Contribution de « Eau Publique Orge-Essonne » à l’enquête publique SCOT.

Le réchauffement climatique attesté par les scientifiques, l’expérience des canicules et de la sécheresse vécues cet été 2019 montrent à quel point l’eau est un enjeu à l’échelle mondiale et locale. Partout, la ressource en eau est fragilisée et même menacée: réduction du débit des rivières, réduction de recharge des nappes. Il ne s’agit pas d’une question secondaire mais bien essentielle puisqu’elle concerne l’industrie;l’agriculture, l’alimentation, notre santé..; et tout simplement notre survie.

Dans ce cadre, quelle doit être sa place dans un SCoT? Elle doit «irriguer » les projets de développement. Notons que le DOO affirme en partie cette tendance puisque «améliorer le gestion durable de la ressource en eau» en est l’Orientation 2. Que demandons nous?

Que demandons nous ?

1/ Une concertation nécessaire :

Nous appartenons au bassin Seine Normandie qui a mis en place une consultation pour élaborer son futur Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux(SDAGE) 2022-2027. Les problématiques posées sont nombreuses et à la croisée de plusieurs parcours. Il ne s’agit pas de se substituer aux programmes d’actions que les Agences de l’eau doivent mettre en œuvre sur chaque territoire mais il faudrait rendre systématiques et obligatoires concertations et actions avec elles et d’autres organismes comme les syndicats de l’eau, (exemple: syndicats de l’Orge), pour gérer la ressource en termes de santé, d’accès à l’eau potable, d’état des cours d’eau, des nappes souterraines, de préservation du patrimoine naturel ou de réduction du risque d’inondation… Comment imaginer le développement d’un territoire sans ce travail en commun? Mais le ScoT ne l’évoque pas.

2/ Mettre en place des mesures plus contraignantes en termes d’eaux pluviales et d’imperméabilisation des sols

Le DOO donne des objectifs- orientation 2-: éviter l’imperméabilisation des sols dans les aménagements extérieurs, chemins bitumés …etc, mais l’implantation de bâtiments, dans le cadre de l’activité économique, n’est pas prise en compte, pas plus que la nécessité pour ces bâtiments de posséder des dispositifs de récupération d’eau et d’économie des consommations. C’est le cas des nombreux entrepôts implantés sur notre territoire et du géant Amazon, peu soucieux d’économie d’énergie et de préservation de la ressource en eau. Le développement économique doit inclure ces paramètres et ne pas en faire un vœu pieux.

3/ Prendre en compte l’état des lieux des ressources naturelles sur le territoire (sources, captages et nappes)

afin de les utiliser au mieux et de les protéger plutôt que de dépolluer l’eau de Seine en usine. Actuellement certaines sont utilisées par des entreprises privées qui s’y approvisionnent pour leur activité industrielle. L’évolution du climat réclame la vigilance. Cela doit apparaître en termes de priorités.

4/ Promouvoir une agriculture responsable

qui devra prendre en compte les périodes de sécheresse annoncées et les questions de pollutions. A ce titre le projet Sésame montre que notre territoire sait être une terre d’innovation volontariste.

5/ Installer la maîtrise collective et au service de l’intérêt général de la ressource en eau

Pour cela, le ScoT peut s’inscrire dans une démarche volontariste de reprise progressive de la production de l’eau potable, en permettant la reprise de la gestion directe de l’usine d’Itteville, en favorisant sans tarder une fourniture d’eau par la régie «Eau de Paris». En effet, l’aqueduc des eaux de la Vanne et du Loing, de production très excédentaire, borde notre territoire et l’usine neuve de Viry Chatillon, actuellement «en sommeil»rend le raccordement possible.

Le territoire de Cœur d’Essonne a montré sa volonté de s’approprier l’assainissement et la distribution de l’eau potable -à la demande des usagers et avec leur concours- et pour leur plus grand bien.

« Nous souhaitons que le ScoT montre une continuité dans cet esprit en inscrivant cette ressource non comme un enjeu commercial, mais comme une ressource vitale pour tous les individus, favorisant ainsi l’égalité d’accès selon les principes de notre République. »

Schéma de coherence territorial (SCOT) de Coeur d’ESSONNE:

Le collectif d’association OHE! (Orge Hurepoix associations demande une réécriture du document

Des raisons de procédure ont contraint cet été 2019 les dirigeants de notre agglo à annuler l’enquête publique relative au nouveau SCOT Ce délai à été mis à profit par les associations pour demander l’ouverture d’un dialogue véritable sur ces documents. En effet, elles avaient déploré de n’avoir pu intervenir dans la concertation avant la publication du document soumis à l’enquête publique annulée

Si la consultation était apparue réelle pour le projet de territoire, les associations regrettent au final que les options retenues par les dirigeants de l’aggo n’ont que très peu tenu compte de leurs contributions.

Quelles sont les demandes d’OHE?

Tout d’abord, OHE rappelle qu’il approuve l’établissement d’un Scot, qui reste trop rare en Essonne. Ce SCOT apparaît en effet nécessaire, en réponse aux enjeux de la lutte contre le réchauffement climatique

Cependant nous avons le sentiment désagréable que la précipitation a prévalu. On a voulu boucler à marche forcée ce travail, sans doute en anticipation d’autres échéances, quitte à ne solliciter le Conseil Local de Développement que dans la phase ultime du projet, pendant l’enquête publique. Nous avons l’opportunité d’y remédier.

Le SCoT se compose de trois documents

  • Le rapport de présentation qui comprend un diagnostic, un état de l’environnement, un avis de « l’autorité environnementale, et une justification des choix faits pour le PADD et le DDO (voir ci-dessous)
  • Le projet d’aménagement et de développement durables (PADD) est sensé être un projet politique stratégique et prospectif à 20-25 ans.Il doit respecter les équilibres locaux dans le partage du territoire, par une complémentarité entre développement de l’urbanisation, système de mobilités et espaces à préserver.
  • Le document d’orientation et d’objectifs (DOO) est le seul document opposable juridiquement. Il définit des orientations localisées et parfois chiffrées en matière de logements, de grands équipements, de mobilités, d’aménagement commercial… dans un objectif de protection de l’environnement, des terres naturelles, agricoles et forestières, en intégrant des enjeux de qualité urbaine et paysagère.

Au 12 septembre 2019, seuls certains documents indicatifs du SCOT (le PADD, une partie du rapport de présentation) sont accessibles sur le site internet de l’agglo. Le DOO, seul document contraignant du SCOT est invisible!

Quelques remarques préalables sur le diagnostic territorial

Le diagnostic territorial n’est pas un document prescriptif mais il structure la réflexion. Ce qui suscite plusieurs remarques :

  • La plupart des chiffres datent ou s’arrêtent en 2014, ce qu’il s’est passé depuis 5 ans n’est pas estimé, ce qui peut être regrettable.
  • si l’on suppose que la croissance actuelle se maintiendra, on peut tabler sur 220 000 habitants en 2030. C’est le chiffre retenu dans le DOO, page 92. Pourtant, sur la base du nombre de logements prévu au Programme Local de l’ Habitat (PLH), soit 12 000 logements supplémentaires, et le nombre moyen de personnes par logement (2,45 sur l’agglomération), on arrive à 236 000 habitants en 2030. ce qui signifie des besoins supplémentaires d’équipements publics . Quel est donc l’objectif d’augmentation de la population des dirigeants de l’agglo ???
  • Au moment où s’amorce un mouvement de désaffection à l’égard des hypermarchés, le diagnostic territorial reste à peine allusif quant aux carences en matière de commerces de proximité,
  • Page 112 du DOO, il est d’abord affirmé qu’il y a 45 exploitations agricoles sur Cœur d’Essonne. Puis un peu plus loin il n’est plus fait état que de « 32 exerçant sur le territoire ». Que faut-il y comprendre ?
  • Le Transport collectif en site propre (TCSP) de la Nationale 20 est annoncé à l’Horizon 2025 dans le diagnostic. Rappelons que son coût de 240 M€ , non mentionné, n’est toujours pas financé et serait insupportable pour Cœur d’Essonne seulement. Dans le le DOO on ne parle plus de 2025, mais de 2030. Qui faut-il croire ?
  • Toujours en matière de transports en commun, la saturation de la ligne C du RER est éludée. L’accès au RER n’est abordé que du seul point de vue des contraintes internes (« il faut construire près des gares »), sans prendre en considération les contraintes qui concernent la ligne dans sa totalité, alors même que ce réseau saturé n’est pas extensible et peu modifiable, et que la population croît également sur la totalité de la ligne.
  • Bien que le bilan carbone de Cœur d’Essonne existe (selon réunion du CLD du 23 juin), dans le diagnostic territorial on ne trouve aucune estimation des émissions de Gaz à Effet de serre (GES). On ne trouve pas non plus de données quantitatives même estimées sur la consommation d’énergie.

En conclusion, on constate que, dès le diagnostic, le Scot néglige une question cruciale  : la saturation des transports en communs et une sous-estimation des impacts des choix politiques sur cette saturation, avec les conséquences qui en découlent pour notre qualité de vie.

Le Document d’Orientation et d’Objectifs

Les idées fortes du projet de territoire transparaissent dans le document. On note que le discours des élus face aux questions du développement soutenable s’est étoffé, alors que les préoccupations environnementales et liées au dérèglement climatique sont dans tous les esprits. Mais si la prose en témoigne, les moyens de la concrétiser ont été escamotés :Les seules données chiffrées du document concernent le logement (les contraintes du PLH). On a le sentiment déplaisant que les maires se sont déliés les mains en matière de développement soutenable.

OHE a insisté pour que le DOO s’accompagne d’un véritable tableau de bord; avec pour chaque objectif, la situation issue du diagnostic, l’objectif visé, et son degré de réalisation . Une exigence convergente avec celle de l’autorité environnementale, notamment qui recommande notamment dans son avis (page 23) « dans la rédaction du DOO, de s’assurer de la valeur opposable des prescriptions, notamment celles qui visent à prendre en compte l’environnement ».

Une exigence qui n’a pas été pris en compte, ce qui risque de priver les citoyens de tout moyen de contrôler le respect du SCOT

Biodiversité

Trames vertes et bleues (page 28 à 45 du DOO) : cette partie laisse une impression plutôt positive, avec des préconisations intéressantes mais qui, hélas, ne sont pas contraignantes. Une piste n’a pas été suffisamment évoquée : le rôle possible (et à développer) des chemins ruraux, des départementales, voire des abords de voies ferrées ou des lignes à haute tension comme supports de biodiversité.

Il manque par contre la préconisation de l’adoption par les municipalités d’une charte de l’arbre et d’un inventaire des arbres remarquables.

Plus globalement OHE réclame un inventaire de la biodiversité sur notre agglomération qui dispose de biotopes diversifiés mais fragilisés (paysages de vallées, coteaux, massifs forestiers, pelouses sèches, plateaux agricoles avec mares) . l’autorité environnementale, dans son avis, exprime aussi le regret que cela soit relégué au niveau des Communes.

La cartographie des trames vertes et bleues est limitée aux seules communes de l’agglo. La biodiversité ignore les limites administratives, il faudrait adjoindre une carte (sans valeur prescriptive) permettant d’évaluer les continuités biologiques au-delà des limites de l’agglomération.

Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET)

Nous lisons page 47 : « Les orientations du Scot ont ainsi été s’appuy sur les différents documents visant la protection des ressources et de l’environnement : le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) du bassin Seine-Normandie, le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) de l’Orge-Yvette, le schéma directeur d’assainissement, le schéma directeur de gestion des déchets ainsi que l’Agenda 21 et, enfin, le Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET)  ». Or le PCAET de l’Agglomération n’existe pas encore. Au-delà de cette carence réglementaire, OHE souligne l’extrème urgence de ce PCAET, pour que ses objectifs soient effectivement pris en compte dans le SCOT

Le DOO ne comporte pas d’objectifs chiffrés quant à la réduction des Gaz à effet de serre. Cette lacune est pour nous très critique et les épisodes de fortes chaleurs de cet été nous rappellent l’urgence à agir, et à définir des objectifs mesurables.

Urbanisation, logement, les « coups partis »

Les élus affichent une ambition raisonnable : le Scot entérinerait une limitation stricte de l’agglomération urbaine, en incluant dans son périmètre les projets déjà lancés (les « coups partis ») . Au-delà de ces projets, on ne consommerait plus de zones agricoles ou naturelles. Si cette nouvelle volonté des élus à « finir la ville » est à saluer, l’expérience récente invite à rester prudent .Exemples

  • Finir la ville,bien, mais avec quelle limite urbaine ? On parle de consommer 400 hectares d’espaces naturels ou agricoles, auxquels on ajoute 160 hectares de « dents creuses ». l’autorité environnementale commente ce terme issu du vocabulaire des bétonneurs : dents creuses « qui a priori sont aujourd’hui des espaces agricoles ou naturels ». nous contestons cette approche laxiste du périmètre urbain, extensible à souhait. Plus cruellement l’autorité environnementale rappelle qu’au vue des chiffres consignés dans certains documents du SCOT « la consommation d’espaces non encore urbanisés prévue pour les dix ans à venir est importante et excède celle de la période 2008-2018 (…) l’objectif du PADD de « freiner » la consommation d’espaces agricoles ne sera pas respecté». Nous demandons que le schéma de cohérence territorial soit cohérent !
  • Nous avons la cartographie en vis-à-vis mais pas les chiffres (du moins pas dans ce document): le respect de cet engagement sera invérifiable. L’insertion dans le document d’un tableau indiquant par ville, à l’horizon 2030, les limites prévisibles des espaces construits, agricoles et naturels conviendrait.
  • Nous ne voyons nulle part une quantification de ces projets dans le DOO, ce qui ne facilite pas la lecture des enjeux de territoire.
  • Certains « coups partis », mal pensés, pour lesquels aucun coup de pioche n’a encore été donné, pourraient encore être abandonnés, nous pensons notamment à la ZAC des Belles-Vues. L’avis de l’autorité environnementale indique d’ailleurs à propos des projets d’envergure déjà identifiés (page 24) « l’élaboration du projet de Scot aurait pourtant pu être l’occasion de réinterroger ces opérations ».
  • Ainsi, le Scot entérine en l’état les projets en cours, Valvert et Base 217 (plus de 400 ha au total) alors qu’il devrait être possible de gérer globalement les 2 projets afin de préserver du foncier non urbanisé. Cette proposition nous semble aller dans le sens des remarques de l’Autorité environnementale sur ces projets (page 15 de son avis, §2)
  • Nous reviendrons plus loin sur les contradictions entre les contraintes du PLH et les limites des réseaux de transport

Page 18, le Scot indique que l’urbanisation a progressé de 178 ha entre 2008 et 2018 soit 17,8 ha par an, en s’appuyant apparemment sur les fichiers « Majic ». En nous appuyant sur le site de L’IAU-IDF, nous lisons pour la période de 2007 à 2017, que les « espaces construits » des 21 communes ont progressé de 279 ha soit 27 ha par an. Un tel écart est anormal et change l’appréciation que l’on peut avoir du phénomène. L’urbanisation est beaucoup plus importante que ce qui est indiqué. Nous souhaitons pouvoir comprendre ces écarts.

Dans le même ordre d’idée, le diagnostic territorial indique une SAU (surface agricole utile) de 3 171 hectares (en 2010) alors que l’IAU recense 3 660 hectares en terre agricoles en 2017. Comment expliquer cet écart ?

Valvert, un risque excessif ?

Nous demandons au conseil d’agglomération de tirer les enseignements de l’incendie de Notre-Dame, applicables au niveau de nos projets locaux : les périodes de travaux et chantiers favorisent l’émergence de nouveaux risques. L’implantation de Valvert est prévue, avec pour colonne vertébrale, les canalisations existantes de carburants et de gaz. Pire, on aurait prévu de construire sur leur trajet, une gare routière. Est-ce raisonnable ? Non seulement nous demandons à connaitre quelles mesures de sécurité seront prises pour éviter qu’un engin de travaux publics ou de transports n’éventre une de ces canalisations, mais nous suggérons aussi que le projet soit réexaminé sous l’angle de la sécurité publique et de la prévention des risques.

Marolles

La carte à la page 62, met en évidence un élément inquiétant en terme d’urbanisme sur Marolles :  on s’apprête, en suivant aveuglément les préconisations du SDRIF, à créer, le long de la D8, un quartier d’habitation, enclavé entre la zone d’activité du pôle gare de Marolles et la ZAC des Promenades de Brétigny, borné par la RD 19 et la ligne de RER C. Ce quartier serait totalement isolé du reste de la ville. On fabriquerait un ghetto. Bien que le SDRIF et le PLU aient déjà entériné cette extension de l’enveloppe urbaine, il faut éviter cette erreur urbanistique. Lors de la réunion du CLD du 23 juin, on nous a confirmé que ce projet était en voie d’abandon. La prudence nous incite à rappeler notre hostilité aux projections du sdrif sur ce projet.

Perray Vaucluse

Dans le document « Rapport de présentation – justification des choix retenus », Page 37, on lit que sur les 35 hectares du site de Perray-Vaucluse, 24 seront versés à l’urbanisation pour un « projet d’équipement » .Plus loin, page 123, on précise  » Le projet Perray Vaucluse concerne le développement d’activités de santé. Aujourd’hui le projet n’était pas encore défini, le site est identifié comme réserve foncière dans le PLU de Sainte Geneviève-des- Bois (zone 2AU). »

Nous sommes résolument hostiles à une telle urbanisation du site. Seul un projet limité, équivalant à la surface déjà bâtie, est acceptable, et encore nous préconisons qu’on concentre les constructions sur un seul secteur et qu’on supprime les pavillons éparpillés existants. Il est indispensable de restituer aux habitants, cet ilot de verdure au cœur de l’agglomération dense et d’y préserver une réserve de biodiversité. Nous demandons un ajustement du Scot et également du PLU de Sainte-Geneviève-des -bois pour sanctuariser l’essentiel du site.

Par ailleurs nous nous interrogeons sur la prise en compte des difficultés éventuelles de franchissement de la voie ferrée pour les véhicules d’urgence dans le cadre d’une activité habituelle d’un centre hospitalier (la plus grande partie de l’agglomération étant située sur l’autre côté de la ligne SNCF)

Poids de la logistique

En matière d’emploi : l’agglomération se caractérise par le poids des activités logistiques et les récents entrepôts d’Amazon, de Biocoop, ou le projet, discutable, de Parcolog montrent clairement qu’on reste dans cette spécialisation, relativement peu génératrice d’emplois locaux (en dépit des effets d’annonce fantastique à l’initialisation des projets) mais génératrice de trafic routier. La politique d’emploi sous-tendue par le présent Scot s’apparente à une politique d’offre de foncier. Citons un exemple significatif : pour 5 parcs d’activités de Cœur d’Essonne : Maisonneuve (Brétigny), Techniparc (St Michel), Les Ciroliers(Fleury), La Mare du Milieu (Guibeville), en moyenne on a une densité faible de 30 emplois à l’hectare qui traduit le poids des activités logistiques (et sans l’activité commerciale de la Croix blanche on serait plutôt autour de 20 emplois à l’hectare). Il faut sortir de la spécialisation logistique et le SCOT élude cela.

Transports

A plusieurs reprises le SCOT fait référence au projet de Transport Collectif en site propre (TCSP) de la RN20. ce projet vise à remédier aux difficultés des transports en commun qui, sur cette nationale, sont noyés dans la circulation automobile. Si ce projet déjà ancien est intéressant, ses limites sautent aux yeux : nous supportons une véritable embolie régionale qui dépasse le cadre de notre agglomération, d’autant que l’Essonne compterait 300 000 habitants de plus en 2040.

Les projets d’urbanisation locaux, en cours ou à venir, ne feront qu’augmenter les flux de circulation. Le TCSP RN20 ‘est pas à la hauteur de ces projets. Et pourtant, le SCOT s’appuie fortement sur ce projet fantomatique, estimé à 240 Millions d’euro en 2009 , et dont Cœur d’Essonne n’est qu’un des partenaires. Cette année-là, en date du 17 avril, on pouvait lire sur le site du Moniteur « La requalification de la RN20 est en bonne voie dans l’Essonne. » 10 ans plus tard sur le site du conseil départemental, nous pouvons lire (http://www.essonne.fr/economie-amenagement-mobilites/les-projets-damenagement/le-reamenagement-de-la-rn7-et-de-la-rn20/ ) : « Il s’agit d’un projet de grande ampleur, impliquant plusieurs dimensions et partenaires ; ses échéances de réalisation (…) restent en grande part à déterminer » . Aujourd’hui le SCOT voit ce projet à l’horizon « 2030 ». Sa programmation toujours repoussée relève de l’incantation et aucun financement n’est défini à notre connaissance. Qu’adviendra-t-il de l’économie générale du SCOT si à l’horizon 2030, le TCSP RN20 demeure encensé par tous, financé par personne et finalement reporté encore aux calendes grecques ?

Nous soutenons le principe de construire plus densément à proximité des gares mais cela n’a de sens que si le réseau ferré peut supporter la charge. Or nous sommes confrontés à la réalité d’un réseau ferré régional saturé, de l’aveu même de responsables régionaux. Ainsi Stéphane Beaudet, vice-président à la région Ile de France, en charge des transports, déclarait le 8 juillet dernier, dans la République de Seine et Marne : « Le RER D, tel qu’on le connaît aujourd’hui, a été conçu en 1994 pour 350 000 voyageurs par jour. il y en a 650 000 aujourd’hui, dans le même matériel qu’à l’époque » Ce qui vaut sans doute pour la ligne C.

On nous prédit 20 000 habitants de plus à l’horizon 2030 et peut-être plus. Et notre agglomération n’est pas la seule à avoir des objectifs de croissance. Dans quels trains ces habitants trouveront-ils de la place aux heures de pointe alors que la situation actuelle est déjà épouvantable depuis plusieurs années ? C’est pourquoi nous pensons que le PLH, imposé par les échelons supérieurs (Etat, région) n’est pas réaliste, il faut revenir sur les hypothèses d’urbanisation du SDRIF, démesurées au constat de l’état des transports en commun; Cette urbanisation induirait mécaniquement un report sur les transports individuels, en parfaite contradiction avec les enjeux de la transition énergétique. Il est urgent que les élus de Cœur d’Essonne d’exprimer la nécessité d’une révision de ce document d’urbanisme régional.

Comme l’autorité environnementale le préconise dans son avis, nous demandons une étude des déplacements à l’échelle du territoire communautaire. Nous sommes également favorables à sa suggestion pour améliorer la connaissance des populations exposées aux nuisances routières (page 15 de son avis).

REPORT MODAL ET MODES ACTIFS

Dans ses préconisations, le SCOT insiste fort justement sur la nécessité impérieuse de faciliter le report modal pour sortir au plus vite de la politique et de la pratique du tout-automobile et de la dépendance des énergies fossiles, qui conduisent au désastre climatique. Cela ne concerne les trajets domicile-travail, mais aussi tous les déplacements de la vie quotidienne (école, courses, RV médicaux et autres, loisirs…). En ce domaine, la voiture électrique, dont le bilan écologique n’est guère meilleur que celui des voitures à moteur thermique, ne représente en rien la panacée et ne résout nullement le problème des encombrements, dans la circulation comme dans les espaces de stationnement.

Une politique volontariste s’impose en matière de covoiturage et d’auto-partage, notamment par une action constante auprès des entreprises qui demeurent très timorées en ce domaine (utilisation des aides prévues par la LOM comme mesures incitatives).

Il est certes indispensable de développer le réseau des Transports en commun, notamment pour améliorer la desserte des gares, des zones d’emploi et des zones de rassemblement administratifs, sportifs et de loisirs, et les liaisons avec les territoires voisins. Mais le maillage ne peut être développé excessivement, car il ne faut pas oublier que les Transports en commun, essentiellement des bus, roulant le plus souvent aux carburants fossiles, représentent un mode coûteux de déplacement, qui a ses limites (rentabilité, notamment).

Entre autres alternatives, on cite le téléphérique pour la liaison RER C-RER D via la Base 217. Mais ce mode de déplacement, utilisé essentiellement hors zones urbanisées, zones de montagne ou zones accidentées (le téléphérique de Brest évolue essentiellement hors urbanisation pour le franchissement de deux bras de mer), Pourrait-il convenir ici en présence de zones d’habitation quasi continues ? En l’absence d’une étude de faisabilité (du moins, aucune n’a été portée à notre connaissance) il est bien difficile de prendre position sur ce projet innovant.

Le DOO demande aux communes de créer les conditions favorisant les modes actifs en continuité du réseau et son raccordement avec les grands itinéraires existants. La difficulté réside, en ce domaine, dans le fait que le réseau, qu’il soit régional, départemental et intercommunautaire est en grande partie à construire et que, pour ce faire, non seulement les communes séparément, mais réunies ensemble dans les instances de notre agglomération, doivent entretenir un rapport constant avec le département et la région pour bâtir ce réseau structuré dont nous avons le plus grand besoin. Cœur d’Essonne doit contribuer fortement à la réalisation du plan vélo départemental, en démarrage, et du plan vélo régional.

Qui plus est, et nous sommes étonnés de son absence dans ce document, la communauté d’agglomération, avec la collaboration active de ses 21 communes et en liaison avec les communautés voisines, doit au plus vite procéder à la mise en place du schéma directeur des itinéraires cyclables, élaboré à grand peine et en instance depuis plusieurs années. C’est là une priorité. Dans un courrier récent à la FCDE, qui l’avait interrogé à plusieurs reprises, le Vice-Président de CDEA en charge des mobilités nous annonce la mise en oeuvre de ce schéma dans un proche avenir, la validation du projet final par le Conseil communautaire étant prévue courant 2020, compte non tenu des échéances électorales et en l’absence d’une consultation des usagers pour la mise en place de l’indispensable jalonnement.

Il est fait référence aux grands axes routiers, qui peuvent jouer un rôle structurant. La liste nous paraît bien limitée et il y manque la RD 19, la RD 31, la RD 26, la RD 46 et d’autres encore, comme celles reliant les communes de la vallée de l’Orge. La route de Corbeil, traversant les communes de Sainte-Geneviève, Villemoisson et Morsang, est un aménagement relativement récent et quasi impropre à la circulation des vélos. Son réaménagement, coûteux, n’est pas pour demain, car de toute façon d’autres itinéraires alternatifs ont été conçus dans le cadre de l’élaboration du schéma directeur, dont le rédacteur de ce projet de SCOT semble ignorer l’existence. Les grands axes dont il est question (RD 449, RD 445…demandent des investissements lourds avec la réalisation d’aménagements cyclables en site propre (pistes cyclables…). Sauf l’une ou l’autre exception, il est préférable, pour l’essentiel, de concevoir des itinéraires bis avec des aménagements moins coûteux, mais sans négliger la qualité de l’aménagement, qui doit être confortable et sécurisé. C’est avec ce type d’itinéraires que l’on peut privilégier l’usage de la voie verte, qui convient bien aux liaisons interurbaines

Pour ce qui concerne les communes où, à l’exception de l’une ou l’autre d’entre elles marquant clairement sa volonté de favoriser les modes actifs, principalement le vélo, on se trouve face à un quasi désert. La tâche est donc immense et le SCOT a raison de faire appel à leur contribution via une prescription, car c’est dans leur réseau routier interne que se déroule une bonne partie des déplacements à vélo. Au-delà de tel ou tel type d’aménagement (bande cyclable, SAS cyclable, cédez-le-passage cycliste, double-sens cyclable…) dont le choix en concertation avec les associations d’usagers doit être fait en fonction de divers facteurs, trois principes doivent être respectés : le confort et la sécurité des cyclistes, et la continuité. Mais un élément nous apparaît fondamental : la vitesse pratiquée. L’objectif doit donc consister à créer sur l’ensemble de la commune, hormis quelques grands axes, des zones de circulation apaisée (zone 30, zone de rencontre, aires piétonnes). C’est le passage à la ville à 30 km/h, démarche adoptée par un nombre de plus en plus important de communes en France et fortement soutenue par le Club des villes et territoires cyclables. Il s’agit là pour nous d’une prescription prioritaire.

Ces propos sur la circulation apaisée nous amènent automatiquement à la prescription suivante qui aborde enfin la condition de l’un des usagers les plus menacés de nos villes : le piéton. Le DOO incite les communes à mener une politique volontariste en ce domaine. Mais les trottoirs, certes élargis, ne sont pas les seuls concernés. Il faut créer des espaces de vie collective, véritables forums classés en aires piétonnes, réaménager effectivement les espaces publics pour les rendre non seulement plus attractifs et plus praticables, mais aussi plus sûrs et assurer une continuité entre ces divers espaces. Pour ce faire, il est nécessaire de libérer largement nos centres-villes de la présence automobile.

Nota : Dans nos rues généralement étroites, la piste cyclable, en site propre, y est généralement à exclure, sauf rares exceptions.

Enfin, il ne faut pas oublier qu’avec le développement des vélos à assistance électrique (VAE), le rayon d’action du transport à vélo augmente de manière importante et peut ainsi permettre des déplacements de 15 à 20 km sans difficulté aucune. Ce qui doit être pris en compte dans les estimations de développement de ce mode de transport comme alternative à l’automobile.

Pour prendre en compte le cas particulier des modes actifs sur la Base, la prescription du DOO reste très laconique et aurait mérité quelque développement. Les quelques réalisations existantes, notamment autour du site Amazon, ne donnent en rien satisfaction, les cyclistes étant condamnés à attendre des années la finalisation d’un aménagement (piste cyclable) actuellement impraticable, alors que l’exploitation du site va démarrer, selon nos informations, en septembre 2019. Cela veut dire que les cyclistes (dont les salariés d’Amazon) n’auront accès ni à cette entreprise ni au site de la Ferme de l’Envol dont les activités devraient démarrer dès 2020.

En outre, des accès confortables et sûrs à la Base elle-même pour les modes actifs ne semblent pas véritablement planifiés, surtout au Nord et à l’Est. Cela augure très mal de l’avenir sur un site qui se veut exemplaire sur le plan environnemental, et il y a fort à parier que la Base risque de voir se développer comme ailleurs le règne du tout-automobile.

D’une manière générale, nous ne sentons pas, chez nos responsables politiques, en dépit des prescriptions et recommandations affichées dans ce document, une volonté suffisamment ferme et délibérée de privilégier absolument, en matière de déplacements, les alternatives au tout-automobile. Nous en verrons sans doute la confirmation dans les budgets, tant en matière d’investissement que de fonctionnement, qui seront consacrés à cet objectif.

Terres agricoles – Zones agricoles protégées

Nous profitons de cette circonstance pour rappeler notre courrier du 26 mars concernant les terres agricoles. Notre association a déjà exprimé son rejet viscéral de toute nouvelle consommation de terres agricoles sur notre agglomération.

Cependant quand bien même nous n’aurions pas encore convaincu les élus locaux de cette nécessité, nous sommes convaincus qu’il est possible de poser quelques jalons consensuels minimalistes, à l’horizon 2030, qui fixeraient le cap dans le très long terme, le temps du développement durable, sans astreinte au regard des projets en cours. Selon les chiffres 2017 de l’IAU, il reste 26,5% de terres agricoles dans notre agglomération. L’urbanisation progresse au rythme moyen de 27 ha par an depuis 2008, en conséquence à l’horizon 2030, nous nous acheminons vers 23 à 25% de terres agricoles.

Un objectif de préservation de 20% de terres agricoles, peut être atteint sans être contraignant pour les municipalités sur les 30 prochaines années. Nous demandons qu’il soit prévu au SCOT que 15% du territoire de l’agglomération soit classé en zone agricole protégée. Le maire de Brétigny-sur-Orge prévoit fort justement le classement en ZAP de certains secteurs de sa ville. Cette initiative peut être étendue de manière concertée avec les 21 maires de Cœur d’Essonne, sans occasionner de coût rédhibitoire. Il faut aller au-delà du vœu pieux formulé à la page 85 du DOO : « Engager une réflexion sur la mise en place d’outils de protection et de gestion des espaces agricoles stratégiques : Zone Agricole Protégée, Périmètre de Protection des Espaces Agricoles et Naturels Périurbains, etc. »

Si le projet Sésame nous semble un bon projet, nous regrettons que, sur l’aspect agricole, le diagnostic territorial ne soit pas mieux exploité dans le DOO : le risque de déprise agricole est majeur. 45 exploitations agricoles opèrent sur Cœur d’Essonne. Avec une population si réduite d’agriculteurs, Cœur d’Essonne pourrait développer une politique d’aide à la transmission des exploitations et de transition au Bio. L’objectif d’une agglo 100% bio et sans diminution du nombre d’exploitations agricoles, à l’horizon 2030 est atteignable.

Énergies renouvelables

Nous ne sommes pas hostiles à la mise en valeur de la géothermie ou des réseaux de chaleur comme cela est évoqué dans le DOO, mais une des propositions que OHE avait formulée dans le projet de territoire a été ignoré : développer le solaire sur les toitures des surfaces commerciales industrielles et logistiques. Il y a là un gisement énergétique à exploiter, important, quantifiable, disponible.

Il faut dire que le document « Rapport de présentation – état initial de l’environnement » évacue la solution solaire en un court paragraphe, page 141 : après avoir affirmé « La région Ile de France ne dispose pas d’un potentiel énergétique pour l’implantation de panneaux photovoltaïques très élevé. » pour reconnaitre, immédiatement après : «  Le potentiel photovoltaïque moyen sur la région est de 1220 à 1350 kWh /m² /an d’irradiation moyenne pour une moyenne de 1274kWh/m²/an en France. ».  Donc on est dans la moyenne. Pourquoi la ferme solaire de plusieurs hectares, prévue à Marcoussis sera viable et une solution similaire à Cœur d’Essonne  ne vaudrait pas la peine qu’on y réfléchisse ?

Comme indiqué précédemment, il aurait été utile de disposer de données quantitatives sur la consommation d’énergie et les émissions de GES et en regard des objectifs à atteindre au regard des préconisations du GIEC. Nous regrettons l’approche essentiellement discursive sur un sujet critique.

Le DOO évoque page 50 la perspective de projets éoliens nous sommes très réservés sur cette possibilité, compte tenu de l’environnement urbain de l’agglomération et de zones naturelles remarquables.

On ne parviendra pas à limiter les effets du dérèglement climatique sans objectifs contraignants au niveau de chaque collectivité locale.

Ressources en eau

Pour ce qui concerne la gestion de la ressource en eau (page 53 et suite) la problématique hydrologique nous semble insuffisamment prise en compte avec notamment les impacts des nappes perchées présentes sur les plateaux qui sont ignorées et ont un impact sur les contraintes d’urbanisme.

Tourisme

Nous sommes très dubitatifs sur les perspectives touristiques de Cœur d’Essonne et nous ne voudrions pas que cela recouvre de nouvelles perspectives d’urbanisation, pour une hôtellerie secondaire tournée au final vers la capitale ou d’un retour en douce d’un projet nébuleux sur l’ancien hippodrome de Ris-Orangis.

L’échelon de notre Agglomération ne nous semble pas le meilleur niveau pour concevoir le développement touristique : qui connait une famille qui envisage de passer une semaine d’enfer à visiter Cœur d’Essonne ?

Il existe sans doute une possibilité de tourisme à thèmes (festivals, rencontres sportives, jeux de rôles grandeur nature), mais ce type de tourisme est-il assez régulier pour justifier des infrastructures d’hébergement ?

Conclusion

En conclusion, et ce, en dépit d’une évolution positive des élus quant aux enjeux du développement soutenable et de réelles avancées, nous demandons de sérieux ajustements aux documents du Scot :

  • Nous demandons un effort pour rendre plus lisible, plus synthétique le document le plus prescriptif (le DOO)
  • Nous demandons une définition plus restrictive du périmètre encore urbanisable
  • Nous demandons un objectif chiffré de sanctuarisation des terres agricoles.
  • Nous demandons que la finalisation du SCOT soit assujettie à la finalisation du PCAET (et donc à ce que le PCAET soit engagé)
  • En l’absence de projet chiffré, financé et programmé pour le TCSP RN20, il n’est pas raisonnable de bâtir une partie du SCOT sur cette hypothèse, et les projets qui en dépendent doivent être reconsidérés.
  • La ligne du RER C est devenue un goulot d’étranglement dans le processus d’urbanisation, ce point doit être franchement abordé, avec tous ces impacts notamment en termes d’urbanisation, de construction de logements. Il faut mettre l’état et la région devant leurs responsabilités.
  • La partie consacrée aux alternatives au tout-automobile est insuffisamment développée, comporte des lacunes et ne fait aucune référence aux outils de planification des itinéraires cyclables que sont le Schéma directeur des itinéraires cyclables de la CdEA, le plan vélo régional et le plan vélo départemental.
  • Nous souhaitons que le prochain dossier d’enquête publique mis à disposition des citoyens, contienne l’avis de l’Autorité Environnementale ainsi qu’un mémoire en réponse

Un territoire Cohérent, une administration cohérente

Par ailleurs notre association environnementale suggère à Cœur d’Essonne une nouvelle approche en termes de territoire :

  • Nous avons besoin d’un PLUI, pas d’une juxtaposition de projets urbains plus ou moins bien cohérents entre eux, parce qu’il y a continuité urbaine autour des axes de communication qui sont aussi des goulots d’étranglement.
  • Pour cette même raison la fusion de communes ne doit plus être un sujet tabou, même si nous comprenons les réticences naturelles que susciterait une telle démarche.
  • Brétigny et Le Plessis-Pâté forment une seule et même unité urbaine
  • Arpajon n’est que le centre-ville d’une ville de 30 000 habitants qui, administrativement, n’existe pas encore
  • Prendre en compte les réalités urbaines permettrait aussi de satisfaire à bon compte aux contraintes en matière de logement : par exemple avec 29% de logements sociaux l’ensemble Brétigny + Plessis-Pâté respecte déjà la loi et pourrait concentrer ses moyens sur d’autres préoccupations, moins dévoreuses d’espaces agricoles et naturels.

Nous invitons les élus communautaires à changer de modèle de développement.

A la découverte de l’eau

  • Dans le cadre de la fête de la science , organisée par le réseau des médiathèques de Coeur d’Essonne, La médiathèque de la Norville propose une approche de l’eau à toutes les générations

Téléchargez le programme

PROGRAMME

Parcours « composition des aliments »


Atelier A la découverte de l’eau
Depuis de nombreuses années, l’association « Les petits débrouillards » anime des ateliers ludiques de vulgarisation scientifique, alliant connaissance et expérimentation.
Cette saison, nous leur avons demandé de bâtir des séances permettant à la fois de comprendre l’eau comme élément aux propriétés étonnantes, mais aussi comme bien de consommation et ressource à protéger. Tout un programme en 1h top chrono !
Animation par « Les Petits Débrouillards »
Samedi 5 octobre
Trois séances à 10h, 11h ou 14h

Durée 1h – Tout public dès 7 ans – Gratuit – Sur Inscription
Médiathèque le Marque-p@ge LA NORVILLE
4 Fête Science Atelier – Eau 1 – Cop Petits Débrouillards

Exposition Eau ressource vitale
A travers 20 panneaux thématiques illustrés de superbes photos de Yann Arthus-Bertrand, découvrez les enjeux de la préservation de l’eau douce sur Terre. Entre sècheresse et surexploitation, l’eau se raréfie. Pour l’avenir de l’humanité, il est désormais indispensable de la protéger de manière durable. Création : Fondation Good Planet
Prêt : Médiathèque Départementale de l’Essonne
Du 17 septembre au 12 octobre
Tout public dès 7 ans
Entrée libre aux horaires d’ouverture de la médiathèque
Médiathèque le Marque-p@ge LA NORVILLE


Conférence Usages et préservation de l’eau : un enjeu pour le XXIème siècle 
Indispensable à la régulation du climat, au développement de la vie sur Terre et aux activités humaines, l’eau est un élément vital. Anthropologue formée aux sciences de l’environnement, Agathe Euzen présentera le fonctionnement et le rôle de l’eau sur notre planète, ses usages et les rapports de l’homme à cette ressource. Elle mettra en perspective les enjeux liés à son accès et à sa préservation. Elle a publié plusieurs ouvrages de vulgarisation : D’où vient l’eau du robinet, L’eau à découvert (CNRS Editions). Agathe Euzen est directrice de recherche au Laboratoire Techniques Territoires et Sociétés et directrice adjointe scientifique à l’Institut Ecologie et Environnement (CNRS). Samedi 5 octobre à 18h
Durée 1h30 environ – Tout public, dès 15 ans – Sur Inscription
Mairie de La Norville, salle des Mariages

Usages et préservation de l’eau : un enjeu pour le 21ème siècle

Une conférence d’Agathe Euzen

le samedi 5 octobre, à 18heures,à la Médiathèque de la Norville, en partenariat avec Eau publique Orge-Essonne

Indispensable à la régulation du climat, au développement de la vie sur Terre et aux activités humaines, l’eau est un élément vital.

Anthropologue formée aux sciences de l’eànvironnement, Agathe Euzen présentera :

1 – le fonctionnement et le rôle de l’eau sur notre planète,

2 -ses usages et les rapports de l’homme à cette ressource.

3 – Elle mettra en perspective les enjeux liés à son accès et à sa préservation.

Agathe Euzen

Elle a publié plusieurs ouvrages de vulgarisation : D’où vient l’eau du robinet, L’eau à découvert (CNRS Editions). Agathe Euzen est directrice de recherche au Laboratoire Techniques Territoires et Sociétés et directrice adjointe scientifique à l’Institut Ecologie et Environnement (CNRS).

L'Eau à découvert par Euzen

Médiathèque « le Marque-P@ge », 5 rue Victor Hugo à la Norville

Pollution de l’eau du robinet au tritium: coeur d’essonne concerné

Une étude publiée en juillet 2019 par l’association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (ACRO) montre la présence de tritium, un élément radioactif, dans l’eau du robinet d’un grand nombre de communes, notamment en région parisienne. Cette pollution, qui se situe en dessous des seuils réglementaires de qualité admis, provient des rejets des centrales nucléaires. Ci-dessous toutes les informations et le débat sur la qualité de l’eau.

L’ACRO a publié une carte exclusive de la contamination radioactive de l’eau potable en France métropolitaine. Ces données, compilées par l’ACRO, ont été fournies par le Ministère de la Santé (ARS – SISE Eaux) et représentent la valeur moyenne sur les années 2016-2017.

L’analyse de ces données met en évidence :

  • que plus de 268 communes sont concernées par la présence de tritium (l’hydrogène radioactif rejeté par les installations nucléaires) dans l’eau potable en France métropolitaine,
  • que 6,4 millions de personnes sont alimentées par une eau contaminée au tritium,
  • qu’aucune valeur ne dépasse le critère de qualité fixé à 100 Bq/L  par les autorités sanitaires.

Toutes les communes franciliennes alimentées en eau de Seine repotabilisée en aval de la centrale de Nogent sur Seine concernées

La carte fait apparaître plusieurs zones avec une présence régulière de tritium dans l’eau du robinet, notamment le long de la Seine, de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine à l’Île-de-France, à cause des rejets radioactifs. 122 communes d’Île-de-France sont concernées par la contamination en tritium au robinet. Cela représente une population de 4 millions de personnes.

Les communes aujourd’hui dépendantes de l’eau de Seine repotabilisée par Suez dans son usine de Morsang sur Seine, 100 km en aval de la Centrale nucléaire de Nogent sur Seine, sont susceptibles d’être concernées: C’est le cas de 9 communes de l’ex agglo du Val d’Orge.

En effet, c’est cette centrale nucléaire qui rejette des déchets radioactifs dans la Seine, une pratique aujourd’hui autorisée

la centrale nucléaire de Nogent sur Seine

Les structures de contrôle de radioactivité s’accordent pour dire que dans l’immédiat, les taux de tritium ne sont pas dangereux. Ce n’est pas d’ailleurs pas l’objet de la carte qu’a publié l’ACRO, selon Guillaume Rougier. « On voulait mettre en lumière les relations entre les éléments radioactifs des centrales et notre consommation d’eau potable », justifie-t-il.

Pas de danger dans l’immédiat , mais des effets à long terme redoutés

Ce sont plutôt des effets à long terme qui sont redoutés, et notamment en cas d’accident de la centrale qui pourrait provoquer des rejets plus massifs d’autres déchets.

« On ne veut pas créer la panique, les niveaux de risque sont faibles mais inacceptables. Il faut sortir de la banalisation du tritium, alerte Corinne Castanier. Surtout si on consomme une eau polluée pendant toute une vie. »

Aucune valeur relevée ne dépasse le critère de qualité fixé à 100 Bq/L par les autorités sanitaires. Cependant, la Criirad — une commission de recherche indépendante sur la radioactivité — estime que le taux de tritium relevé dans l’eau potable ne devrait en aucun cas dépasser 10 Bq/L, seuil déjà franchi par des communes comme Tours, Nantes ou Corbeil-Essonnes

4 communes de notre Agglomération sont touchées

Parmi les 122 communes franciliennes concernées par la présence de Tritium dans l’eau du robinet, figurant sur la carte publiée par l’Acro, on trouve 4 communes de notre Agglomération : Longpont, Saint-Michel, Saint-Geneviève-des-Bois et Villiers sur Orge

Les réactions des producteurs d’eau en Ile de France

la régie Eau de Paris

Les taux moyens à Paris sont compris entre 0 et 1,22 Bq/L; le dépassement est minime par rapport au tritium naturel dans les eaux de surface qui est compris entre  0,37 à 1,11 Bq/L.

Le SEDIF Une qualité de l’eau irréprochable, vraiment ?!?

Le taux moyen relevé à l’usine de Choisy-le-roi sur 180 mesures réalisées depuis 2010, est de 9 Bq/L : Cela atteste bien des rejets radioactifs provenant de l’usine de Nogent-sur Seine. En effet, le tritium naturel dans les eaux de surface se situe à des taux variant  entre  0,37 à 1,11 Bq/L, soit entre 8 et 24 fois moins. Mais le SEDIF préfère attirer l’attention sur …la radioactivité naturelle!

Deux analyses par mois de la radioactivité dans l’eau potable permettent largement à une pollution ponctuelle de plus grande ampleur de passer inaperçue. La balise qui mesure en continu la radioactivité dans la Seine offre une meilleure garantie. Encore faudrait-il que ces relevés soient rendus publics.

Régie Eau Coeur d’Essonne: silence radio

Alors que 4 communes distribuées par notre régie d’eau potable, figurent sur la carte de l’Acro ; les premières réactions des services de la régie ne sont pas vraiment à la hauteur des besoins d’information de ses abonnés. C’est ce que montre le témoignage d’une génovéfaine qui nous a alerté et que nous vous répercutons

« Bonjour , à vous toutes et tous qui êtes dans le périmètre concerné par cette « pollution au tritium radioactif de l’eau potable « . Je ne l’ai vraiment appris qu’hier et j’ai aussitôt appelé notre régie d’eau de Coeur D’Essonne !! (au 0 800 500 191)

Apparemment je n’étais que la 2e personne en 10 jours qui ai appelé à ce sujet!! Curieux, vu que les gens achètent en masse des bouteilles d’eau et les médias en ont parlé depuis le 18 /7….

Et la réponse était aussi simple que banale

« Connectez vous au site du gouvernement, vous y trouverez toute l’info. »

Le devoir d’information de la régie

Ce que j’ai refusé tout net, car c’est  la régie qui à mon sens doit nous informer.

Si je vous écris, c’est d’une part pour vous dire que l’on peut et on doit appeler notre régie d’eau (n° vert, 0 800 500 191) et demander une information précise et correcte de la population sur cette pollution de l’eau, car on ne trouve rien ni sur son site ni sur sa page fb

Mais les analyses publiées par le gouv. n’indiquent en effet rien : car on ne trouve ce que l’on veut bien chercher et la radioactivité ne semble pas faire partie des analyses de l’eau potable. » 

Débat sur les seuils de qualité de l’eau

En France, le tritium est suivi comme l’un des indicateurs de radioactivité : si sa concentration dans l’eau dépasse le niveau de référence de 100 Bq/l, il est procédé à la recherche de la présence éventuelle d’autres radionucléides artificiels. Ce niveau n’est donc qu’une « référence de qualité » : pour les autorités sanitaires, le dépassement de cette valeur ne signifie pas que l’eau est non potable.

Les recommandations de l’OMS sur les critères de potabilité de l’eau de boisson sont que la dose reçue du fait de la présence d’un radionucléide dans l’eau de boisson ne dépasse pas 0,1 mSv/an. Cette dose pourrait être atteinte chez l’adulte par la consommation quotidienne de deux litres d’eau tritiée à hauteur de 10 000 Bq/l (valeur guide de l’OMS pour ce radioélément). Pour en savoir plus, lire « le tritium dans l’environnement » sur Wikipedia.

Nous sommes loin de ces valeurs dans les relevées publiés par l’ACRO. Cependant, il existe un débat sur ces seuils et sur leur signification. La Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité (CRIIRAD) plaide pour ramener le  seuil sanitaire à 10 Bq/l et le seuil d’investigation à 2 Bq/l. Ce qui changerait tout!

Lire le communiqué de la CRIIRAD

Cette alerte au tritium pose une fois de plus la question de l’utilisation d’eaux superficielles, souvent très polluées, pour la production d’eau de boisson. Si cette utilisation peut se comprendre pour  des raisons historiques au SEDIF, n’est-il pas temps d’envisager d’autres solutions? Avant qu’une crise majeure ne les impose brutalement… Dans ce domaine comme dans d’autres, plus on attend pour opérer la transition, plus le prix à payer sera élevé.

revue de presse :

Contamination radioactive de l’eau potable en Ile-de-France, accuse une association

Mercredi 17 juillet 2019  Par Nathalie DelpeyratFrance Bleu Paris

L’association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest a dénoncé mercredi une « contamination » radioactive de l’eau potable de 6,4 millions personnes en France. Cent-vingt-deux communes d’Ile-de-France seraient concernées. Pour le Syndicat des Eaux d’Île-de-France, pas de danger

« 6,4 millions de personnes concernées » : alerte sur la présence de composés radioactifs dans l’eau

L’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest dénonce la présence de tritium dans l’eau potable, touchant 268 communes françaises.

Infox et vraie alerte

Dans un second temps, un message, posté anonymement sur les réseaux sociaux, a mentionné une contamination au « titanium », et non au tritium, et un prétendu arrêté préfectoral interdisant de boire de l’eau du robinet en Île-de-France. Il a semé la panique et entraîné des messages rassurants des autorités sur la qualité de l’eau de consommation. L’ACRO a rapidement démenti  cette fausse information, dès qu’elle a découvert la rumeur. Mais ce message a permis de reléguer au second plan l’alerte de l’ACRO…

Notre Assemblée Générale du 8 décembre 2018

Etaient présents 20 membres.

Nicole ESTEVE, présidente ; Catherine CARRE, trésorière ; Pascal GRANDJEAT, secrétaire ; Christian BERTOLA ; Odile BOUSSAC, Emmanuel BRUN, Pascal ESNAULT, Pascal ETIENNE, Annie KERGOURLAY, Marie-Thérèse LENCZER, Bernard LEBEAU Francine MENGELLE-TOUYA, Jacques NOE, Olivier OU-RABAH, Christine PITTOUN-BRUN, Christian PICCOLO, Jean-Pierre WARNIER,

Pouvoirs : 9 (Marie-France et Gibert RIBERT, Nancy LE FOLL ; Annick et Claude Romec, Madeleine LOTH, Isabelle CATRAIN et Claude LOTH à Christian PICCOLO …).

Excusés : Jean-Louis Berland, Alex Nikichuk, Gérard Leblanc, Jamila Salaf

(liste des membres et des pouvoirs à compléter)

Rapport d’activité (présenté par Nicole ESTEVE, présidente)

La discussion qui a suivi la lecture du rapport d’activité (vous trouverez le texte intégral de ce rapport sur la page « qui sommes-nous? » de notre blog) a donné lieu à débats sur les sujets suivants :

  • Mettre à jour le nom de l’association sur le blog et le mentionner sur tous ses documents ;
  • A l’approche des élections municipales et du renouvellement des conseils municipaux et du conseil communautaire, il convient de réfléchir sur la manière de ne plus être dépendant des élus qui portent nos revendications ;
  • La nécessaire clarification de nos actions dans un contexte largement modifié (extension de la communauté d’agglomération et de la compétence du SIARCE, renouvellement de la DSP à Veolia , pour l’usine de production d’eau d’Itteville et la distribution d’eau dans le Sud Essonne) ;
  • Manque persistant de reconnaissance de l’association par la communauté d’agglomération alors que son objet social et les enjeux sont à ce niveau.

Le rapport d’activité soumis au vote de l’assemblée générale a été adopté à l’unanimité des votants.

Compte rendu du mandat au conseil d’administration de la régie de l’eau (présenté par Pascal GRANDJEAT, représentant de l’association à la régie de l’eau)

Le conseil d’administration de la régie de l’eau s’est réuni à 6 reprises depuis son installation. 7 groupes de travail ont été mis en place. La régie a adhéré à l’association France eau publique comme nous l’avons proposé. Les principaux sujets abordés par le conseil d’administration ont concerné l’intégration de l’ex-communauté de communes de l’Arpajonnais à l’exception de Bruyères-le-châtel déjà membre de la nouvelle régie Eau Ouest Essonne, et l’enjeu de l’usine de production d’eau potable d’Itteville.

La discussion qui a suivi la présentation du compte rendu a donné lieu à des échanges sur les points suivants :

  • l’affichage du prix du mètre cube d’eau pour permettre aux usagers de comparer avec la situation antérieure ;
  • communiquer sur la lisibilité de la facture notamment pour les habitations collectives dans lesquelles il n’y a pas de compteur d’eau individuelle ;
  • dire la vérité sur la situation de la régie, encore sous-administrée, sans apparaître comme un soutien parce que les moyens humains ne sont pas encore à la hauteur nécessaire ;
  • contribuer au document d’accompagnement de la facture ;
  • anticiper les difficultés dans l’extension de la régie à l’ex communauté de communes de l’Arpajonnais en tirant l’expérience de la création au sein de l’ex CAVO (exemple, pour la double-relève effectué pour clôturer les comptes avec Veolia
  • intervenir auprès du président et le directeur de la régie pour améliorer le service rendu notamment sur la communication et la résolution des erreurs dans la facturation.

Le compte rendu soumis au vote de l’assemblée générale a été adopté à l’unanimité.

Rapport financier (présenté par Catherine CARRE, trésorière)

Solde exercice 2016-2017 1189.21
Adhésions 315.00
Soutien 155.00
Total Recettes 1659.21
Frais de gestion bancaire 58.01
Total Dépenses
58.01

Le bilan financier fait apparaître peu de mouvements. Les recettes sont représentées par les adhésions principalement et les soutiens. Les frais de gestion du compte bancaire ont constitué les seules dépenses de l’exercice. Le solde arrêté au 31 octobre est positif. Il s’établit à 1 601,20€.

Le rapport financier soumis au vote de l’assemblée générale a été adopté à l’unanimité.

Objectifs pour l’année à venir

L’assemblée générale a retenu de poursuivre les actions suivantes :

  • faire prendre en compte la problématique des habitations collectives par la régie notamment en demandant la désignation de la Confédération nationale du logement (CNL) pour le 4ème siège du collège des associations d’usagers au sein du C.A. de la Régi.
  • contribuer à la communication de la régie notamment au travers d’un guide de l’usager ;
  • faire prendre en compte la problématique de l’eau dans le projet de territoire en transmettant une contribution à la communauté d’agglomération et en demandant l’inscription du sujet à l’ordre du jour du conseil d’administration de la régie ;
  • Etre vigilants et s’opposer à l’imperméabilisation des sols lors des enquètes d’utilité public et l’octroi de permis de construire au préjudice des terres agricoles,
  • demander à pouvoir communiquer dans les bulletins municipaux ainsi que dans les infos jointes à l’envoi des factures d’eau de la régie;
  • organiser un évènement (projection-débat en octobre à La Norville, en partenariat avec sa médiathèque) ;
  • proposer à la régie une action de coopération internationale à soutenir en s’appuyant sur des organismes tels que le Programme Solidarité Eau.
  • repenser le blog en distinguant l’information internationale, nationale qui est diffusée sur d’autres sites comme celui de la coordination Eau Ile de France et locale ;
  • Obtenir l’organisation d’un débat public préalable sur les conséquences d’un passage à la radio-relève des compteurs d’eau, en refusant ce qui se passe avec les compteurs Linky pour l’électricité ;
  • renouveler le matériel de communication de l’association ;
  • préparer dès le mois de juin notre participation aux forums des associations organisés par les communes à la rentrée scolaire

Succès historique pour la mobilisation citoyenne pour la continuité de la promenade de l’orge!!!

Incroyable mais vrai, cette fois-ci il ne s’agit pas d’une infox!

Après 40 années de demandes, réclamations, protestations, dé-marches des promeneurs, joggeurs, randonneurs , déambulateurs, pousseurs de poussettes, usagers de la promenades de l’orge

6 ans après la pétition initiée par le collectif « Vallée de l’orge non stop »

qui a réuni près de 2000 signatures pour élargir l’action pour la continuité de la promenade et particulièrement pour remédier à sa rupture à la hauteur du parc du centre hospitalier Perray-Vaucluse

Après de multiples rendez-vous avec la direction de l’hôpital , le bureau du SIVOA, le député du secteur, des courriers aux différents élus parties prenantes de ces instances

7 mois après l’action directe du front de libération de la vallée de l’orge (canal historique) pour opérer l’ouverture de la promenade du coté nord du parc (à partir du bassin du Breuil)

un week_end de Pentecôte ayant permis de tester en avant-première la traversée du parc

le communiqué de presse du syndicat de l’orge publié ce jeudi 20 décembre constitue un formidable succès: il confirme la cession par l’hôpital au syndicat de l’orge de 22 hectares de terrains inondables au sein du parc entre la boêle et l’orge. Cette acquisition permet d’envisager l’ouverture de la promenade dès le printemps prochain


Accord historique pour lOrge1
communiqué publié sur le site du syndicat

Notre association Eau publique Orge-Essonne, dont l’action fondatrice pour une gestion publique de l’eau potable a pris la forme d’un plongeon dans l’orge, a noué ainsi une relation fusionnelle avec la modeste rivière qui constitue l’axe vital de notre écosystème. Elle a dès le départ appuyé cette demande, symbolique la volonté de faire de la question de la ressource en eau de notre territoire l’affaire de tous. Elle s’associe à la satisfaction de toutes ceux qui se sont mouillés dans cette longue bataille, qui nous rappelle une fois encore que les seuls combats perdus sont ceux que l’on ne mène pas pas

Conseil d’administration de la régie DU 18/12/18: débat animé autour des tarifs

Le dernier conseil d’administration (CA) de la régie d’eau potable de Cœur d’Essonne Agglomération s’est réuni le mardi 18 décembre. Il avait à son ordre du jour 2 point importants:

  • la mise à jour des tarifs de l’eau vendue aux abonnés à compter du 1er janvier 2019, date d’élargissement du périmètre de la régie à 10 des 11 communes de l’arpajonnais , soit 60 000 habitants supplémentaires .
le siège de la régie à St Michel

L’objectif était de proposer un tarif aux abonnés de l’Arpajonnais identique à ce celui fixé pour le Val d’Orge il y a 2 ans . les simulations faites l’ont permis à 2 conditions:

  • l’application d’une hausse légèrement supérieure à la hausse des prix à la tranche tarifaire de base (de 0 à 200 m3 par an) et aux coûts d’abonnements correspondant aux différents type de compteurs, soit + 3.5%, avec comme résultat les évolution suivantes:

1/ un passage de 19 à 19,66€ l’abonnement petit compteur (diamètre de 15 mm) et de 1,22 à 1,263€ le prix du mètre cube.

2/ l’augmentation beaucoup plus importante du tarif au m3 de la tranche supérieure, (plus de 1000m3 par an), qui passe de 1.63€ à 1,84€ soit +13%. Ce tarif ne devait s’appliquer qu’aux entreprises et établissements. Problème, nous avons été alertés par 2 élus qui siègent au conseil communautaire de l’agglomération que la délibération tarifaire prévue ne comportait plus l’article permettant de différencier les gros compteurs des ensembles d’habitations pour que leurs usagers bénéficient du tarif de base,au même titre que l’habitat individuel.

Une mobilisation de notre association en direction du conseil communautaire a heureusement permis que cet article soit rétabli dans la délibération voté lors du CA du 18 décembre.

Autre tarif à l’ordre du jour, celui de la convention d’achat d’eau en gros au SIARCE , qui  nous revend  en fait  l’eau qu’il  a lui -même acheté  à Veolia ,  à qui il a  reconcède la gestion de l’usine de production d’Itteville  dont l’Arpajonnais  constitue le débouché principal. Un tarif à propos duquel , il s’est avéré impossible, malgré nos multiples réclamations , d’obtenir aucun élément permettant de le justifier: les seules informations apportées concernaient la part de Veolia pour la « production » soit 52 centimes au mètre cube et la « taxe » réclamée par le SIARCE soit 17,5 centimes. Le total, « curieusement », s’alignant au demi-centimes près, sur le tarif réclamé par Suez (69 centimes)pour l’eau vendue à la sortie de ses usines d’eau de Seine qui desservent le Val d’Orge. Des tarifs totalement opaques et qui paraissent d’abord déterminés en accord entre les 2 multinationales pour préserver leur partage du gâteau et leur domination sur les intercommunalités de l’Essonne.

Une absence d’informations qui nous a conduit à voter contre ce prix d’achat. Seuls, puisque tous les autres membres du CA, après quelques regrets, ont approuvé unanimement ce tarif .

Avec un point positif , ce tarif n’est voté que pour
ans, et la délibération n’intègre pas la hausse de 30% déjà décidée pour 2021 entre Xavier Dugoin , président du SIARCE et et ses compères de Veolia . Nous disposons donc de 2 ans pour modifier le rapport de force actuel et mettre un coup d’arrêt à ces coups de force détestables. DANS L’INTERVALLE, IL Y AURA LES MUNICIPALES DE 2020: Il sera très intéressant de suivre et faire savoir comment vont s’expliquer les élus locaux qui ont approuvé par anticipation cette hausse des recettes de Veolia après la fin de leur mandat ….





Association pour une gestion publique de l'eau potable de la Communauté Cœur d'Essonne Agglomération et au-delà