autorité de la Concurrence, pour abus de position dominante de Suez, sous réserve d’un dossier suffisamment solide, ce qui nécessite encore plusieurs mois de préparation.
Adrien Derain a indiqué que les discussions d’ECE avec Suez ont eu lieu en cohérence avec la démarche collective du Syndicat, puisqu’elles portent sur la convention en cours, sans remettre en cause l’objectif de baisse du prix à sa sortie.
Selon lui, si Coeur d’Essonne a laissé passer en 2022 l’opportunité de résilier sa convention, pour autant, les conventions d’achat qui s’achèvent en 2024 (pour toutes les communes de Val d’Yerre-Val de Seine, plus pour quelques unes de GPS et de Grand Orly Seine Bièvre (GOSB) représentent un volume important ; la baisse du prix d’achat pour ces collectivités induira une perte de recettes assez lourde pour amener Suez à composer.
Nous avons insisté sur l’urgence de remédier au déséquilibre des positions en présence, entre Suez qui se targue de s’appuyer sur ses actionnaires et de porter leurs exigences, et, de l’autre côté, le SESF qui se prive de l’information du soutien de ses usagers-électeurs.
Nos 6 propositions pour débloquer la situation
Nous avons fait 6 propositions qui ont fait l’objet des réponses suivantes :
1 – engager enfin l’implication des usagers (information sur les négociations, explications sur le recul de Suez et sur le caractère exorbitant de ses position), pour populariser, l’application de la baisse unilatérale au 1er janvier. Pour Michel Bisson, il n’est pas possible d’aller au-delà de l’information des maires des communes concernées par le SESF.
2 – Faire de la saisine de l’autorité de la concurrence une démarche partagée entre collectivités et usagers (à l’image des actions collectives parfois menées face aux errements et manquements des opérateurs téléphoniques dans le passage à la fibre).
Pour Michel Bisson, la faisabilité de cette démarche mérite d’être vérifié.
3 – faire connaitre le patrimoine du RISF (demande des collectivités à Suez d’organiser des portes-ouvertes et visites des usines du RISF et particulièrement celle de Morsang-sur-Seine.Pas de suite donnée à cette proposition
4 – confirmer l’engagement de toutes les intercommunalités d’exclure des discussions ou négociations séparées avec Suez. Pour nos interlocuteurs, cet engagement est acquis.
5 – insister pour obtenir du Préfet de Région l’organisation d’un Grenelle de l’eau, qui permettra d’appréhender globalement les abus de positions dominantes de veolia et Suez et d’affirmer la capacité et la légitimité des opérateurs publics à prendre le relai pour garantir protection de la ressource et accessibilité tarifaire. Pas d’initiative prévue pour relancer cette demande déjà exprimé.
6 – proposer lors de la réunion publique d’Attac à Grigny du 14 décembre le vote d’une motion à tous les participants exigeant une baisse unilatérale collective du prix d’achat de l’eau en gros et la restitution des usines du RISF et une conférence de presse pour valoriser la volonté des collectivités et usagers de passer à l’offensive. Proposition écartée, au motif qu’un point de presse est déjà prévu à la fin du prochain comité syndical du SESF.
Rendez-vous pour débattre des suites à cette situation lors de la réunion publique d’Attac à Grigny ce jeudi 14 décembre
excusés: Olivier ou-Rabah, Francine Mengelle-Touya, Jean-Pierre Warnier, Odile de Courcy, Stéphane et Isabelle Lamy-Rested
questions abordées: * campagne d’adhésions 2023-2024 et cotisations : la (ré)adhésion en ligne via le site « HELLOASSO » est opérationnelle (lien accessible en page d’accueil, colonne de gauche, de notre blog :
* point sur la préparation de nos conférences sur la facture d’eau avec en première échéance à la Maison de l’Environnement de Morsang le 20 Janvier 2024. * Action pour contrer à l’augmentation vertigineuse du prix de l’eau en gros facturé par Suez à notre Régie. Proposition de motion à faire voter par les conseils municipaux des administrateurs de la régie pour les mandater afin qu’ils votent un prix d’achat d’eau en gros à Suez ramené unilatéralement à 45 centimes au m3 en 2024.
Rappel des 15 élus administrateurs et communes d’origine de la Régie: Véronique Mayeur de Breuillet, Sylvain Tanguy du Plessis-Pâté, Eric Braive de Leuville, Christian Béraud d’Arpajon, François Cholley de Villemoisson, Kim Delmotte de Cheptainville, Marianne Duranton de Morsang sur Orge, Aline Florette de Bretigny, Gilles Fraisse de Villiers, Alain Lamour de Longpont, Fabienne Leguicher de la Norville, Edouard Matt d’Egly, Roger Perret de Fleury, Philippe Roger de SGDB, et Sophie Rigault de SMSO
* Rendez-vous (avec la coordination eau Ile de France) avec Michel Bisson, en sa qualité de Président du syndicat Eau du sud francilien, le 30 novembre, pour exprimer nos demandes face au blocage des discussions avec Suez: poursuite des négociations en public, mise en oeuvre d’une baisse collective unanime du tarif d’achat d’eau à Suez à 0.45€, et engagement de la procédure de réappropriation des usines du RISF * suites de l’action en cours en annulation de la hausse illégale de la redevance « épuration » du SIAAP: pas de retour pour le recours auprès du tribunal administratif, probabilité sérieuse d’une hausse également abusive et illégale de la redevance 2024 (à voter dans les prochaines semaines) . Objectif de présence à la séance publique du Conseil d’Administration du SIAAP, en décembre ou janvier qui doit délibérer sur la redevance 2024. * échos de nos participations aux dernières réunions du CA de la régie et de la CCSPL de Coeur d’Essonne * Actions pour un Grenelle de l’eau en Ile de France : Attente de la réponse du Préfet de région, à relancer * soirée publique le 14 décembre à Grigny à l’initative d’Attac sur la gestion de l’eau en Essonne: nous serons présents et participerons au débat; préparer une motion à proposer à l’adoption des usagers et élus présents ce soir-là *Ordre du jour de la prochaine réunion de notre collectif d’animation prévue le (à noter svp):lundi 22 janvier 2024
De quoi s’agit-il? Du projet de la société canadienne Vermilion de prolonger et développer ses forages pétroliers dans le centre Essonne jusqu’à la date limite de leur activité fixée par la loi en 2040.
Vermilion est une multinationale canadienne qui affiche sans scrupule son ambition de développer ses forages pétroliers et gaziers partout où il est implanté en Amérique du Nord, autour des Iles Britanniques, mais également en France, où il exploite aujourd’hui 75% des forages pétroliers en activité. Implanté en Aquitaine et dans le sud de l’Ile de France, ses forages en Essonne représente environ 20% de sa production nationale.
Contrairement à d’autres exploitants d’énergies fossiles qui dépensent des millions d’euros en communication « verte » et en lobbying pour nous faire croire à leur volonté d’en sortir, Vermilion affiche sans gène son ambition de poursuivre et développer sa production climaticide le plus longtemps et le plus largement possible.
Un promoteur de l’exploitation du gaz de schiste en France
En 2010, il était en première ligne pour obtenir du Gouvernement français des permis d’exploration des ressources en gaz de schiste en vue d’imposer leur exploitation en France. Particulièrement En Essonne, dans toutes les concessions pétrolières que Vermilion avait acquis les années précédentes. Une fuite en avant vers des forages utilisant la fracturation hydraulique, particulièrement dévastatrice pour notre sous-sol et nos nappes phréatiques. ces projets avaient suscité une forte mobilisation citoyenne dont notre blog de l’époque s’était fait l’écho en décembre 2012: Une odeur de gaz de schiste dans le Val d’orge aussi et en octobre 2013:Samedi 19 octobre , rassemblement au Plessis-Pâté
A l’époque, l’ampleur de la mobilisation citoyenne avait conduit le gouvernement à finalement refuser l’exploitation du gaz de schiste, obligeant Vermilion et les autres compagnies pétrolières à remballer leurs projets destructeurs.
Condamné à limiter ses activités climaticides en France à l’exploitation « classique » du pétrole, Vermillion remonte au créneau en 2017 quand Nicolas Hulot, alors ministre prépare une loi de sortie progressive de l’extraction des hydrocarbures.
Son projet initial interdisait la prolongation des concessions d’exploitation arrivant à expiration : certains projets pétroliers et gaziers se seraient arrêtés dès 2021 et il ne devait plus rester que quelques puits ouverts en 2030.
Une multinationale prête à tous pour préserver ses profits
En août 2017, plusieurs courriers relatifs au projet de loi Hulot sont adressés au Conseil d’État. L’un émane du cabinet d’avocats privés mandaté par Vermilion. La société et ses avocats menacent de poursuivre la France en justice en vertu de l’ISDS, si la loi prévue était promulguée. l’ISDS, ce sont ces tribunaux privés internationaux censés arbitrer les différents entre investisseurs privés et Etats, à l’abri de la justice des pays concernés.
La lettre de Vermilion affirmait ainsi que le moratoire prévu par Hulot sur le renouvellement des concessions d’exploitation pétrolière constituerait une violation du Traité de la Charte de l’énergie (TCE). Un accord international datant des années 1990 confère des droits étendus aux investisseurs étrangers.
Vermilion savait pertinemment qu’il serait très difficile au gouvernement de d’ignorer la menace d’une plainte ISDS qui pourrait coûter à la France un milliard de dollars. Le recul du gouvernement français, qui s’est plié quelques mois plus tard aux exigences des grands groupes pétroliers, a montré l’efficacité de cette offensive.
Nicolas Hulot, avant de laisser la place, rédigea finalement un texte qui se borne à prévoir la fin de l’extraction d’hydrocarbures sur l’ensemble du territoire français, outre-mer inclus, à l’horizon 2040, sans anticiper cette sortie, au mépris des exigences de l’accord de Paris.
Encouragé par cette reculade gouvernementale, Vermilion n’a eu de cesse depuis 2017 d’annoncer un développement de ses sites de production comportant de nouveaux forages, en Acquitraine et Ile de France. C’est le cas aujourd’hui avec sa demande de renouvellement jusqu’en 2040 de sa concession pétrolière d’Itteville: une concession dont 2 des principaux puits de pétrole se trouvent dans les zones de protection rapprochée des captages d’eau potable de l’usine d’Itteville qui alimente toutes les communes du sud de Coeur d’Essonne Agglomération !
Cette carte indique en bleu les captages souterrains et la prise d’eau sur l’Essonne qui alimente l’usine d’eau potable d’Itteville.
Une grave menace pour nos ressources souterraines en eau…..
C’est toutes les nappes phréatiques du secteur qui sont menacées par les installations de Vermilion : Ses forages atteignent 1500 mètres de profondeur, traversent plusieurs niveaux d’aquifères, ainsi qu’en témoignent cette vue en coupe du sous-sol traversé par les puits de pétrole :
Sont ainsi exposées:
Les nappes du Tertiaire : composées des nappes de l’Oligocène (Nappe de Beauce), de l’Eocène supérieur (Nappe de Champigny), de l’Eocène inférieur à moyen (Nappe de la Craie). Utilisées pour l’alimentation en eau potable, les besoins agricoles, de lutte contre les incendies et l’arrosage individuel et collectif, ces nappes sont vulnérables aux pollutions anthropiques,
Les Nappes profondes de l’aquifère multicouche de l’Albien – Néocomien: une ressource protégée des pollutions de surface mais enjeu pour l’eau potable. Mais il n’y a pas que le sous-sol qui se trouve affecté; la poursuite de l’exploitation d’hydrocarbure menace aussi les eaux superficielles. Le périmètre dominé principalement par la rivière de l’Essonne, mais aussi par la rivière de la Juine au Nord-Ouest de la zone, 2 rivières qui drainent l’eau de surface mais également les nappes souterraines. La prise d’eau d’Itteville dans la rivière de l’Essonne, source principale de l’alimentation en eau potable de l’usine d’Itteville est 300mètres à peine d’un des forages de Vermilion.
…et pour les espaces naturels ultra-sensibles des marais d’Itteville
Le secteur d’exploitation de la concession de Vermilion est devenu depuis sa création particulièrement vulnérable, justifiant une protection renforcée à de nombreux titre. Il affecte aujourd’hui :
Le Parc Naturel Régional du Gâtinais Français ;
2 sites Natura 2000 ;
Les marais de la basse vallée de l’Essonne labellisés en 2021sur la Liste verte très restreinte de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
Un périmètre préfectoral de Protection de Biotope (APB) ;
Les Espaces Naturels Sensibles (ENS) des marais de l’Essonne et les zones de préemption prévues pour leur extension ;
Une réserve naturelle et des Espaces Boisés Classés ;
11 zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type I, 2 ZNIEFF de type II et une Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux (ZICO) Le périmètre est concerné par 1 site inscrit, 1 site classé et 7 édifices recensés au titre des Monuments Historiques. Il est aussi concerné par le risque inondation, le risque mouvement de terrain : retrait/gonflement des argiles.
Deux Installations Classées pour la Protection de l’Environnement dites « SEVESO Seuil Haut » sont présentes au Nord hors de la concession.
Enfin, les communes concernées par la concession sont considérées comme sites d’intérêt archéologique.
Le mépris de Vermilion à l’égard de son environnement et de ses exigences de protection transparait à chaque page de sa demande de prolongation d’exploitation; Il se contente pour démontrer son attention à la protection de l’environnement, de mettre en avant son expérience, et l’ancienneté des problématiques de risques à gérer. Il se borne à évoquer ses projets de nouveaux puits comme des hypothèses de développement futur, s’exonérant de ce fait d’en préciser l’impact sur le milieu . Sa prise en compte des exigences des autorités compétentes en matière d’eau et d’environnement se borne à recycler des données anciennes. Exemple en matière d’eau potable: Vermilion nous assure prendre en compte ses impératifs par un protocole de 2015 avec le SIERE, un syndicat des eaux qui a disparu depuis plus de 6 ans; Pour les Espaces natures sensibles, il fait référence aux objectifs du « Conseil Général » d’il y a 9 ans, etc….
Au total l’acharnement de Vermilion à développer en Essonne son exploitation des hydrocarbures, quoiqu’il en coûte et le plus activement possible , témoigne qu’il n’accorde aucun crédit aux engagements de la première ministre de faire de la France la première grande nation à sortir des énergies fossiles.
Alors que plus de 300 scientifiques en appellent à la signature d’un traité de non-prolifération des énergies fossiles, la responsabilité de l’Etat et des collectivités locales nous parait être au minimum de saisir toutes les occasions pour engager la sortie progressive de nos territoires de la production de ces énergies et la reconversion des opérateurs concernés.
On sait que la trêve estivale est propice aux mauvais coups.
Suez vient d’en fournir un sinistre exemple avec la dernière facture de vente d’eau en gros adressée à la Régie Eau Coeur d’Essonne en Août pour la desserte de notre agglomération. Après plusieurs années d’augmentation suivant approximativement la hausse des prix, cette facture comporte une hausse de 39,4 % par rapport à celle du début de l’année.
Suez justifie ce racket par la formule de revalorisation des prix incluse dans sa convention de vente: une formule qui fait la part belle, et même amplifie, les hausses spéculatives du prix de l’électricité sur le marché européen et en France (Rappel, pour les usagers , en 2022 le gaz a pris +25% et l’électricité +7%). Plutôt qu’à un bouclier tarifaire, la politique de prix de Suez s’apparente plutôt à une destruction à l’arme lourde du budget 2023 voté par la régie. Un budget tablant sur une hausse de l’eau vendue par les multinationales (Suez au nord et Veolia dans le sud ) de l’ordre de 10%.
Pour Suez, cette hausse intervient après une hausse d’environ 23% depuis la création de la régie , le premier mai 2017, il y a 5 ans et demi.
Evolution du prix d’achat par la Régie de l’eau en gros de Suez en 2023
volume d’eau en gros en m3
Part Forfaitaire + Prix Unitaire
% de hausse
janv-23
682000
0,8538
juil-23
682000
1,1901
+39,4%
Cette hausse d’une brutalité sans précédent intervient alors même que les négociations piétinent entre Suez et le nouveau Syndicat Eau du Sud francilien (SESF) qui réunit les agglomérations dépendantes de ses usines de production d’eau à partir de captages en Seine, dont Coeur d’Essonne. Des négociations qui visent à en finir avec une surfacturation qui peut atteindre le double du prix réel de production (prix de vente de l’eau en gros variant de 0,60 à 0,85centimes au mètre cube jusqu’alors, pour un prix de revient de moins de 40cts selon les propres chiffres de Suez ,voir ci-après).
Pour ceux qui espéraient que, dans ce contexte, Suez ferait profil bas en matière d’évolution tarifaire pour préserver ses marges de profits confortables, c’est la douche froide: pour Suez, c’est encore et toujours l’abus de position dominante et une surfacturation sans limites qui sont à l’ordre du jour.
Pour l’association Eau Publique Orge Essonne, cette dernière offensive de Suez exige de passer des intentions aux actes pour mettre fin à cette situation injuste.
Ce n’est pas aux usagers de payer , il est temps d’appliquer la baisse unilatérale du prix d’achat à Suez de son eau en gros
Nous n’accepterons pas que cette hausse abusive soit répercutée sur les usagers du service d’eau potable, auxquels s’appliquent déjà une hausse de 6% en 2023 pour la part eau potable des factures et une hausse de 27% de la part « redevance épuration » reversée au SIAAP (assainissement).
Mais il n’est pas non plus envisageable de payer cette facture totalement déconnectée du véritable coût de production de l’eau, sous peine de mettre la régie dans une situation financière critique.
Fin juin 2023; le Conseil Communautaire de CDEA adoptait à l’unanimité une délibération d’intention de baisse unilatérale du prix d’achat de l’eau en gros à Suez à 45 cts au M3 dans l’attente de récupérer les usines de production déjà payées à travers nos factures d’eau. L’heure est venue de la mettre en oeuvre par la régie Eau coeur d’Essonne, comme Grand Paris Sud l’a fait de son côté dès 2022.
A la poursuite du vrai prix de l’eau – résumé des chapitres précédents
Prix exorbitant de vente aux agglomérations du sud francilien de l’eau en gros par Suez: 3 années de dialogue de sourds
La communauté d’agglomération Grand Paris Sud (GPS) est arrivée fin 2021 au terme de son marché d’achat en gros avec Suez . Rappelons que sa Régie d’eau potable ne dispose pas de l’autonomie financière, ce qui fait que c’est l’Agglomération elle-même qui est décisionnaire pour les dépenses de la Régie, contrairement à la Régie Eau Coeur d’Essonne, disposant de la personnalité morale et juridique.
Pourquoi GPS s’est engagé seul dans la mise en oeuvre effective en 2022 d’une réduction unilatérale du prix d’achat
GPS est déjà propriétaire des principales conduites de transport sur son territoire et uniquement desservi par l’usine de Morsang sur Seine. Il a pu démontré une marge de Suez sur ses ventes à gros supérieure à 50 %. Pour les autres EPCI, comme Coeur d’Essonne Agglomération (CDEA), le coût réel de l’eau en gros, est supérieur à ce qu’il est chez GPS, du fait de l’éloignement des sites de production (coût supérieur du transport) et d’un recours complémentaire aux autres usines de traitement plus petites (économies d’échelle moindres) Viry, Vigneux, ou équipées de procédés plus coûteux (membranes à Vigneux).
L’abus de position dominante pointé par le Conseil national de la Concurrence en 2005 (jugement du 3/11/2005) persiste 18 ans plus tard
Même si le jugement de 2005 condamnait l’existence d’un « rabais de couplage », les allusions à l’absence de concurrence sont nombreuses dans son texte: « le marché reste cloisonné », « il n’y a aucune concurrence entre les producteurs d’eau », ….
Les deux grands acteurs privés de l’Ile de France (Suez et Veolia, en tant que Maîtres d’ouvrages d’installations de production, ou délégataires) ont largement organisé une surcapacité de production dans le sud francilien, afin de se prémunir d’achats d’eau à la société concurrente. Les usines de production d’eau en place pourraient doubler leur fourniture d’eau si elles tournaient à plein régime et celle de Morsang sur Seine pourrait à elle-seule fournir les volumes livrés aujourd’hui par les 3 usines
Dans son rapport 2018 La Cour des Comptes soulignait l’« absence de stratégie collective » des grands acteurs et les surcapacités qui en résultent.
Eau du Sud Parisien (ESP) : un paravent masquant la rentabilité très élevée des ventes d’eau en gros de Suez dans le périmètre de sa position monopolistique
Créée par la Lyonnaise des eaux suite au jugement de 2005, pour répondre au grief de rabais de couplage et permettre ainsi d’établir un tarif de vente en gros applicable lors des mises en concurrence de DSP uniquement pour la distribution, sa filiale ESP a permis à Suez de renforcer l’opacité de ses profits sur les ventes d’eau.
Ainsi ESP, qui ne dispose d’aucun personnel propre, ni d’aucun outil de production se voit refacturer au prix fort par sa société mère les prestations nécessaires à ses activités. Exemple: dans les comptes 2020, un seul poste de charges dénommé « autres achats et sous-traitance », sans plus de détail, représente 94 % de la totalité des charges inscrites au compte de résultat
Depuis 3 ans,Suez s’est opposé catégoriquement à la fourniture de la valeur nette comptable des ouvrages du RISF ainsi qu’à celle d’un tarif de l’eau en « sortie d’usine «
Les 3 ans de réunion des intercommunalités avec Suez témoignent de son refus obstiner de communiquer ces informations. Cette obstruction permet à Suez de contester que les montants acquittés par les usagers ont depuis longtemps couverts les amortissements des ouvrages. Particulièrement pour le tarif sortie d’usine de Morsang sur Seine, la valeur nette d’usage mettrait inéluctablement en lumière un niveau indécent de rentabilité pour Suez.
Le dénigrement du fournisseur alternatif potentiel que pourrait être Eau de Paris
GPS et CDEA ont étudié le scénario d’acheter une partie de son eau à la régie Eau de Paris, au moyen d’un nouveau piquage sur l’aqueduc du Loing, qui traverse ou long leurs territoires
Pour contrer cette solution, Suez a tenté de faire pression sur certains élus en mettant en cause la qualité et le prix de l’eau en gros fournie par Eau de Paris, ainsi que les études techniques de piquage sur l’aqueduc réalisés par GPS ou La Régie Eau Coeur d’Essonne.
Ces études montraient que les intercommunalités pouvaient largement se passer de l’usine de Morsang sur Seine.
Elles prévoyaient une capacité de 80 millions de m3/an produits à partir de différentes ressources : prélèvement dans la Seine, dans la rivière Essonne à Ormoy déjà existante (station de captage propriété du Département), forages locaux et donc piquage dans l’aqueduc du Loing en accord avec Eau de Paris, – soit rachat de la station existante à Ris-Orangis (créée pour alimenter la régie Eau des lacs de Viry, puis mise à l’arrêt 2 ans après pour restaurer le monopole de Suez
– soit donc par la construction d’une nouvelle station de piquage
Les obstacles à la concrétisation de projets alternatifs
Principal handicap de ces solutions, leur coût d’investissement important, difficilement justifiable face à l’amortissement opéré de longue date des usines du RISF que Suez doit restituer aux collectivités.
Tarifs et profits démesurés
Les discussions engagées e entre GPS seul ou avec les autres EPCI, et Suez ont néanmoins permis certaines mises au point
Suez a reconnu ne pas avoir vocation à rester propriétaire des installations du service public de l’eau, pour se consacrer désormais à leur exploitation.
Surtout, Suez a fini par communiquer un tableau analytique suivant des coûts complets d’exploitation (hors investissements) des différentes usines et des réseaux. Des coûts qui se situent en deça des valeurs les plus basses qu’on pouvait estimer . Jugez-en:
Certaines imputations de coût ,difficiles à vérifier, semblent excessives (notamment, les affectations de personnel de structures et le taux de marge appliqué pour le tarif d’exploitation), ce tableau apporte des ordres de grandeur cohérents avec les données connues sur d’autres installations de même nature1.
Ce qui saute aux yeux dans ce tableau , c’est que la part imputable à l’électricité représente moins de 20% du coût global de production, Dès lors, la hausse de son coût ne peut en aucun cas justifier les 39% de hausse de l’eau en gros infligés à la régie cet été
Pour GPS, les fournitures en gros de Suez à GPS s’établissent respectivement par sites de production à 80 % pour Morsang, 15 % pour Viry et 5 % pour les captages dans la nappe de Champigny, le coût de revient de production de l’eau livrée pondéré s’élève à peine à 0,204 € HT/m3!
Même en y rajoutant un coût relatif aux investissements usines évalué à 0,05 € HT/m3 et le montant correspondant aux réseaux et autres installations, on atteint un coût complet au maximum de 0,29 € HT/m3, à mettre en perspective avec le tarif moyen imposé en 2021 par Suez à GPS, de 0,635 € HT/m3, soit 54 % de marge.
Pour CDEA, les livraisons proviennent très majoritairement de l’usine de Morsang sur Seine , au coût le plus bas, accessoirement de celle de Viry , légèrement plus chère,
Dans tous les cas, ces chiffres fournis par Suez en 2021, révèlent un coût réel, transport compris, d’environ 30cts au m3 de l’eau en gros livré à Eau Coeur d’Essonne
A rapprocher du coût de 1,19€ au mètre cube, figurant sur la facture reçue en août, soit un prix de 300% plus élevé que ce coût réel.
On est même très, très en dessous des 45 centimes au m3 que les intercommunalités sud franciliennes annoncent accepter de payer dans l’attente de la restitution des usines. Il est plus que temps d’appliquer cette mesure de baisse. Elle en constituerait qu’un premier pas bien modeste vers une tarification équitable
L’usine de Viry qui attend désespérément sa restitution aux essonniens
notre association eau publique Orge-Essonne , et notre coordination eau Ile de France se sont associées à la tribune refusant la dissolution des soulèvements de la terre (SDLT) , et s’engageant à contribuer à la poursuite de ses actions et expressions sous diverses formes, notamment pour une préservation et un partage équitable des ressources en eau.
Complémentairement, vous ètes invité.e.s, si vous ne l’avez pas déjà fait et si vous vous sentez concerné.e.s, à vous joindre à la démarche collective de recours individuels citoyens, aux côtés du recours déposé auprès du Conseil d’Etat, par les avocats des SDLT,contre leur dissolution par le Gouvernement (il s’agit en fait d’un double recours, le premier en référé-suspension, le second sur le fond).
Attention la date limite pour cette action juridique est fixée au 20 août 2023 pour la requète au fond (2 mois après la parution du décret de dissolution), Mais cette date a été avancée au 8 août par le Conseil d’Etat qui prévoit de statuer sur le « référé-suspension » dès le 10 août , pour stopper le flot de recours individuel s d’ores et déjà envoyés
Cette démarche est importante pour illustrer le nombre, la diversité,et l’implication personnelle des personnes qui se reconnaissent comme partie prenante des sdlt.
A ce jour, 18 000 personnes se sont déjà déclarées prêtes à être co-requérantes contre cette dissolution.
Cette action est facilitée par la qualité des supports (tutoriel, modèles de requète) proposés pour s’y associer, grâce au travail remarquable des avocats qui accompagne le mouvement
Par sécurité est repris en fichier joint, ICI le tutoriel rédigé pour tous les co-requérants, accessible par le lien ci-dessous, en fichier joint.(plusieurs des liens d’accès aux informations des SDLT ont été bloqués, ça risque de se produire aussi dans les prochains jours pour accèder aux documents préparés pour ces recours).
La démarche complète de personnalisation des requètes, leur envoi après l’ouverture d’un compte sur télérecours prend au plus une demie-heure. C’est une action individuelle gratuite, ce qui encourage à la proposer autour de nous, à tous ceux qui sont inquiets et révoltés, face à la dérive autoritaire du gouvernement que cette dissolution confirme.
Vous remerciant de votre attention,
N’hésitez pas à nous recontacter pour toute question ou remarque sur cette proposition, ou sur les enjeux et les suites de cette action.
Mouillons-nous tous à Corbeil-Essonnes pour libérer la Seine de ses pollutions et de ses prédations mercantiles
Après unepremière participation réussie en 2022, notre association renouvelle cette année son invitation à participer au Big Jump européen ce dimanche 9 juillet à 14h30. Avec les mêmes objectifs:
Le respect des engagements pris par les pouvoirs publics que la Seine retrouve de façon pérenne une qualité d’eau conforme à la baignade en 2024
La restitution par multinationale Suez sans contre partie des usines de captation d’eau de Seine pour desservir nos réseaux d’eaux potable
L’abandon du grand projet écocidaire et au coût exorbitant du SEDIF de traitement de l’eau de Seine (et de la Marne et l’Oise) par OIBP (ultra-filtration)
Cette année notre plongeon s’inscrira dans le cadre d’une après-midi festive organisée sur les bords de Seine par la Ville de Corbeil-Essonnes:
Nous ne sommes pas au bout de nos peines pour en finir avec les surfacturations indues qui plombent nos factures d’eau.
I – La surfacturation de l’eau vendue par Suez à notre régie (concerne toutes les communes du Val d’Orge). Le syndicat Eau du sud francilien (SESF), créé pour récupérer les usines de production de notre eau potable, se heurte toujours au refus de Suez de négocier pour cette restitution; la prochaine réunion du SESF, vendredi 16 juin à midi et demi à Evry-Courcouronnes, nous donnera l’occasion de peser pour débloquer cette situation; plus d’info sur notre blog ici
II – Suite à l’interpellation infructueuse de nos élus, notre collectif d’animation a décidé de passer à à l’action pour obtenir l’annulation de la hausse, exorbitante et illégale, de la redevance épuration du Syndicat d’assainissement de l’Agglomération Parisienne (SIAAP) venue plomber nos factures d’eau en 2023 (voir l’article publié sur notre blog en janvier ). Cette action comprend 2 volets, une action collective et un recours en justice:
a* Une action collective à proposer au plus grand nombre d’abonnés à la régie (les particuliers, mais aussi les abonnés « collectifs »: bailleurs sociaux, copropriétés, établissements divers.
Cette action de blocage consiste à défalquer des factures reçues de notre régie d’eau potable pour 2023, avant de les régler, le montant de la hausse imposée illégalement par le SIAAP, dans l’attente que nous soit communiqué un justificatif de cette hausse. (concerne 17 communes sur 21 de notre agglomération, cf tract) Cette action implique d’opérer la soustraction correspondante du montant de cette hausse (avec communication d’un tutoriel explicatif de cette opération) et d‘accompagner l’envoi ou le dépôt du règlement de cette la facture corrigée d’un courrier au directeur de la régie expliquant cette démarche.
Vous trouverez ci-joint à cette fin à télécharger:
* Le tract à l’intention des abonnés à la Régie Eau coeur d’Essonne motivant cette action collective. Tract qui est donc à faire circuler le plus largement parmi nos sympathisants et contacts usagers de la régie régie (ou usagers des services d’eau d’autres communes également rattachées au SIAAP pour leurs eaux usées.) Ce courrier peut également être adressé par des locataires à leur bailleur abonné collectif à la régie. Ce tract comporte à son verso la fiche explicative de cette opération à effectuer facture en main)
* le modèle de courrier à adapter par chaque abonné pour accompagner son règlement de facture corrigé (référence et montant de la facture et et de déduction opérée). Egalement en pièce jointe
b* Parrallèlement nous avons déposé au tribunal administratif de Paris une requète en annulation de la délibération du 6 décembre du conseil d’administration du SIAAP fixant le montant de cette hausse abusive. Copie de cette requête peut vous être communiquée pour information sur simple demande. Quel que soit le nombre de personnes qui se joindront à cette action collective, cela constituera autant de grain de sables pour enrayer la mécanique des hausses abusives et pousser nos élus à s’engager pour restaurer nos droits face au coup de force du SIAAP
On lâche rien!
La station de Valenton, exploitée par Veolia pour le compte du SIAAP, ,où nos eaux usées sont épurées moyennant une hausse exorbitante et sans base légale
Le peuple de l’eau du sud francilien est attendu nombreux à la prochaine réunion publique du Comité Syndical du Syndicat Eau du sud Francilien (SESF) fixée le
vendredi 16 juin à 12h30
au siège de la Communauté d’Agglomération Grand Paris Sud Salle des Assemblées 500 place des Champs-Élysées 91000 Évry-Courcouronnes
L’ordre du jour prévisionnel de ce prochain comité syndical comprend 2 sujets:
l’adoption du règlement intérieur du SESF
Mode de gestion de l’usine de Saintry-sur-Seine (cliquerici pour accéder au rapport d’analyse , à la note de présentation)
Doit aussi, en principe ce vendredi être débattue une délibération sur le principe de fixation unilatérale par le nouveau syndicat du prix d’achat de l’eau en gros à 0,45 € HT / m3, dans le cas d’un blocage persistant des négociations avec Suez. (un prix de 45cts qui restera supérieur au coût réel de production de l’eau pour Suez, suite la base des coût d’usines de production comparables en gestion publique); Cliquez ici pour le rapport de présentation de ce projet ).
Soyons nombreux pour aider nos élus à prendre cette décision indispensable pour afficher enfin un front commun et une ferme détermination face aux dirigeants de Suez; des dirigeants qui refusent toujours de nous restituer les usines de production d’eau pourtant déjà payées de longue date par nos factures d’eau.
Cette décision est la suite logique et attendue des délibération votées en 2022 sur le même sujet par 3 des 4 agglomérations fondatrices du SESF:
*Grand Paris Sud (GPS) qui n’a pas seulement voté un tarif abaissé unilatéralement à 45cts au m3 , mais appliqué ce tarif (bravo!) dans ses achats d’eau en gros à Suez
*Coeur d’Essonne agglomération (CDEA) et Grand Orly Seine Bièvre (GOSB) qui en sont restés au stade de délibérations d’intention
Rappelons enfin que les dirigeants de l’Agglomération Val d’Yerres-Val de Seine qui devaient prendre la même délibération le 15 décembre 2022, s’étaient rétractés à la dernière minutes pour ne pas contrarier leur prédateur (ah, ce satané syndrome de Stockholm!…)
Notre participation doit être aussi l’occasion de rappeler nos attentes en matière d’implication des habitants dans la bataille engagée pour s’affranchir enfin de l’emprise de Suez sur notre eau potable:
invitation du public (c’est la loi) aux réunions du SESF relayée sur les sites des 4 agglomérations fondatrices du Syndicat,
diffusion sur les sites des 4 agglomérations des vidéos de restitution de ces séances organisées à des horaires inaccessibles à ceux qui travaillent,
Communication à tous les membres des conseils communautaires et des conseils municipaux des communes desservies par Suez (RISF) des convocations et ordre du jour des comités syndicaux du SESF
abandon au plus vite de la clause de confidentialité imposée par Suez au prétexte du « secret des affaires » dans les négociations qui s’enlisent sur la restitution de nos usines.
Pour terminer, une bonne nouvelle pour les habitants de la communauté d’agglomération de Paris-Saclay (CPS) dont 22 des 27 communes sont elles aussi victimes depuis des décennies du racket de Suez, en abus de position dominante sur l’eau potable du sud francilien. C’est en effet 2 membres de l’association d’usagers aggl’eau CPS qui représenteront la coordination Eau ile de France à la Commission consultative des services publics du SESF; en attendant que le Président de CPS se décide enfin à défendre ses habitants. On avance, on avance.
Venez nombreux vendredi 16 juin pour libérer notre eau potable de ses prédateurs!
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Association pour une gestion publique de l'eau potable de la Communauté Cœur d'Essonne Agglomération et au-delà